Entre l’indifférence et la frustration
Ubisoft a toujours eu la réputation de fournir de très bons jeux vidéo. Call Of Juarez: The Cartel présente des éléments intéressants, mais dans l’ensemble il s’agit d’une déception, d’autant plus que ce n’est pas le premier épisode de la série.
Les jeux précédents avaient reçu de bonnes critiques à l’époque, mais cette fois-ci, disons que cela été plus difficile. Certaines choses peuvent provoquer de virulentes frustrations chez le joueur et d’autres sont assez bien amenées pour divertir à souhait celui qui tient la manette dans ses mains. Néanmoins, le bilan est négatif.
Parlons d’abord de l’ambiance. Cet aspect doit être considéré parmi les meilleurs coups de Call Of Juarez: The Cartel. L’intégration au jeu se fait très bien et dès le début, on nous met dans le bain pour la suite des événements. Notamment, une petite séquence vidéo agit comme une introduction et nous montre ce à quoi on doit s’attendre.
J’ai bien aimé la manière dont on nous présente l’intrigue. Puis, pour le choix des personnages, on nous défile des dossiers contenant des extraits de chacun d’eux en action, ce qui rend le tout vraiment plus interactif.
Une fois complètement dans l’action, on a droit à une belle atmosphère. Les environnements sont beaux et très variés. On peut passer plusieurs minutes dans de grands espaces, remplis de cachettes et de passages où l’on va pouvoir se camoufler pour éviter les tirs ennemis ou bien pour les prendre de court. Honnêtement, c’est excellent de ce côté là .
Par contre, on ne nous donne pas énormément de liberté. Par exemple, au tout début, on se promène en voiture et si on dépasse de quelque peu le trajet supposé, le jeu nous fait recommencer. Imaginez si on avait pu le faire; on aurait eu droit à un autre Gran Theft Auto ou Red Dead Redemption.
De plus, graphiquement, c’est vraiment ordinaire. En fait, on voit qu’un travail a été effectué, mais on n’a pas poussé comme on aurait pu, ce qui donne quelque chose de moyen. On le voit surtout dans les détails des bâtiments et dans la conception des visages des personnages.
Il y a beaucoup de scènes de combat. C’est ce qui forme la plus grande partie de Call Of Juarez. Les fusils et autres armes à feu sont en vedette dans The Cartel. Selon moi, le plus divertissant dans cette édition de Ubisoft est lorsqu’on peut actionner notre mire pour préparer un tir précis, de style «sniper».
Les ennemis n’ont pas l’intelligence artificielle la plus développée de l’industrie, alors on peut se permettre quelques bons coups lors des affrontements entre notre groupe et les troupes adverses.
Le déroulement des tableaux présente aussi plusieurs difficultés. Premièrement, il y a de nombreux bogues de système. Le jeu coupe parfois de façon répétée dans un niveau, surtout lorsqu’il y a beaucoup de mouvements. La séquence de poursuite de véhicule en lever de rideau en est la meilleure preuve. Également, il y a sincèrement trop de pauses vidéo durant l’histoire. Le but de ces scènes est de renforcer le scénario, de le rendre plus immersif. Après deux ou trois, on se lasse et on les saute toutes sans exception. Sinon, on y trouve un certain plaisir à prendre part aux combats.
Alors, Call Of Juarez: The Cartel n’est pas un de mes favoris. Je l’ai essayé et malheureusement, ce fut décevant. Je croyais y retrouver un bon petit jeu, combinant action et histoire, mais c’est plutôt un mixte entre l’indifférence et la frustration qui en est sorti. Je lui donne un 5 sur 10.
























