Un bon coup de foudre pour InFamous 2
Parfois, on a envie d’un petit jeu tranquille. À l’occasion, c’est un casse-tête que ça nous prend pour se détendre. Les jeux de combat, de guerre ou de violence gratuite peuvent également faire partie des choix que l’on s’offre pour bien se sentir. Bref, il y en a pour tous les goûts. Par contre, il est rare de trouver tout ça dans un seul et unique produit. Disons que InFamous 2 s’approche très près de cet idéal, non sans quelques anicroches cependant.
Mon objectif ne sera pas de faire la comparaison entre ce dernier et son prédécesseur qui, nul besoin de le mentionner, a connu un succès passablement éclatant. Mais je vais tout de même ouvrir une parenthèse sur ce sujet. En fait, c’est assez simple. Le concept général a voyagé facilement entre les deux réalisations. Le personnage principal poursuit sa quête et se balade entre le bien et le mal. L’électricité est sa force et il va s’en servir comme jamais. Puis, les ennemis que l’on doit affronter varient entre les policiers, les militaires et les créatures gigantesques. Voilà donc le portrait global de InFamous 2.
Le jeu regorge de bons éléments. Tout d’abord, côté graphisme, j’ai bien aimé. Les paysages et les personnages sont visuellement très beaux, surtout lorsque l’on fait face à la créature géante en début d’histoire. J’ai été impressionné par certaines prises de vue. Aussi, j’ai vu beaucoup de variété dans les décors.
Malheureusement, on passe un peu trop de temps dans la ville à un certain moment. C’est correct au début, on cherche des ennemis, on accepte des miniquêtes, mais après une période de temps, on a envie de passer à autre chose. On se lasse des toits d’immeubles, des fils électriques et des ruelles sombres.
D’ailleurs, pour ce qui est du scénario, on peut dire que c’est nébuleux quelques fois, et ce n’est pas nécessairement négatif. On se voit offrir une très grande liberté, mais on a toujours une mission. Soit que l’objectif sera de faire avancer l’histoire ou de faire évoluer le personnage avec de nouvelles armes ou de nouveaux pouvoirs. Mais il est vrai que l’on nous ne tient pas assez en haleine lors de certains passages. On se balade et on fait notre petite affaire. Comme je disais plus haut, les adeptes de jeux tranquilles seront ravis. Ceux qui ont aimé les «Spiderman» verront quelques familiarités, davantage lorsqu’il sera temps de grimper sur les parois des bâtisses ou bien de se lancer d’un toit à un autre.
Les combats sont une source de défoulement. Il y en a assez, mais pas trop. Il y a aussi un bon équilibre en ce qui a trait à la difficulté des bagarres. Cole, le protagoniste dans InFamous , possède le pouvoir de contrôler l’électricité. J’ai trouvé très agréable de lancer des grenades électriques d’un toit à un autre et d’utiliser cette espèce de bâton amplifié pour vaincre mes ennemis. Jamais je n’ai été blasé d’entrer dans un affrontement avec un petit groupe de militaires ou de policiers, ni contre les créatures énormes qui peuvent surgir parfois.
Au final, InFamous 2 m’a plu. Je ne trouve pas de réel point négatif à lui donner, sinon que ça aurait pu être encore meilleur si on avait fourni une histoire avec plus de contenu ou du moins plus mouvementée. Je me réfère à un jeu comme «God Of War» qui a su aller loin en combinant les combats, les recherches, les casse-têtes et les graphismes à un niveau très élevé.
Je vais donner à InFamous 2 un 8 sur 10.
























