Le conte réinventé d’Alice au pays des merveilles
Lorsque je dois écrire une chronique comme celle-ci, le processus est assez simple. Je regarde les actualités et les nouveautés dans le monde des jeux vidéo et je m’efforce de choisir un jeu intéressant, un succès assuré ou un titre populaire et d’en faire mon analyse. Le tout est entièrement subjectif et le but est uniquement de vous dire si je vous le conseille ou pas, ou tout bonnement de vous présenter une de mes découvertes. Cette semaine, j’ai essayé Alice: The Madness Returns.
À la base, Alice au pays des merveilles nous offre un monde déjanté et peu commun. Certaines rumeurs disent également que le film s’inspire de la consommation de substances, que l’on pourrait qualifier de «magiques». Peu importe la provenance de la création de l’oeuvre, on est tous d’accord pour dire que les personnages, le scénario et l’ambiance nous proposent des éléments hors de l’ordinaire.
Alors, comme si ce n’était pas assez, Alice: The Madness Returns apporte une touche encore plus particulière à cette histoire, une touche d’horreur, plus spécifiquement. Pour faire un résumé très bref, disons ceci: la petite Alice retourne au pays des merveilles, mais voilà que le mal l’a emporté et elle devra faire face à des ennemis féroces, elle devra emprunter des chemins sombres et faire l’impossible pour vaincre et rétablir la paix.
En regardant l’introduction et en se baladant dans les différents niveaux, on voit ce qu’on veut voir. Un monde d’horreur, des personnages laids et qui font peur. De ce côté là , il n’y a rien à dire, c’est très bien. Par contre, si on se penche sur le visuel de la chose, disons que ce n’est pas vraiment réussi. Les décors font le travail et le concept d’horreur est bien exploité, mais les graphismes sont très moyens, ce qui enlève un peu à l’efficacité.
Quelques séquences me faisaient penser au jeu «Bioshock 2», mais il manquait la même détermination à vouloir donner la chair de poule au joueur. Les trames sonores et les éléments audio auraient dû eux aussi appuyer davantage l’ambiance. Mais au final, c’est intéressant visuellement.
Le meilleur aspect de Alice: The Madness Returns est le «gameplay» lui-même. Les contrôles sont faciles à maîtriser et à utiliser. Les caméras ne sont pas dérangeantes et les niveaux sont conçus de manière linéaire et très variés. C’est un des points forts.
Le concept général voyage bien entre les tableaux, mais on peut changer du tout au tout d’une pièce à une autre sans se perdre. C’est habile, car lorsqu’on veut en faire trop, parfois on peut dévier du plan original.
Les combats sont eux aussi une des forces du jeu. L’originalité mise de l’avant dans celui-ci fait en sorte qu’on a droit à des petits bijoux, en ce qui concerne les affrontements. Premièrement, les bestioles que l’on confronte cadrent parfaitement avec le style que l’on a voulu donner au jeu. Puis, les armes apportent un atout intéressant. On parle ici d’un couteau, d’une poivrière géante ou même d’un parapluie bouclier. Bref, tout y est pour créer un monde spécial, un monde de folies et de merveilles.
J’ai vu Alice: The Madness Returns comme un bon jeu. On ne va pas se mentir, il ne s’agit pas du «Best Seller» de l’année, mais disons que c’est simple, efficace, que ça fait changement et que pour tous ceux qui connaissent le conte d’Alice au pays des merveilles, c’est une bonne manière de voir cette histoire d’un autre oeil. Pour ma part, ma faculté à penser et à émettre une opinion me dit qu’un 7,5 sur 10 est la note la plus juste à donner à ce jeu.
























