Duke Nukem Forever: une vive déception
Un souvenir me revient. J’étais avec un de mes amis et on jouait à Duke Nukem sur un vieil ordinateur Pentium 2 de 133Mhz. Honnêtement, je ne me rappelle plus exactement de quel épisode il s’agissait car j’avais tout juste onze ans et ma mémoire fait défaut. Par contre, il y a une chose qui me revient constamment en tête, c’est le plaisir que j’avais à y jouer.
Je me retrouve face à une nouvelle édition cette fois-ci et je la trouve vraiment décevante. Sans contredit, Duke Nukem Forever ne répond pas aux attentes. Personnellement, je ne sais pas quels étaient les objectifs par rapport à ce retour de Duke, mais si c’était d’offrir aux joueurs un bon divertissement, on peut oublier ça.
Autant en ce qui concerne le plan visuel, auditif et le «gameplay», il y manque de travail. En fait, je ne veux pas blâmer le travail lui-même, mais bien le résultat final du produit.
Il s’agit, bien évidemment, d’un jeu de tir à la première personne. Par contre, le mandat du joueur n’est pas clair. Premièrement, l’objectif des missions n’est pratiquement jamais mentionné. On se retrouve souvent laissé à soi-même et on se débrouille avec ce qu’on a. Ce qu’on sait, c’est qu’il faut détruire les ennemis, cependant aucune quête précise n’y est associée.
On ne comprend pas toujours le contexte dans lequel on nous place. Pour ma part, je me questionne sérieusement sur ce qu’ils ont voulu faire, parce que ce n’est rien. Il ne s’agit pas d’un jeu d’aventure, mais on donne beaucoup de place à la recherche. Et ce n’est pas un jeu d’arcade, malgré le fait que c’est l’impression que l’on a, de par son «gameplay» et la manière dont on nous présente l’action.
De plus, il y a énormément de vide à combler entre les séquences qui bougent un peu plus. Par exemple, on se ballade dans le palais de Duke, on y retrouve une foule de gens, on ne peut pas leur parler, on peut décider d’aller aux toilettes, de faire des dessins ou même, en se promenant, on participera à une séance d’autographes avec un petit enfant. On dirait que les énergies on été mises sur autre chose que sur l’essentiel, c’est-à -dire, le scénario et les combats. Ceux-ci, sont d’ailleurs vraiment affreux.
Je n’ai pas eu de gros défis avec les différents adversaires que l’on nous présente. Pour ajouter à ça, disons que l’intelligence artificielle des autres personnages est totalement déficience, les méchants sont stupides dans leurs actions et très faciles à maîtriser. Bref, c’est un échec flagrant pour ce qui est du «gameplay» de Duke Nukem Forever. On n’y trouve pas beaucoup de plaisir à y jouer.
Du côté de l’ambiance, il n’y pas de quoi devenir fou non plus. Graphiquement, c’est très ordinaire. Les décors sont simples, mais efficaces malgré tout. Voilà un point positif. J’ai aimé aussi la musique rock et agressive que l’on nous fait entendre dans les menus et dans les petites vidéos d’introduction. Donc, l’aspect sonore est vraiment bien. Il y a seulement un petit bémol là aussi, les dialogues sont pauvres, voire pourris et agaçants.
Au tout début, Duke joue à un jeu vidéo de Duke Nukem, et une fois qu’il termine son niveau, il s’exclame: «It was a good game! Well after 12 years, it has to be». En résumé, il dit lui-même qu’après une longue absence, le jeu se doit d’être bon. Dans ce cas-ci, c’est totalement faux. Il n’y pas grand chose à en retirer, même que l’immersion se fait très difficilement et que c’est impossible d’y rester accroché. Voilà donc, ma note est de 3,5 sur 10.
























