C’est le temps des bébés renards!
On se souviendra longtemps de ce mois d’avril 2011! Avec ses nombreuses journées froides et pluvieuses, il aura été non seulement difficile à vivre pour nous, mais aussi pour les animaux qui doivent, tant bien que mal, continuer à trouver de la nourriture pour eux et leurs petits!
Les grenouilles ont dû attendre quelques jours de plus pour commencer à chanter. Les hirondelles ont certainement dû jeûner plusieurs jours pour se nourrir de petits insectes volants. Par contre, la plupart des mammifères, outre le fait de devoir régulièrement se mouiller pour trouver leur pitance, n’ont pas nécessairement été trop incommodés par ces journées maussades.
Pour plusieurs d’entre eux, c’est le temps où les petits, nés quelques semaines plus tôt, commencent à s’éloigner du confortable gîte qui les a vu naître. C’est le cas des renardeaux. Dans les milieux agricoles environnants et même carrément en milieu urbain, vous aurez peut-être la chance de voir évoluer ces petites boules de poils, innocentes aux dangers que la nature leur réserve.
Une année
C’est à la fin de l’hiver, soit de la fin janvier à la fin de février, que les renards s’accouplent. Après une gestation d’environ 51 à 53 jours, la femelle mettra au monde de deux à huit petits renardeaux aveugles et sans défense. Les premières semaines des petits se passent dans le douillet nid installé dans un terrier creusé par les adultes ou emprunté à un autre animal comme la marmotte commune.
Ils ouvrent les yeux au bout de 13 à 15 jours, sont sevrés à l’âge de trois à cinq semaines et quittent leurs parents à quatre mois.
«C’est-tu assez rapide à votre goût ça»? Donc, tout l’été sera consacré à patrouiller le futur territoire et à pratiquer les différentes techniques de chasse pour être bien prêt à passer l’hiver. Pendant la belle saison, le régime omnivore des renards leurs permet de s’alimenter d’une foule d’aliments; petits mammifères, insectes, oiseaux, fruits, noix, graines et charogne. En hiver, il devient principalement carnivores, s’attaquant à une quantité impressionnante de souris et de campagnols, ce qui le rend un peu plus tolérables aux yeux de nos amis agriculteurs.
Adaptable
Le renard est un mammifère très adaptable et il n’est pas rare de l’observer même en milieu urbain. On croyait ce comportement n’être que pour les populations d’Europe mais en Amérique du Nord, c’est exactement le même phénomène qui se produit. Plusieurs villes ont leur population de renards urbains et la cohabitation avec l’humain n’est pas toujours harmonieuse. Par contre, je trouve vraiment malheureux de voir se véhiculer plein de faussetés au sujet du renard, comme de dire «on doit se méfier d’un renard qui s’approche de nous sans crainte puisque cet animal est souvent porteur du virus de la rage».
Dans les faits, si un renard s’approche de vous, c’est bien plus parce qu’il a été nourri par un autre humain et qu’il a compris que vous représentez une source de nourriture potentielle. C’est pourquoi ce n’est pas une bonne idée de nourrir quelque animal que ce soit! Dans la grande région de Montréal, les cas de rages ont surtout été trouvés chez les Mouffettes rayées et les Ratons laveurs.
Stages sur les oiseaux
Au cours des fins de semaine de mai et de juin, les garde-parcs naturalistes du parc national des Îles-de-Boucherville vous invitent à participer à des formations de trois heures pour approfondir vos connaissances sur le monde des oiseaux. Les trois stages offerts s’intitulent Initiation à l’observation des oiseaux au mois de mai, Initiation au chant des oiseaux et Initiation à l’observation des comportements d’oiseaux en juin. Pour des informations et pour réserver, contactez le 450 928-5088. C’est un rendez-vous!
Si vous avez des suggestions de sujets pour des chroniques à venir, n’hésitez pas à me contacter par courriel à henri.denis@sepaq.com .
























