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Connaissez-vous l’hirondelle noire?

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L'hirondelle noire aime vivre en colonie.

Le mois d’avril est à nos portes et avec lui le retour de nombreux oiseaux migrateurs. Parmi ceux-ci, aucune autre espèce ne représente mieux le printemps que l’arrivée de nos belles, énergiques et virevoltantes hirondelles.

Six espèces peuvent être observées au Québec et toutes sont présentes dans le Haut-Richelieu. La plus hâtive et aussi la plus commune de toutes, c’est l’hirondelle bicolore (le 9 mars est la date record d’arrivée au Québec) alors que la plus rare, c’est l’hirondelle à ailes hérissées. Mais la plus grande et aussi la plus désirée par les ornithologues qui tente de l’attirer dans leurs arrières cours, c’est l’hirondelle noire.

Autrefois appelée l’hirondelle pourprée, cette grosse hirondelle, hivernant en Amérique du Sud, arrive dans la région entre le 10 et le 25 avril. Adepte des «condos» fabriqués de bois ou d’aluminium, cette hirondelle, tout comme sa cousine, l’hirondelle bicolore aime bien vivre à proximité de l’homme, dans son environnement transformé pour ses besoins. Quelques colonies peuvent être facilement observées dans le Haut-Richelieu et si l’envie vous prend de vouloir attirer ce bel oiseau chez vous, vous découvrirez un univers tout à fait fascinant. Entendre les chants d’une colonie d’hirondelles noires est un pur ravissement!

Noire ou pourprée?

Si vous possédez un vieux volume sur les oiseaux du Québec, vous constaterez que cette hirondelle se faisait appeler «hirondelle pourprée». Ce terme ne lui allait pas très bien puisque le reflet de couleur présent surtout chez le mâle est plutôt violacé et non pourpre.

Remarquez que son nom actuel, «hirondelle noire», n’est guère mieux, mais disons qu’à distance, les mâles paraissent vraiment noirs, ce qui représente un défi pour les ornithophotographes. Les femelles ainsi que les jeunes de l’année ont le dos foncé avec une poitrine et un ventre grisâtre. Il n’y a que deux hirondelles qui aiment vivre dans un nichoir d’oiseau construit par l’homme. Il y a l’hirondelle bicolore, reconnaissable à son dos bleuté et son ventre tout blanc, et l’hirondelle noire. Cette dernière a la particularité de vivre en colonie, ce qui n’est pas le cas de l’hirondelle bicolore.

Nichoirs

À l’époque, certains peuples autochtones des États-Unis leur installaient des nichoirs confectionnés avec des courges préalablement vidées ! Aujourd’hui, l’hirondelle noire accepte volontiers de vivre dans de très gros nichoirs munis de compartiments multiples. Il y a quelques-unes de ces colonies à Saint-Jean-sur-Richelieu, mais de loin la plus «accessible», c’est la colonie des Frères maristes.

Le gros nichoir rouge et blanc situé à gauche de l’école secondaire Marcellin-Champagnat (lorsqu’on y fait face) est utilisé par plusieurs couples de cette hirondelle et se trouve à peine à 15 pieds dans les airs.

Ce qui est particulier chez cette espèce, c’est qu’il est très difficile de prédire si elle acceptera volontiers un gros nichoir installé à son intention. Certaines personnes ont eu du succès dès la première année d’installation alors que d’autres attendent encore l’arrivée de leur premier couple après des années d’attente. Il y a même des colonies bien établies qui sont disparues peu à peu sans que l’on sache vraiment pourquoi.

Les populations de ce bel oiseau ont dramatiquement chuté ces dernières années et le fait que cette espèce ne niche plus en milieu naturel n’aide en rien sa survie à moyen et long terme. Il y a des caractéristiques de l’environnement qui semble intéresser cet oiseau pour les gens désireux de tenter de partir une colonie; un lieu dégagé avec peu d’arbres pour gêner leur vol et la présence d’un plan d’eau à proximité (lac, rivière).

La présence de la rivière Richelieu est donc un atout intéressant pour l’observation des hirondelles. Allez prendre une belle marche sur la bande du canal entre Saint-Jean et Chambly et vous pouvez être sûrs d’y rencontrer une ou plusieurs hirondelles noires.

Si vous avez des suggestions de sujets pour des chroniques à venir ou si avez des questions sur la faune et la flore québécoises, n’hésitez pas à me contacter par courriel à henri.denis@sepaq.com

Bon printemps à tous!

credit:(Photo Marcel Gauthier)

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Il y a présentement 3 commentaires pour cet article

  1. Bonjour!

    Je vous ai entendu à la radio nous inviter à l’observation des salamandres, en période de ponte le soir, au Mont St-Bruno les 2 prochaines fins de semaine d’avril.
    Je suis vivement intéressée et je voudrais savoir le point de rencontre et l’heure pour les 22 et 23 avril prochain.

    Merci! et au plaisir,
    Yolande Michaud alias la Jaseuse du COA: 438-338-4138

  2. Bonjour,
    Nous avons un problème concernant un merle d’Amérique qui s’acharne depuis quatre jours à vouloir entrer par la fenêtre de notre chambre. Il débute vers six heures am et continue tout au long de la journée. Il a aussi laissé ses traces sur notre fenêtre de cuisine.
    Qu’est-se passe-t-il?

    Merci de nous répondre.
    C’est une situation vraiment curieuse, n’est-ce pas?

    Bien à vous,
    Marthe

  3. Bonjour,
    L’année dernière, mon mari et moi avons fabriqué et installé un nichoir à 16 compartiments pour attirer les hirondelles. Durant mon enfance, mon père en attirait des centaines à chaque année (à St-Albert dans l’Est ontarien). C’était mon rêve de tenter ma chance chez moi à Casselman et de revivre ces bons moments. Toujours l’année dernière, quelques hirondelles sont venues et sont reparties. Il y a quelques semaines, les étourneaux ont fait leurs nids, et notre fils les a démanchés il y a de ça quelques jours. Les hirondelles (7-8) sont maintenant arrivées; elles regardent à l’intérieur, elles se perchent sur les nichoirs et survolent au tour du nichoir. Comment faire pour éloigner les étourneaux et pour atirer les hirondelles? Nous avons laissé des restes de bubus de la sécheuse, des poils de la brosse du chien, au pied du nichoir. Que pouvons-nous faire d’autre?