PORTAIL RÉGIONAL
PETITES ANNONCES
OFFRES D'EMPLOI
GUIDE 411

Des hiboux en ville, est-ce possible?

hiboux-250

Voilà une superbe photo prise par Marcel Gauthier. (Photo Marcel Gauthier)

Septembre est un mois très important pour les oiseaux de proie et surtout pour les petits qui sont nés au printemps. Ils doivent être capables de survivre sans l’aide de leurs «parents» qui les ont nourris et protégés pendant plusieurs mois!

C’est une période cruciale de leur vie, car ils doivent aussi se trouver un territoire de chasse qui saura les nourrir pendant les durs mois d’hiver, car ne l’oublions pas, contrairement aux oiseaux de proie diurnes (buses, éperviers, faucons), la plupart des espèces de chouettes et de hiboux présents dans le Haut-Richelieu demeurent sur leur territoire à l’année.

Même si le hibou des marais, le hibou moyen-duc et la petite nyctale peuvent effectuer des déplacements vers le sud au courant de l’automne, la chouette rayée, le grand-duc d’Amérique et le très recherché petit-duc maculé peuvent être observés même en hiver. Peut-être avez-vous été aussi chanceux que mon ami Marcel qui, au début du mois de septembre, a pu observer et photographier non pas un…mais deux petits-ducs dans sa cour!

Complètement subjugué par cette fabuleuse observation, il a pu immortaliser ce rapace nocturne qui, normalement, se présente sous une coloration grise (90%) ou rousse (10%). Le petit-duc, photographié dans le secteur Iberville, présentait une coloration plutôt brune, ce qui n’est pas la norme au Québec. N’est-ce pas un bel oiseau? Merci Marcel pour cette photo.

Petit-duc
Le petit-duc maculé tolère le milieu urbain. Même si la plupart des espèces de chouettes et de hiboux peuvent occasionnellement être observées en milieu urbain, on a visiblement plus de chances de les observer en milieu naturel. Qu’est-ce qui les amène en ville? L’inexpérience!

Sachez qu’il n’est pas facile, pour un jeune hibou né au printemps, de se trouver un bon territoire de chasse en automne. Les parents les chassent de leur territoire de naissance et ils devront aussi affronter tous les autres hiboux du coin qui eux aussi défendront un territoire pour l’hiver. Ils iront donc dans des endroits parfois inusités comme dans les parcs urbains ou carrément en pleine ville. Que ce soit dans le grand bois de Saint-Grégoire ou sur la colline du même nom ainsi que dans les innombrables champs du Haut-Richelieu, ces rapaces nocturnes sont bien plus à l’aise de chasser en pleine nature.

Par contre, il y en a un qui a vraisemblablement adopté les habitats crées par l’homme, comme les terrains de golf, les cimetières, les vergers et même la ville pour y vivre et s’y reproduire. Il s’agit du tout «petit» petit-duc maculé. La seule exigence de ce hibou, c’est de pouvoir compter sur la présence de grands arbres avec des cavités afin de s’y réfugier et d’y élever sa petite marmaille. Petit, discret et surtout assez peu loquace, ce hibou de petite taille passe souvent inaperçu. Bien installé dans un trou d’arbre ou à l’entrée de celui-ci, son plumage au motif de tronc d’arbre est un parfait camouflage quand vient le temps de dormir. Victime d’accidents avec des automobiles ou se retrouvant dans la gueule d’un raton laveur, la vie en milieu urbain n’est pas des plus sûres pour le petit-duc maculé. Si en plus on détruit les seuls boisés matures dans le coin, comment penser que l’avenir de ce petit oiseau soit assuré?

Informations
Si vous avez besoin d’informations supplémentaires ou d’idées de sujets à traiter dans le cadre de cette chronique, n’hésitez pas à me contacter au 450 653-0343 ou par courriel au henri.denis@sepaq.com
Profitez des belles couleurs d’automne pour faire le plein d’air pur! Allez découvrir les arbres et la faune du mont Saint-Grégoire tout en faisant une belle randonnée pédestre! Bon automne à tous!

  • Facebook
  • Twitter
Article Précédent
Article Suivant



Réagissez