Recensement: moins de questions sur l’aide aux aînés
On en parlera probablement jamais assez: la réalité quotidienne des gens qui doivent prendre soin d’une personne âgée en perte d’autonomie mérite toute notre attention, de même que celle de nos dirigeants. Cette réalité doit être connue et bien comprise si l’on souhaite en arriver à des politiques viables et saines.
Or, voilà que l’on apprenait cette semaine que le nouveau formulaire de recensement long de Statistique Canada – à «participation volontaire» et, de ce fait, déjà un peu controversé – risquait de nuire à la pleine compréhension du temps consacré par les aidants aux soins et aux services rendus aux aînés vulnérables.
C’est que, dans la foulée des petits changements que l’on a voulu y apporter, on a éliminé une section dédiée aux activités auxquelles se consacrent les Canadiens en dehors de leur travail rémunéré: travaux ménagers, de paysagement ou d’entretien non rémunérés, par exemple.
Il y était aussi question du temps passé à s’occuper d’enfants sans être rémunéré, ou bien des heures consacrées aux soins à une personne âgée. Ces questions sur le travail bénévole effectué auprès d’une personne vulnérable ont été retirées avec les autres, ce que plusieurs experts voient d’un très mauvais œil.
Portrait de la population
Les données extraites des questionnaires de recensement permettent aux gouvernements de se faire un portrait juste et réaliste de la population qu’ils représentent. Ainsi, les données compilées sont soigneusement analysées afin de permettre ultérieurement aux décideurs d’élaborer des politiques qui répondent le mieux possible aux besoins de la population.
L’aide aux personnes âgées à domicile fait partie des sujets pour lesquels des mesures gouvernementales sont attendues au cours des prochaines années. Selon certains observateurs, l’absence de questions de recensement sur ce sujet, et donc de données à analyser, risque ultimement de nuire aux personnes âgées en ne dressant pas un portrait adéquat des heures qui sont réellement consacrées au travail non rémunéré à l’endroit des personnes en perte d’autonomie.
Et des heures de travail non rémunéré dans ce créneau, il y en a sans doute beaucoup plus que ce qu’on peut imaginer. Le recensement semble être à peu près le seul moyen d’en jauger statistiquement l’importance. On le sait, il faut généralement qu’une situation soit démontrée très répandue pour que des mesures soient prises…
Pour nous joindre: Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR), 870 Curé-Saint-Georges, Saint-Jean-sur-Richelieu. Téléphone: 450 357-9545. Courriel: projet.aqdrhr@live.ca























Il y a environ 15 ans, j’ai été obligée de placer ma mère qui avait 80 ans. Elle ne pouvait plus rester seule, c’était dangereux pour sa sécurité. Elle a été placée dans une résidence privée où il y avait 9 personnes âgées. Cette dame qui tenait cette maison avec son mari sur le bord de l’eau. Le mari a fait des attouchements sexuels sur ma mère, alors j’ai dénoncé cette personne. J’aimerais vous aviser, si vous avez un de vos proches qui est placé, allez le visiter très souvent et examinez bien les lieux. Il faut aider nos ainés dans un endroit sécuritaire pour que la personne soit heureuse dans son environnement. Il n’y a pas assez de préposés aux bénéficiaires.