Le choc des titans
En 1981, la première mouture du Choc des titans n’était pas passée inaperçue. Les innombrables effets spéciaux et ce mélange de mythologie, d’action et de guerre, en avaient séduit plus d’un. Près de trente ans plus tard, avec la technologie d’aujourd’hui, voilà qu’on produit un remake encore plus efficace.
Au départ, le fait que le réalisateur français Louis Leterrier ait fait appel à l’acteur Sam Worthington lui obtenait une publicité inégalée. L’acteur qu’on reconnaîtra tous depuis Avatar était une valeur sûre. Je ne peux pas dire que le jeu de Worthington m’impressionne beaucoup, il n’a encore rien prouvé. Mais je conviens que sa popularité est grande et que plusieurs ont été éblouis par toute cette lumière bleutée qui se reflète sur lui depuis Avatar. Dans le film de Leterrier, ses capacités d’acteur ne sont à nouveau pas beaucoup exploitées parce que les effets spéciaux prennent toute la place de cette production de 106 minutes seulement.
Personne ne se souvient de l’acteur principal dans le film original de 1981. C’était pourtant Laurence Olivier. À l’instar de la vieille version, il serait étonnant qu’on se souvienne de la deuxième version du Choc des titans. J’ajouterais même que dans quelques années, on ne se souviendra probablement pas de Sam Worthington non plus.
Un demi-dieu, Perseus doit combattre le monde souterrain, le mal, personnifié par le dieu qui en a la responsabilité: Hades (Ralph Fiennes). Sous l’œil attentif de Zeus (Liam Neeson) et du dieu des mers, Poseidon (Danny Huston), Perseus devra éviter les nombreux obstacles qui se dressent devant lui et, en bout de course, la terrible bête nommée le Kraken.
Mythologie, action et effets spéciaux font bon ménage ici. Un scénario plus songé aurait peut-être fait du Choc des titans un film particulièrement réussi. La minceur des prémisses fait de cette production un film pour consommation rapide. Il aurait pu être beaucoup plus. Dommage.























