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La zone verte

la-zone-verte-250Même réalisateur, même rôle pour Matt Damon

Ce n’est peut-être pas une bonne idée pour Matt Damon de s’associer trop fréquemment avec les mêmes réalisateurs. La zone verte aurait été un meilleur film avec quelqu’un d’autre dans le rôle principal. Comment voulez-vous ne pas être confondu quand Paul Greengrass, celui qui nous a donné les deux derniers films de la série Bourne, s’entiche de Damon à un point tel qu’il l’engage pour un film d’action, un film de guerre?

Non seulement a-t-on l’impression de visionner un autre film de cette série, mais en plus, Damon devient presque son propre personnage avec ses tics et ses manies. Qui plus est, les deux personnages principaux que sont Jason Bourne et le soldat Miller incarnés par Damon, sont engagés dans des situations complexes qui sont politiquement bien plus grandes qu’eux. Les démarches entreprises par le héros des deux films seront parsemées d’embûches administratives que seule une action musclée ou armée peut désamorcer.

Pour comprendre ce qui se passe, le héros doit poser beaucoup de questions. Des questions qu’il n’a pas toujours le droit de poser. Il doit aussi défier l’autorité, celle-là même qui de toujours lui transmet ses ordres. Les canevas des derniers films de Greengrass sont trop semblables pour que Matt Damon s’y investisse à répétition. Le spectateur aura la difficile tâche de faire abstraction des films précédents de Greengrass et Damon. Pas facile.

Une zone verte est une zone démilitarisée dans un pays en guerre. Ce qu’on comprend, c’est qu’en Irak, la zone verte est peut-être un terrain de repos pour le personnel militaire, mais que la politique interne y bat son plein. Intéressant de voir que le livre de Rajiv Chandrasekara n’y va pas par quatre chemins: Bush cherchait des excuses pour envahir l’Irak et son argument massue était inventé de toutes pièces. Il n’y avait pas de production d’armes de destruction massive en Irak.

Efficace, rapide, compliqué et simple à la fois, le film de Greengrass est une réussite à tous les points. L’action soutenue n’est pas exagérée comme dans les Bourne. On n’a pas de difficulté à croire que ce genre de situations est plausible. Sur le terrain, ce devait être très frustrant de frapper des manufactures d’armes qui n’en étaient pas finalement.

Seul hic au tableau, savoir qu’un quatrième Bourne devrait voir le jour au cours de prochaines années avec la même vedette et le même réalisateur derrière la caméra.

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