End Times EELS
End Times EELS
Performance: 7 1/2 sur 10
Eels (Electron energy loss spectroscopy) en est déjà à son huitième album solo. Ce groupe de rock expérimental de Los Angeles est l’affaire d’un seul homme connu sous le nom de Mark Oliver Everett. Il compose, joue plusieurs instruments et chante. Il n’a pas une voix que l’on remarque, loin de là , mais cet auteur-compositeur-interprète sait concocter des petits bijoux de chansons. Deux de ses albums, Beautiful Freak et Daisies Of The Galaxy, ont d’ailleurs été encensés par les critiques. Nous ne pouvons que vous en recommander l’achat avec insistance.
Cela dit, Mark Oliver Everett est encore très inspiré, mais le moins qu’on puisse dire à son sujet, c’est qu’il est aussi très tourmenté. Il faut dire que sa soeur s’est suicidée et que sa mère a été emportée par un cancer du sein, deux drames familiaux qui l’ont visiblement très affecté. Ses textes sont d’ailleurs plutôt sombres.
Un tantinet dépressif, donc, mais toujours aussi inspiré sur le plan de la composition. Il n’a certes pas le talent de Paul McCartney, mais dans une certaine mesure, il lui ressemble quelque peu pour la façon dont il parvient à écrire des chansons que l’on se surprend à fredonner après deux ou trois écoutes. Doué, qu’on vous dit.
Comme pour ses deux albums précédents, Eels propose des ballades et des pièces un peu plus rugueuses. C’est très harmonieux, très intriguant aussi. On sent que Mark Oliver Everett est sérieusement ébranlé par les coups bas de la vie, mais qu’il en faudra un peu plus pour l’envoyer au plancher.
End Times n’est pas le meilleur album de Eels, mais ça demeure un disque fort intéressant en ces temps plutôt ternes sur le plan de la création.























