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Marie-Josée Parent

Sept écoles quittent la pauvreté, deux y entrent

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Sept écoles qui étaient considérées comme défavorisées l’an dernier par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) ont perdu leur statut cette année à la Commission scolaire des Hautes-Rivières. Deux l’ont par ailleurs gagné. Les établissements «perdants» se voient retirer des subventions importantes du programme «Agir Autrement» et n’ont pas droit à des ratios d’élèves moins élevés dans les classes.

Chaque année, le MELS détermine l’indice de défavorisation variant de 1 à 10 des écoles québécoises. Un établissement classé 1 a une clientèle aisée, alors que celle qui obtient un 10 a des élèves issus de milieux beaucoup plus pauvres.
Les écoles nommées au sommet du tableau (indice 8, 9 et 10) touchent annuellement des sommes additionnelles grâce au programme «Agir Autrement». Ces montants sont gérés par les directions et visent l’amélioration de la réussite dans le milieu.

L’an dernier, la Commission scolaire des Hautes-Rivières comptait 20 écoles défavorisées. Voilà que cette année, le MELS base ses calculs selon l’indice de milieu socio-économique et les chiffres du recensement de 2006 alors qu’auparavant, il prenait en compte l’indice de faible revenu des parents. Conséquence: le nombre d’écoles défavorisées est passé de 20 à 14.
«Auparavant, le MELS calculait les indices selon le revenu familial, indique la directrice générale de la Commission scolaire, Claude Boivin. Des études ont permis de déterminer que l’indice socio-économique avait un impact important sur le niveau d’études, surtout en ce qui concerne le niveau de scolarité de la mère».
Cette dernière ponctue son affirmation d’un exemple. «À Saint-Césaire, l’indice du faible revenu est très bas. Plusieurs parents sont propriétaires de fermes très lucratives. Pourtant, c’est un milieu où le décrochage est très élevé», explique-t-elle.

Perte de subventions
Pour éviter ce genre de situation et dresser un portrait plus représentatif de la clientèle scolaire, le MELS a donc repensé sa manière de calculer les indices. Du coup, six écoles primaires ont perdu leur statut d’école défavorisée (Jeanne-Mance, Marie-Derome, Notre-Dame-du-Sourire, Sacré-Coeur (Iberville), Saint-Alexandre et Saint-Gérard) et une école secondaire (Marcel-Landry).
Selon Claude Boivin, les pertes monétaires pour les écoles ne sont pas trop importantes au niveau primaire. En effet, chaque année, la Commission scolaire des Hautes-Rivières octroie des subventions aux écoles «favorisées». Ces montants sont sensiblement les mêmes que ceux du programme «Agir Autrement» et viendront compenser les pertes subies.

L’école la plus touchée est donc la polyvalente Marcel-Landry. L’an dernier, elle a reçu du programme 211 000$ en subventions. L’exercice 2009-2010 étant une année de transition, l’établissement obtiendra 50% de la somme de l’an passé, plus le nouveau montant qui lui sera désormais alloué pour un total de 153 500$. L’an prochain, son portefeuille se verra alléger d’un autre 100 000$. L’équipe-école devra ainsi repenser sa stratégie et certaines activités disparaîtront.

Ratios
C’est au niveau des ratios par classe que les écoles primaires  sont affectées. En effet, la ministre Michelle Courchesne donne la possibilité aux établissements ayant un indice de défavorisation de 9 ou 10 d’avoir un nombre d’élèves moins élevés dans les classes.
Ainsi, ce sont dix établissements qui ont droit à ce privilège. Au premier cycle, il y a un maximum de 20 élèves par groupe et de 24 au 2<V>e<V> cycle. À noter cependant que grâce au programme «L’école, j’y tiens», l’ensemble des classes de troisième année a un ratio moyen de 24 enfants jusqu’à un maximum de 26, alors que la moyenne était de 25 à 27, l’an dernier. La ministre prévoit des baisses du nombre d’enfants par groupe pour les trois prochaines années.

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