Une année politique marquée par les inondations

Sur cette photo prise lors des inondations, on reconnaîtra Nicole Ménard, ministre, Jean Charest, premier ministre, Robert Dutil, ministre, Stéphane Billette, député, et Jacques Desmarais, maire de Saint-Blaise-sur-Richelieu.
L’année politique 2011 demeurera celle des inondations pour le Haut-Richelieu. Les politiciens provinciaux et quelques élus fédéraux ont défilé dans la région pour manifester leur sympathie à l’endroit des sinistrés et annoncer des mesures d’aide.
L’année a débuté avec des rumeurs d’élections fédérales. En janvier, les conservateurs sont à la recherche d’un candidat dans Saint-Jean. Jean Thouin sera le choix annoncé à la fin du mois de mars. Il déclare que Saint-Jean doit voter du côté du pouvoir alors que la réélection de Steven Harper ne fait pas de doute.
En février, Tarik Brahmi, qui avait été candidat aux élections municipales, annonce sa candidature pour le NPD. Il fait campagne quasiment seul. Il demande aux électeurs de voter pour son chef, Jack Layton.
Claude Bachand, député du Bloc québécois depuis 1993, apparaît confiant de remporter une septième victoire d’affilée. Il se présente comme l’infatigable représentant de Saint-Jean à la Chambre des communes.
Les libéraux parachutent Robert David, un Montréalais, qui ne peut s’appuyer sur aucune organisation solide. Il promet le rétablissement du statut universitaire du Collège militaire.
Dans la dernière semaine, le malaise s’installe au sein des troupes bloquistes qui perçoivent le goût du changement chez les électeurs, sans toutefois envisager une défaite de M. Bachand. La vague orange du NPD déferle partout au Québec. Tarik Brahmi réussit à détrôner Claude Bachand en récoltant 45% des suffrages. Depuis son élection, le député Brahmi se montre discret, réservant ses déclarations pour la Chambre des communes.
Mouvement souverainiste
La quasi disparition du Bloc de la scène fédérale s’avère un coup très dur pour le mouvement souverainiste. Mais les souverainistes ne sont pas au bout de leurs peines. Six députés péquistes quittent le parti au cours de l’année.
Dans la région, les députés Dave Turcotte et Marie Bouillé demeurent fidèles à leur leader, Pauline Marois. Le député Turcotte est un des élus très proches de Mme Marois. En juin, il est au nombre des jeunes députés signataires d’une lettre adressée à Jacques Parizeau et intitulée «Faites-nous confiance». Au printemps dernier, il avait accédé à l’exécutif national du parti. Cet automne, Mme Marois lui a confié une responsabilité additionnelle, celle de deuxième whip adjoint.
Inondations
Le dossier des inondations est celui qui a occupé le plus les députés de la région. Les députés péquistes estiment avoir obtenu des gains par leurs multiples interventions à l’Assemblée nationale.
Ils ont vu débarquer en grand nombre les ministres du gouvernement Charest. Le Haut-Richelieu a découvert le député libéral de Huntingdon, Stéphane Billette, qui est apparu comme une étoile montante du Parti libéral du Québec. Il copréside en octobre le congrès de son parti.
Le premier ministre Jean Charest a été omniprésent durant la crise des inondations. Il a multiplié les visites sur le terrain et les points de presse pour faire valoir l’action gouvernementale. Le 22 juin, il donnait le feu vert à la reconstruction en zone inondable.
Du côté fédéral, il a fallu attendre le 25 mai pour que le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, vienne faire un tour de blindé dans la zone sinistrée. Contrairement aux demandes, il a fermé la porte à la participation des militaires à l’opération de rétablissement et de nettoyage. Le 6 juin, le premier ministre Harper a survolé la région et confirmé que le fédéral épongera une partie des dépenses encourues par Québec.
Quant au nouveau chef de l’opposition officielle à Ottawa, Jack Layton, il s’est rendu à Saint-Paul-de-l’ÃŽle-aux-Noix, le 30 mai. Il apparaissait déjà miné par la maladie qui allait l’emporter le 22 août.




