Dave Turcotte en campagne pour rapatrier l’assurance-emploi
Porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi, de solidarité sociale et de lutte à la pauvreté, le député Dave Turcotte était récemment aux côtés de Pauline Marois pour réclamer le rapatriement du régime de l’assurance-emploi au Québec.
Il défendra cette revendication du Parti québécois au cours des prochains mois. L’annonce de cette proposition a été faite lors d’un dîner-conférence organisé par le Comité chômage de Montréal et le Conseil national des chômeurs et chômeuses.
M. Turcotte plaidera pour son parti qui propose la mise en place d’un régime québécois d’assurance-emploi.
Quelques grands principes de ce régime ont été énoncés par les deux députés. Le régime devrait d’abord être une véritable assurance pour les salariés. Il devrait aussi contribuer à la solution pour réduire la pénurie de main-d’Å“uvre spécialisée. Les employeurs devront en sortir gagnants. Le régime québécois devrait viser une réduction à long terme des cotisations payées par les employeurs et les employés.
«Dans le régime fédéral actuel, plusieurs travailleurs payent des cotisations sans être assurés. Il y a des travailleurs saisonniers, des jeunes et un nombre disproportionné de femmes qui sont laissés en plan présentement. Les employeurs, qui payent des cotisations, sont eux aussi pénalisés. L’assurance-emploi devra donc redevenir ce qu’elle aurait toujours dû être: une assurance», a fait valoir le député de Saint-Jean.
Formation
Il ajoute qu’un programme québécois d’assurance-emploi devrait inciter davantage les travailleurs à suivre une formation spécialisée pour combler les emplois offerts. «On pourra ainsi arriver à diminuer le taux de chômage en Montérégie qui s’élève présentement à 6,8%», mentionne le député.
Le Parti québécois calcule qu’en couplant les services de fonctionnement d’Emploi-Québec et ceux du programme d’assurance-emploi, on pourra réaliser des économies de plusieurs millions de dollars qui serviront à payer les prestations et à réduire les cotisations.
L’opposition officielle à l’Assemblée nationale invite les autres partis politiques à s’unir autour de cette idée.




