Alternance travail-études: une formule gagnante pour les cégépiens et les employeurs

Yves Barrette, technicien en placement, et Yannick Ollassa, coordonnatrice du Service des stages et du placement étudiant. (Photo Rémy Boily)
L’été dernier, ils ont été environ 160 élèves du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu à choisir la formule Alternance travail-études. Ce sont des étudiants inscrits à un programme d’enseignement technique qui peuvent opter pour cette formule leur permettant de travailler dans leur domaine d’études après la première année et la seconde année de formation collégiale.
Le Cégep est actuellement en période de recrutement des élèves pour l’été prochain et il le sera pour les employeurs en janvier et février. Déjà à leur arrivée au collège, les nouveaux élèves ont été rencontrés pour être mis au fait de la formule. En début de session prochaine, des offres d’emploi leur seront proposées.
À l’exception des programmes de la santé qui ont leurs exigences propres pour l’exercice de la profession, seul celui de Technologie de l’électronique ne permet pas l’ATE à Saint-Jean.
Par ailleurs, le Cégep est le seul collège offrant le programme Techniques de travail social au Québec à proposer la formule ATE à ses élèves. Il est aussi l’un des rares à le faire en Techniques de génie mécanique, fait remarquer Yves Barrette, technicien au placement au Cégep, faisant valoir ainsi l’intérêt des étudiants à s’inscrire à Saint-Jean.
M. Barrette explique que l’ATE apporte beaucoup plus qu’un simple emploi d’été. Elle procure une expérience professionnelle et elle aide l’étudiant dans son cheminement professionnel. Sans que cela fasse partie intégrante de la formule, l’ATE ouvre aussi la possibilité à plusieurs cégépiens de décrocher un emploi à temps partiel durant l’année scolaire chez le même employeur.
Les emplois obtenus dans le cadre de l’ATE sont généralement beaucoup plus lucratifs que de simples jobs d’été.
Une mention est inscrite au bulletin des cégépiens confirmant leur participation à l’ATE. Depuis l’année dernière, le nombre d’heures de travail effectuées est précisé aussi.
Employeurs
La formule est avantageuse aussi pour les employeurs, souligne Yannick Ollassa, coordonnatrice du Service des stages et placement étudiant du Cégep. Ils participent à la formation de personnes qu’ils pourront employer plus tard.
Les entreprises obtiennent un crédit d’impôt provincial représentant jusqu’à 30% du salaire versé à l’étudiant et 30% de celui de l’employé qui assure sa supervision jusqu’à un maximum hebdomadaire de 10 heures. À noter qu’un enseignant du Cégep assure aussi la supervision de l’élève.
Le Cégep peut compter sur une banque de 300 employeurs prêts à recevoir des collégiens dans le cadre de l’ATE ainsi que de stages de fin d’études. L’étudiant a toujours le loisir de se faire embaucher par un autre employeur, dans une autre région du Québec et même ailleurs au Canada.
Placement
Le Service des stages et placement du Cégep offre d’autres services. Quand le Service reçoit une offre d’emploi dans un domaine d’un programme technique, un courriel est envoyé aux finissants concernés des cinq dernières années.
Pour favoriser aussi le placement de ses finissants, le collège organise des foires où sont invités des employeurs afin de faciliter le contact avec les cégépiens.
Durant l’année, le Service affiche de multiples emplois à temps partiel que lui transmettent les employeurs. Ces emplois vont du gardiennage d’enfant à la tenue de livres.
Les cégépiens détiennent des compétences les rendant aptes à occuper un éventail d’emplois à temps partiel, signalent Mme Ollassa et M. Barrette. On n’a qu’à penser à l’aide aux devoirs pour les enfants. Plusieurs cégépiens font déjà du tutorat auprès de leurs pairs et peuvent offrir un tel service à coût raisonnable.
À l’approche de la période des fêtes, les commerces peuvent faire appel aux cégépiens. Plusieurs étudient en gestion de commerce et pourront facilement s’intégrer rapidement aux opérations.
L’appel aux compétences des cégépiens peut se faire dans d’autres contextes. Une personne vient de s’acheter un nouvel ordinateur et veut installer des logiciels, apprendre à naviguer sur le Web. Plusieurs cégépiens peuvent l’aider à se familiariser, donne à titre d’exemple M. Barrette qui invite aussi ces personnes à contacter son service. Il y voit un service à la communauté qui gagne à être connu. N’oublions pas que nous avons un bassin de 3500 étudiants, rappelle M. Barrette.




