Réseau cyclable régional et Route verte
La CRÉ Vallée-du-Haut-Saint-Laurent projette l’unification des tronçons existants et des liens avec les régions voisines
La Conférence régionale des élus Vallée-du-Haut-Saint-Laurent dévoilait récemment la stratégie de développement du réseau cyclable régional, telle qu’élaborée avec le concours des cinq MRC de la région, soit Roussillon, Les Jardins-de-Napierville, Le Haut-Saint-Laurent, Beauharnois-Salaberry et Vaudreuil-Soulanges.
La Vallée-du-Haut-Saint-Laurent a connu un développement intensif de ses pistes cyclables au cours des vingt dernières années. Les récentes études réalisées en matière de pratique de loisirs confirment l’engouement et la popularité de ces infrastructures. En effet, elles favorisent les activités de plein air et répondent de plus en plus aux attentes de la population. «Grâce à la concertation régionale et l’apport indispensable de ses partenaires, la CRÉ conclut que le développement du réseau cyclable régional passe par l’unification des différents tronçons sur son territoire et le parachèvement des liens avec les régions voisines», expliquait Yves Daoust, président de la CRÉ.
Au plan national, deux produits vedettes ont été lancés dès la moitié des années 1990, soit le Sentier transcanadien et la Route verte. Cette dernière cumule près de quatre mille kilomètres, en plus d’un nombre imposant de sentiers complémentaires qui s’y greffent. La Vallée-du-Haut-Saint-Laurent peut profiter de la popularité de la Route verte, à la condition de satisfaire une clientèle de plus en plus avisée et en facilitant l’accès à ce vaste réseau. «Considérant l’existence de l’axe 5 et avec l’annonce de l’axe 3 de la Route verte qui traverse notre région, nous disposons d’une occasion unique pour enclencher notre ambitieux projet et de nous relier au réseau national», ajoutait le président de la CRÉ.
Effort collectif
Le développement et l’aménagement des sentiers existants ont été rendus possibles grâce au travail soutenu des MRC, des municipalités et d’initiatives locales. Malgré sa contribution prévue de 900 000 $ sur trois ans, la CRÉ convient que le parachèvement du réseau cyclable passe par l’appui et l’implication de ces mêmes acteurs. «Pour sa part, la CRÉ a reçu le mandat de négocier des ententes avec des ministères du gouvernement du Québec afin de ficeler le financement du projet, qui s’élève à près de neuf millions de dollars», précisait Yves Daoust.
En plus d’aborder les fonctions récréatives, touristiques et utilitaires comme ce fut le cas dans la majorité des expériences vécues dans les autres régions du Québec, le réseau cyclable régional de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent intègre des notions d’éducation populaire, de mobilisation de la communauté, de fierté collective et d’outils d’animation en matière de santé publique. Il s’agit également d’un vaste projet qui a pour principe d’assurer une équité en matière de desserte selon deux dimensions, soit pour l’ensemble des catégories d’âges ainsi que la répartition des infrastructures sur le territoire.
Source: Éric Corbeil, Conseiller en communication, CRÉ Vallée-du-Haut-Saint-Laurent




