Les cabanes à sucres ouvrent en fin de semaine


Publié le 24 février 2017

Les acériculteurs qui ont déjà entaillé leurs arbres ont eu droit à une première coulée, le week-end dernier. Sur la photo, on reconnaît Hayley Chaux.

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Becs sucrés, à vos fourchettes! Les érablières de la région ouvrent leurs portes ce week-end. Déjà plusieurs familles ont réservé leurs places afin de savourer sirop d’érable et tire sur la neige.

Signe que le printemps arrive à grands pas, les premiers clients afflueront dans es cabanes à sucre ce samedi. Il sera possible de profiter des délices de l’érable jusqu’au dernier week-end d’avril.

Première coulée

Bien que le temps des sucres ne fasse que commencer, les acériculteurs ont déjà de quoi se réjouir. Les températures douces de la fin de semaine dernière ont fait couler la précieuse eau d’érable. Hâtive, cette première coulée a profité à ceux qui avaient déjà entaillé leurs arbres. C’est le cas de Raymond Meunier, propriétaire de l’érablière Meunier, à Richelieu. «La moitié de mes entailles sont faites! J’en ai environ 5000 au total», précise celui qui comptait bouillir son eau en début de semaine.

Saison hâtive

Plusieurs autres producteurs n’avaient pas encore accroché leurs chaudières. Yannick Boucher, propriétaire de l’érablière Au Sous-Bois, à Mont-Saint-Grégoire, compte le faire cette semaine. «Habituellement, ça coule entre le 15 mars et le 15 avril, mais depuis quelques années, on doit devancer », note-t-il.

Michel Gingras, propriétaire de La Goudrelle, compte quant à lui entailler lors de la première fin de semaine de mars. «On aime entailler quand les gens sont sur place, pour qu’ils puissent nous voir travailler », explique celui dont l’érablière compte pas moins de 7000 entailles.

Dame Nature

Les acériculteurs ont bien du mal à savoir si la saison sera bonne. Tout dépend de dame nature. Chose certaine, les chutes de neige de la semaine dernière ont créé un beau coussin blanc au pied des arbres, ce qui peut contribuer à étirer la saison des sucres.

Comme le dit si bien Raymond Meunier, « une année de neige, c’est une année à sirop ! ». Pour que les érables coulent, il doit y avoir un gel durant la nuit et le mercure doit grimper au-dessus de zéro, le jour.

« L’idéal, c’est qu’il fasse doux sans que la neige fonde trop vite. J’ai déjà vu des gens venir manger de la tire en gougounes un 28 mars. On ne souhaite pas ça », rigole Danielle Roy, propriétaire de l’érablière Au Palais sucré, à Mont-Saint-Grégoire.

Réserver tôt

Ceux qui ont l’intention de se sucrer le bec peuvent réserver leurs places dès maintenant. D’ailleurs, les familles qui veulent célébrer Pâques à la cabane à sucre sont invitées à s’y prendre à l’avance. Il s’agit toujours d’un week-end achalandé dans les érablières.