
Sylvie Desgroseillers est probablement la figure la plus connue de la distribution de l'Esquire Show bar et elle livre une performance exceptionnelle. (Photo gracieuseté)
On ne fera pas de détour, le meilleur show en ville est à l’Esquire Show bar. Pardon, le meilleur spectacle en ville est au Théâtre Palace qui présente jusqu’à la fin août l’Esquire show bar!
Vendredi soir, lors de la première représentation au Palace, l’accueil a été des plus enthousiastes. La salle habituellement plutôt froide et confortable a été frappée par l’ouragan Rythm’n blues des années ’50 à ’70.
Pas moins de 10 fois, le public a bondi en bloc, et spontanément, de son siège. Les grands succès de la musique afro-américaine d’après-guerre sont toujours bien vivants.
Wilson Pickett, Etta James, Percy Sledge, Ray Charles, Aretha Franklin, The Isley Brothers, James Brown, Otis Redding… Tous des noms qui font regretter cette époque musicale.
Créé par Michael Dozier, qui chante aussi dans le spectacle, et Michel Gaumont, la revue musicale raconte l’histoire du bar l’Esquire, jadis lieu incontournable de la musique noire sur la rue Stanley à Montréal.
«Tous les grands sont passés là. Tous les noms qu’on a dans le show sont venus ne serait-ce qu’une fois!», assure Michel Gaumont qui a lui même fréquenté l’endroit dans son adolescence… moyennant un petit pourboire au portier!
Moments forts
Dès les premiers instants on a senti qu’on allait assister à quelque chose de bon, mais c’est à l’entrée en scène de monsieur Skipper Dean que l’ambiance a monté d’un cran.
À la première note de When a man loves a woman popularisée par Percy Sledge, le public a immédiatement répondu par une salve d’applaudissements enthousiastes. Et c’était parti pour une première ovation.
Skipper Dean possède une voix puissante et une prestance tout à fait à l’image des grands artistes de l’époque de l’Esquire. On prendrait avec plaisir une soirée entière à l’écouter nous balancer toutes ces chansons qui se sont succédées au sommet des palmarès.
On s’est ensuite levé à nouveau pour Sylvie Desgroseillers en Etta James et en Aretha Franklin. Le vénérable Jimmy Dooley, 73 ans, a lui aussi bien mérité plusieurs ovations.
Une des forces du spectacle se trouve dans sa façon de passer de l’exubérance d’un James Brown à la sobriété d’un John Lee Hooker en cinq minutes!
Si vous aimez les revues musicales ou simplement les bons divertissements vous serez servis. Ce spectacle n’a rien à voir avec le Hollywood Melodies des dernières années, on parle tout simplement d’un autre calibre, d’un professionnalisme et d’une qualité exceptionnelle.
Sept musiciens, dont une section de cuivres, six chanteurs et quatre choristes-danseurs brûlent littéralement les planches. Un incontournable à voir jusqu’à la fin août!



7 AOUT – Soirée magique. Je recommande à tous de voir ce spectacle que de souvenirs! Bravo à tous ces artistes.
Commentaire par CÉLINE COUTURE — 8 août 2010 @ 20 h 14 min
J’ai vu le spectacle 2 fois et j’y serais retournée encore. C’est un
spectacle merveilleux. Et si ils reviennent l’an prochain, j’y serai, si Dieu le veut. Des talents hors-pair, j’étais réellement épatée. Les costumes étaient fabuleux et la chorégraphie excellente, tout était parfait. À l’an prochain j’espère. Des voix merveilleuses.
Cécile Bacon
Commentaire par Cecile Bacon — 4 septembre 2010 @ 21 h 11 min