8 juillet 2011

En attendant Granby…

Par Mots-clefs :, , Blogueur @ 9 h 34 min — Classé dans : Dans les coulisses du Challenger

Tobias Kamke, champion en titre du Challenger de Granby a mis fin au beau parcours du Français Édouard Roger-Vasselin en ronde quart de finale à Newport. (Photo archives)

Tobias Kamke, champion en titre du Challenger de Granby a mis fin au beau parcours du Français Édouard Roger-Vasselin en ronde quart de finale à Newport. (Photo archives)

Par Ugo Giguère

Un joueur de tennis professionnel n’a pas vraiment le temps de se tourner les pouces, le calendrier est plutôt chargé! En attendant leur participation à Granby, nos vedettes de la raquette sont donc inscrits dans d’autres tournoi, jetons un oeil sur leurs récents résultats.


Un important tournoi sur gazon se déroule actuellement à Newport au Rhode Island. Plusieurs messieurs attendus ici y étaient inscrits. Disons bien «étaient» puisqu’ils ont tous été éliminés.

La palme du plus long parcours revient au Français Édouard Roger-Vasselin, classé 8e à Granby. Celui qui occupe le 136e rang de l’ATP a profité d’un bon tirage au sort pour éliminer deux qualifiés (dont Richard Bloomfield qui sera au Challenger) et atteindre la ronde quart de finale. Il s’est incliné contre le champion en titre à Granby… Tobias Kamke!

Karol Beck (1er tour) et Arnaud Clément (2e tour), deux joueurs que l’Express vous invite à surveiller de près à Granby, ont eu la malchance de se retrouver dans le haut du tableau et ont été éliminé par le favori et 47e joueur mondial John Isner.

Le favori du tournoi de Granby, Dudi Sela, a baissé pavillon dès la ronde initiale. Le pauvre s’est frotté à l’ex-numéro 2 mondial, l’Allemand Tommy Haas qui a subi plusieurs opérations à la suite de blessures et qui se retrouvent pour le moment au 728e rang.

Nicolas Mahut et Matthias Bachinger, deux autres têtes à garder à l’oeil au Tennis Saint-Luc, ont franchi le premier tour, mais se sont inclinés à la ronde suivante. Mahut a perdu face à Olivier Rochus, 74e joueur mondial.



30 juillet 2010

Kamk’est-ce qu’ils vont l’éliminer?

Par Mots-clefs :, , , Ugo Giguère @ 10 h 48 min — Classé dans : Granby, Sports

Tobias Kamke lors de son premier match, mardi soir. (Photo Yanick Melchior)

Tobias Kamke lors de son premier match, mardi soir. (Photo Yanick Melchior)

Pardon pour le jeu de mots facile, mais je crois traduire la pensée de bien des spectateurs du Challenger cette semaine. Le favori du tournoi, Tobias Kamke, semble être de mauvais poil et ça tape sur le gros nerf de bien du monde!

Monsieur a joué deux fois… deux victoires… Mais jamais content! L’arbitre est pourri, les juges de ligne ne voient rien, le soleil, le vent, les couleurs, la température, les cheveux de la quatrième personne dans la troisième rangée, les oiseaux… TOUT le dérange…

On aime tellement ça les «chialeux».

Une chose est sûre, il est le meilleur au classement, mais certainement PAS le favori du tournoi… On commence à avoir hâte de le voir partir! Alors je pose la question: Kamk’est-ce qu’il va être éliminé?



Un pur sang gonflé à bloc

Par Mots-clefs :, , , Ugo Giguère @ 10 h 34 min — Classé dans : Granby, Sports

On se serait cru à l’International Bromont jeudi soir sur le court central du tennis St-Luc. Le jeune étalon prodige, Milos Raonic, en a mis plein la vue au public déjà acquis du Challenger de Granby.

En vrai pur sang qu’il est, l’Ontarien de 19 ans, 258e joueur mondial pour l’ATP et 4e joueur canadien selon Tennis Canada, a étalé sa puissance contre un Salamanca (146e) impuissant.

Il est permis de rêver en regardant ce Raonic servir des balles de feu à l’image de son entraîneur et mentor Frédéric Niemeyer. Le flambeau est passé et on ne peut que constater que son nouveau porteur le tient bien haut.

Doté d’une physionomie équine, de longues jambes taillées au couteau, il en impose sur le court. Et contrairement à Niemeyer, il paraît beaucoup plus à l’aise en échange et beaucoup plus habile à couvrir toute la surface.

Depuis le début de 2010, il est passé d’abord du 371e rang au 425e quelque part en mars avant d’enfin prendre son rythme. Il a depuis gagné 167 places.

Une progression à l’image de son match de deuxième tour. Un premier set difficilement arraché au compte de 7-6(6) et un second set complètement dominé 6-1.

Milos Raonic a été officiellement adopté, reste à voir jusqu’où la foule pourra soulever le fringant poulain. Il a maintenant atteint les quarts, rendez-vous cet après-midi pour la suite…

Milos Raonic affronte Paul Capdeville 7e tête de série du tournoi aux environs de 16h.



28 juillet 2010

Frank en doit une à ses parents

Par Mots-clefs :, , , , Ugo Giguère @ 11 h 36 min — Classé dans : Granby, Sports

Frank Dancevic peut souffler, le premier tour est passé. (Photo Yanick Melchior)

Frank Dancevic peut souffler, le premier tour est passé. (Photo Yanick Melchior)

Tendus, verres fumés devant les yeux, les parents de Frank Dancevic étaient faciles à reconnaître dans les gradins du court central du Tennis St-Luc. Installés en plein centre du terrain, ils réagissent à tous les coups, comme s’ils étaient eux-mêmes impliqués dans le match.

Les parents d’athlètes sont universels. Bon, en excluant les fous tordus qui gueulent et qui ragent contre les arbitres et le mauvais sort qui s’acharnent toujours sur leurs enfants. Je parle des autres. Les autres, ils sont tous pareils.

D’abord le père, casquette basse, porte les vêtements du commanditaire de son fils, air bourru derrière ses verres fumés. Ne le dérangez pas, il regarde son fils. Nerveux sans le montrer, il prend des posent détachées, mais ce faux comportement non-verbal le trahit.

En constant combat contre ses émotions, il se retient de réagir à tous les points. Après tout, il en a vu d’autres… Mais régulièrement il se laisse aller à quelques applaudissements. Toujours légers, mais accompagnés de mouvements des lèvres que l’on comprend facilement comme disant «Let’s go Franky».

Si le point est serré, que le coup gagnant est spectaculaire, il explose! C’est lui qui frappe le plus fort dans ses mains, c’est lui qui lâche le premier «Yeah!» bien senti.

À sa droite, la mère. Beaucoup plus tendue. Sa tension est palpable jusque de l’autre côté du court. Tellement que son aura semble battre aussi vite que son coeur. Elle, elle réagit sur tous les points, même tous les coups de raquette. Fébrile comme… comme une mère!

Quand le jeu se corse, que Frank est dans les câbles, on la voit serrer les points. Joindre les mains en prière comme pour implorer les dieux du tennis. Et ça marche!

Mardi soir, Frank Dancevic revenait au jeu après avoir subi une autre blessure. Un autre obstacle sur son chemin. Cette fois une coupure à la jambe subie dans un tournoi à Atlanta.

Il est à Granby pour jouer, frapper des balles, bouger et reprendre la forme du joueur d’élite qu’il est. Face à Igor Sijsling, il a bien fait. Une victoire e 7-5 et 6-3 qui aurait pu être plus longue n’eut été de maman et papa.

Pourquoi?

À 3-3 en deuxième manche, Frank est au service et tire de l’arrière 0-40. L’heure est grave, car s’il est brisé, la manche peut basculer.

C’est alors que maman initie les encouragements. Elle se met à frapper des mains et à encourager son protégé. L’effet d’entraînement fait son travail et la foule s’anime enfin derrière le double champion du tournoi.

Il n’en fallait pas plus. Alors que son père se contente de hocher la tête à chacun des points suivants, la confiance opère. 15-40, 30-40, égalité, avantage, point. Frank s’en sort. Ouf!

Et tout bascule, du bon côté. Il brise ensuite Sijsling et gagne le match. Dans les gradins, un père regarde son fils et brandit le poing en l’air. Victoire.



« Articles plus récents