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13 mai 2011
 Paris c'est... à l'atrium du Cégep de Granby! (Photo Ugo Giguère)
À cause d’elle j’ai presque manqué le reste du vernissage. En fait, j’ai passé une bonne demi-heure accroupi derrière un paravent de bois, assis sur un p’tit rebord de fenêtre, caché par un lutrin.
C’est un peu ma faute aussi au fond. Je n’avais qu’à pas poser les yeux dessus… sur le texte je veux dire! Ouais, le texte de Sarah.
Un coup de coeur. Danse Macabre, il me semble. Non, ça ne parle pas de danse, mais macabre… ça l’est un brin.
Mercredi soir, c’était l’exposition des projets des finissants du programme d’arts et lettres du Cégep de Granby – Haute-Yamaska. Comme chaque année, le groupe d’artistes et passionnés d’art a pris d’assaut Paris! Et justement, c’est à cela qu’on avait droit, Paris à travers leurs yeux.
Voilà pour le contexte. C’est là que je suis tombé sur une nouvelle signée Sarah Fontaine. Habituellement, dans les expos, on regarde, on ressent, on interprète, mais on ne lit pas vraiment… On lit les présentations, les bios, les explications, pas des textes littéraires!
Sauf que là c’était comme un piège. Une histoire intrigante, haletante. Une touche de fantastique, de glauque, d’horreur. De l’ironie envers les faux poètes déchus. Un regard sur l’art entre beauté et réalisme. Enfin, une réflexion sur la mort. Une petite.
C’était surtout intéressant de lire la réflexion d’une auteure qui jongle entre «est-ce qu’on écrit beau» ou «est-ce qu’on écrit cru»? La mort c’est romantique… ou la mort c’est terrifiant, triste et dévastateur?
Dommage que vous ne puissiez pas lire son récit… Un véritable scénario accrocheur au suspense nourri… Baveux hein?
Mais il y avait autre chose à l’exposition: photos, toiles, film. Le court-métrage Noir Rubis a fait sensation. Inspiré du Dahlia Noir, campé dans l’industrie mafieuse du marché de l’art et de la contrefaçon, une belle réussite pour le réalisateur Xavier Landry et toute son équipe.
Je vous en parlerais plus longuement, mais à cause de Sarah… je n’en ai pas eu le temps!
Pour voir plus de photos du vernissage, cliquez ici.
21 mars 2011
 Carl-Éric Hudon du groupe Panache et, à l'arrière, une toile de l'artiste Zut. (Photo: gracieuseté Ève Panneton)
Ça aurait pu être ma citation du lundi… mais vous m’auriez reproché de ne pas avoir cherché fort fort… Sauf que c’est bel et bien le constat que l’on fait après un 5 à 7 aussi agréable qu’envahissant!
«Vite, il faut agrandir!», c’est ce que Kathia Guénard, directrice générale de la Maison de la culture de Waterloo, m’a soufflé au moment où le Husky entonnait les premiers mots de sa prestation dans le sous-sol de l’ancienne église.
Si vous n’y étiez pas, vous avez manqué une performance géniale du Husky et du groupe Panache et vous avez aussi manqué une belle occasion de vous faire marcher sur les pieds!
Voilà.
Oui, les 5 à 7 gratuits de la Maison de la culture sont une idée de génie, mais Ô dieux de la musique, faites qu’il y ait plus de place dans ce sous-sol trop petit!
Justement… Kathia Guénard y travaille pour le plus grand bonheur des amateurs de chanson de tous les âges, comme on a pu le constater samedi soir… des bébés émerveillés aux ados qui hochent la tête jusqu’aux têtes grises qui savent apprécier la fraîcheur de la nouveauté.
…
On y a aussi entendu une jeune pianiste-chanteuse de Granby appelée Rosie… Mélancolie, romance et naïveté. Y a du potentiel, reste à trouver sa vraie couleur.
Finalement, est-ce qu’il faut dire félicitations à Zut, l’artiste peintre Julie Touchette? J’ai plutôt envie de dire merci! Ouais… Merci pour le décor, l’ambiance urbaine, un brin thrash, de son style graffiti.
Le concert de samedi était aussi un prétexte pour le vernissage de Zut, une expo à voir si vous passez par Waterloo.
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14 décembre 2010
 À vos crayons... prêts? ...impro! (Photo Yanick Melchior)
«Improvisation mixte» est l’expression qui s’impose devant l’événement-étude Les Nartistiques font de l’impro organisé par les membres du Collectif de l’Imperial Tobacco en arts visuels (CITAV), la semaine dernière chez Boréart. Un match d’impro devant un public de griffoneurs, papier et crayon en main, prêts à croquer l’action.
«C’est un concours de dessin que je voulais faire!», m’a avoué Carole Lebel.
C’est elle qui a eu l’idée folle de réunir des artistes en arts visuels autour d’une partie d’improvisation. Une douzaine de ses collègues ont répondu présent et tous ceux rencontrés ont adoré l’expérience!
À la base, l’idée se voulait un peu plus compétitive… Une équipe d’impro de la Haute-Yamaska (la Buck du Pub du Village) contre une équipe de Brome-Missisquoi (la LIV de Sutton).
À cela on ajoutait une équipe d’artistes de la Haute-Yamaska et une équipe d’artistes de Brome-Missisquoi «avec des coachs», ajoute Carole.
On sent déjà l’esprit de compétition…
Finalement, le manque de temps n’a pas permis de coordonner le tout comme on le souhaitait, mais le résultat a plutôt produit une rencontre d’artistes festive et des plus agréables.
La partie d’impro et la partie de dessin se sont déroulés mercredi soir dernier dans la galerie Boréart. Le tout sous l’oeil du caméraman Serges Ruel. Le lendemain, un vernissage a permis au public d’observer la production, étonnamment fructueuse des illustrateurs.
Ce qui en ressort, c’est d’abord l’unicité et la signature de chacun des participants.
Au premier coup d’oeil on recconnaît le coup de crayon derrière l’oeuvre. On sent aussi tout le plaisir et l’esprit ludique derrière le projet.
Un beau moment que l’on espère voir reproduire. Sous sa même forme ou sous une autre? Ça reste à voir!
Norman Brooke, Noëlla Bellefeuille, Johan Bérubé, Gérard Desrochers, Monique Genest, Carl Gobeil (gob), Éric Lajeunesse, Carole Lebel et Claire Poiré ont pris part au jeu pour la Haute-Yamaska. Lucie Champoux, Jean-Pierre Chansigaud, Stéphane Lemardelé et Sanders Pinault ont fièrement représenté Brome-Missisquoi.
Cliquez ici pour voir toutes les photos de l’événement.
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8 décembre 2010
 Gilles Carle dans les bras de Chloé Sainte-Marie. (Photo Pierre Dury)
Rencontre avec Chloé Sainte-Marie, rencontre posthume avec Gilles Carle, incursion à l’intérieur d’un couple encore très fort, au-delà de la mort.
Parce que c’est lui est une exposition présentée au Marché Bonsecours à Montréal et qui va partir en tournée pour quatre ans partout au Québec, au Canada et peut-être même en France.
Lui, c’est Gilles Carle. Cinéaste, on le sait. Peintre aussi, on le savait aussi. Ce qu’on ne savait peut-être pas, c’est à quel point il était artiste jusqu’au bout des cheveux. Combien aussi il était amoureux de sa muse. Captivé par elle.
Elle, c’est Chloé Sainte-Marie. Chanteuse, on le sait. Actrice aussi, et on le savait aussi. Ce qu’on ne savait peut-être pas, c’est à quel point elle s’est donnée toute entière au «maître d’oeuvre de sa vie», comme elle l’a elle-même écrit… sur une note que l’on peut trouver à l’expo.
Parce que c’est «eux», donc, le couple mythique qu’ils sont devenus, l’exposition que l’on peut qualifier d’hommage à Gilles Carle vaut le détour par le Vieux-Port de Montréal.
«Gilles Carle appartient à tous les Québécois», m’a dit Chloé Sainte-Marie au cours de notre entretient, vendredi dernier. «C’est lui qu’ils viennent voir ici. Ils se demandent Qu’est-ce qu’il a encore fait qu’on n’a pas vu?»
Ce qu’il a fait, je crois, c’est ouvrir les derniers tiroirs de sa vie. Ouvrir au public, sans pudeur, la beauté de celle qu’il aimait. Celle avec qui il a joué pendant les 29 dernières années de sa vie. Peut-être l’oeuvre d’une vie, justement.
Sa muse, il l’a photographiée des milliers de fois, voire des dizaines de milliers de fois. Il l’a dessinée autant de fois. On se demande s’il la quittait des yeux. C’est elle aussi qu’on va voir au Marché Bonsecours.
Dans chacune des pièces, on s’imprègne d’une vie à deux que l’on devine pleine de création, de complicité folle, touchante. «Je n’ai jamais vu Gilles contempler un coucher de soleil… il était toujours dans l’action», assure sa douce moitié.
Comme on a transporté leur cuisine, leur salon et une foule d’objets de Saint-Paul-d’Abbotsford, on plonge vraiment dans leur quotidien, leur bulle.
Merci à Chloé pour sa générosité, merci à Gilles pour son génie. Et vous, courez au Marché Bonsecours si ce n’est déjà fait.
À lire aussi, l’Entrevue de la semaine avec Chloé Sainte-Marie dans l’édition du 8 décembre de l’Express et sur granby.enregion.ca.
11 août 2010
 Gob et son interprétation du «faux bonheur» publicitaire... (photo Yanick Melchior)
La ballade aux Couleurs urbaines fait partie de mes activités estivales depuis sept ou huit ans. Chaque fois, le même constat s’impose: il n’y a pas un, mais deux symposiums. Et j’oserais ajouter… une chance!
D’abord, il y a ce que certains artistes (cyniques?) appellent les «Baie St-Paul», c’est-à-dire les paysagistes, naturalistes, aquarellistes académiques dont on cherche l’originalité.
Des fleurs, des montagnes et des bonnes soeurs en patin…
Par contre, ce type de peinture plaît beaucoup. Et on ne peut nier qu’une importante masse de visiteurs viennent justement pour cette offre d’art.
Lorsqu’on ouvre l’oeil toutefois, il est possible de trouver un autre type de créateurs. Un travail plus marginal, plus contemporain, plus… dérangeant.
Pour une cinquantaine de «Baie-St-Paul» on compte un peu plus d’une dizaine de peintres qui osent, qui déploient leur propre univers, une signature originale. Sauf que les visiteurs en ont peur!
En faisant ma tournée samedi matin, je rencontre Gob. Un artiste dont j’ai déjà couvert l’exposition chez Boréart. Son truc à lui, c’est de parodier le «faux bonheur» dont la publicité nous asperge.
«Celle-là c’est une pub pour vendre un condo, regarde comme il a l’air heureux dans son condo!», me lance-t-il.
Il s’appelle Carl Gobeil et est architecte. Mais il a aussi ce côté obscur du peintre qui tend vers le graffiti et qui écoute Radiohead dans le tapis, avec son petit sous le bras «parce que c’est la seule façon pour qu’il arrête de pleurer.» …si jeune et déjà de la graine d’artiste.
-Comment c’est ce matin? Les gens s’intéressent?
-Les gens passent! Ils passent… Je pense que je leur fais peur!
Plus loin, je tombe sur Cora, elle enseigne les arts plastiques au secondaire dans les Laurentides. Son truc à elle, amalgamer peinture, collage et photo. Génial.
Au moment où je lui parle, il y au moins 1000 personnes sur le site…
-Et puis comment ça se passe, est-ce que les gens arrêtent?
-Les gens passent… Mais si je ne leur explique pas, ils n’arrêtent pas!
Voilà. Bravo aux Couleurs urbaines pour s’ouvrir à la marge. Reste maintenant à ouvrir les yeux des passants.
Pour voir toutes les photos des Couleurs urbaines, cliquez ici.
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27 juillet 2009
 Andréanne A. Malette, tête d'affiche de la première édition du Festival local de la chanson de Granby.
On dit d’un festival qu’il devient important, voire majeur, à l’apparition d’un «off». Un alter-égo délinquant, grinçant, dans le champ gauche créatif. Cette semaine, on a peut-être assisté aux premières bribes d’une «off culture» granbyenne.
L’apparition d’événements artistiques marginaux est la preuve d’un milieu culturel vivant. Quand tout tourne autour de l’officiel, de l’institutionnel, on perd la spontanéité si nécessaire à la création.
Si mince soit-elle, la lueur d’une mobilisation «underground» granbyenne a de quoi réjouir n’importe quel amoureux de découvertes musicales ou visuelles.
Bien sûr, les groupes obscurs de musique rap ou hardcore sont légions ici comme ailleurs. Mais, le mouvement dont on parle n’a rien à voir avec les rassemblements de garage, bien que ceux-ci soient des rampes de lancement non-négligeables pour plusieurs artistes.
Ce samedi, deux événements «off» se sont tenus en même temps à Granby.
Pendant que le symposium Couleurs Urbaines battait son plein devant la galerie Boréart, un autre vernissage avait lieu plus haut sur la rue Principale, au restaurant Le Plato.
«Tu peux dire que c’est un off-Couleurs Urbaines et ce ne sera peut-être pas la dernière fois qu’on fait quelque chose comme ça», m’a lancé Joannie Chartier une peintre exposante et initiatrice du projet.
Tout à fait modeste, le petit rassemblement a accueilli une cinquantaine de personnes qui ont pu jeter un oeil sur les oeuvres abstraites de deux jeunes artistes.
Ajoutez à cela un musicien émergeant en Alex Nevsky et vous avez toutes les caractéristiques d’un «happening» marginal.
En soirée, au Pub du village, on a donné le coup d’envoi du premier Festival local de la chanson de Granby. Un off-FICG? Pas tout à fait, puisque le grand frère ne se met en branle que le 9 septembre, mais l’idée est bonne…
 Louis et un de ses Chromatiques.
Le menu comptait sur Daniel Laliberté, Louis et les Chromatiques, Andréanne A. Malette et Éric Alexis, aussi organisateur de l’événement.
Quatre artistes locaux pour faire un clin d’oeil à la venue d’artistes du monde francophone au FICG.
Avec quelques modifications, on pourrait bien créer quelque chose d’intéressant. En déplaçant l’événement pendant le FICG et en relevant la carte avec la crème des musiciens locaux, on aurait vraiment un «off» dérangeant.
Disons que pour la première édition, on avait une excellente prise avec Andréanne A. Malette et un habitué du pub avec Louis et les Chromatiques, mais la relève locale recèle de nombreux autres trésors.
À écouter:
Andréanne A. Malette sur MySpace
Louis et les Chromatiques sur MySpace
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 Joannie Chartier et Vicky Eve Poirier étalent leurs créations sur les murs du Plato jusqu'au 25 août.
À la question «où étiez-vous samedi dernier?», vous êtes mieux de ne pas me répondre «à la maison», car je pourrais être méchant!
De toute l’offre d’événements culturels de l’année, la journée du 25 juillet représente le point culminant. Le sommet où tout converge en peinture, théâtre et musique.
Couleurs urbaines, Festival des percussions de St-Césaire, Musique en Vue à Cowansville, Festival local de la chanson de Granby, Hollywood mélodies, tous les théâtres d’été en représentation et un petit happening peinture et musique au restaurant Le Plato…
Sans trop vous faire languir, je vous avoue tout de suite que j’ai choisi Le Plato. Vicky Eve Poirier et Joannie Chartier ont organisé un vernissage sans prétention, plutôt festif et tout à fait charmant.
Pour ajouter à la beauté de la chose, l’auteur-compositeur-interprète Alex Nevsky a présenté ses plus récentes créations à un public complice. Pour l’occasion il était accompagné de Jean-Philippe Therrien aux claviers et effets sonores.
Fidèle à lui-même, on a eu droit à des mélodies tantôt langoureuses, tantôt électro, couchées sous des mots pertinents remplis d’images.
 Alex Nevsky est capable de bien belles choses derrière son piano.
Ceux qui n’ont pas encore fait la découverte de cet artiste granbyen auront la chance de le voir dans le cadre du prochain Festival international de la chanson.
Vicky Eve et Joannie n’en sont pas à leurs premiers pas dans le domaine de la peinture. L’une et l’autre peaufinent leur art depuis quelques années déjà.
Joannie Chartier dit se consacrer aussi à l’écriture, elle qui travaille maintenant à partir de sa résidence après avoir occupé un petit atelier de l’Impérial.
Avis aux intéressés, les oeuvres exposées au Plato par nos deux charmantes artistes peintres restent en place jusqu’au 25 août.
À écouter:
Alex Nevsky sur MySpace
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