Hubert Proulx va monter sur la scène du Palace pour la deuxième demi-finale, le 8 septembre.
Par Ugo Giguère
Anecdote à retardement. Conférence de presse du FICG, 18 août, Pub St-Hub. Discussion sur le métier de chanteur et de comédien avec Francine Poitras et Hubert Proulx.
Comme je ne pourrais pas vous reproduire fidèlement l’entretien je vous propose plutôt un compte-rendu.
Hubert tente de m’expliquer pourquoi il se lance en chanson, alors qu’il se trouve dans un temps-mort côté rôles au théâtre ou à la télé. Francine Poitras et lui se connaissent et les voilà qui me racontent comment ils se sont rencontrés.
En fait, Francine a aidé Hubert à travailler sa voix. Et voilà que le sujet bifurque vers le délicat sujet des comédiens-chanteurs ou des chanteurs-comédiens…
Hubert Proulx… il s’en cali***! Comme de biens d’autres affaires, mais le gars est intelligent, il se dit plus acteur que chanteur et souhaite tout simplement être le meilleur possible. Il raisonne à voix haute et dit qu’il y en a eu d’autres avant lui.
France Castel! Une grande actrice… elle chante vraiment bien France Castel. Je veux être comme France Castel…
Voilà, il l’a dit.
Il m’a aussi dit de ne pas le dire… mais là, c’est trop bon.
Les Granbyens s'arrachent les copies du premier album de Salomé Leclerc.
Par Ugo Giguère
On l’a vue et entendue à l’École nationale de la chanson et au FICG 41 en 2009, Salomé Leclerc franchi aujourd’hui une autre étape de sa carrière en lançant son tout premier album Sous les arbres, mais ne le cherchez pas chez Fréquences aujourd’hui!
Il faut croire que le jeune femme a fait bonne impression sur les Granbyens, car les copies dont disposait le seul disquaire de la ville se sont toutes envolées ce matin!
Lorsqu’on s’est présenté sur place pour obtenir notre copie, le propriétaire Érick-Louis Champagne s’affairait à commander d’autres exemplaires… On va prendre ça comme une bonne nouvelle!
Par Mots-clefs :chanson, musique — Ugo Giguère @ 16 h 43 min — Classé dans : Culture
La divine musique occupe toujours l'avant-scène dans l'univers de Gregory Charles... une humilité dont bien des artistes auraient intérêts à prendre exemple. (Photo Yanick Melchior)
Dans le jargon du jockstrap on dit: «No one is bigger than the game». Traduction google: «Personne n’est plus grand que le jeu». En fait, on comprend le concept de laisser son égo dans son casier. Là, vous vous dites: «C’est quoi le rapport entre un jockstrap et Gregory Charles?» Eeeeh…
Non, ce n’est pas l’odeur… Ce que je voulais dire, c’est que ce gars-là est une machine incroyable d’interprétation, d’arrangements, de mémoire musicale. Clairement un génie. Mais un génie qui laisse son égo dans son casier. Voilà.
Gregory Charles laisse cette impression que tout lui est simple, tout lui est facile. Il laisse l’impression que la musique n’a rien de plus compliquée pour lui que d’ouvrir la bouche et de parler. Sauf qu’il ne se met jamais tout à fait à l’avant-plan. La vedette, c’est la musique.
Samedi soir au parc Daniel-Johnson, il y avait plus de 30 000 personnes à ses pieds. Une foule comme ça, c’est plus gros qu’un concert au Centre Bell. Il aurait pu en faire une auto-promo de luxe… il ne l’a pas fait.
Imaginez, le gars lance tout juste un nouvel album, il a 30 000 personnes devant lui, et il n’en parle même pas!
Alors que sa chanson Quand j’ai dit tourne à un rythme ridiculement abusif sur M-105, le gars ne la joue même pas en spectacle! Au lieu de ça, il nous balance en rafale les hits dont tout le monde connaît les refrains par coeur, des années ‘60 à 2011, de la pop sucrée aux riffs de Led Zep.
Si ce n’est pas de l’humilité, dites-moi ce que c’est. Je vous laisse sur ce vidéo d’un bon moment de la soirée, le medley «Rock’n Roll/You got me»… Faites vous plaisir!
La reine du FICG 42, Lisa Leblanc, revient à Granby un an plus tard en tant qu'artiste invitée. On va la voir lors de la 3e soirée demi-finale, sous le chapiteau, ainsi que pour une «apparition» en grande finale. (Photo Bertrand Duhamel)
Par Ugo Giguère
Ça ne fait même pas encore un an. En septembre 2010, Lisa Leblanc rafle tout au Festival international de la chanson de Granby et depuis: le rêve. Une carrière en pleine éclosion dont la prochaine étape va voir naître un tout premier album.
Au bout du fil, la même voix surexcitée, celle qui semble encore venir tout juste d’apprendre qu’elle a gagné Granby. «Salut! C’est Lisa!» Dix minutes plus tôt, on lui envoyait un message pour lui proposer une entrevue, mais si rapide? «Je suis de même, tout de suite sur le piton!»
Donc, cette première année post-Granby? «Ça fait un an que j’ai gagné Granby? C’est tellement incroyable… Ç’a été une année de rêve!» Depuis son triomphe au Palace, l’auteure-compositrice-interprète a entonné sa savoureuse Câlisse-moi là dans plus de 100 spectacles. Dans une année de 365 jours…
«Après Granby, ça roulait! J’ai été six mois dans mon char!», raconte la native de Rosaireville qui a dû déménager ses pénates à Montréal. S’installer dans la métropole a d’ailleurs été un «step incroyable», avoue Lisa. Il faut dire qu’elle avait déjà passé toute l’année ici, loin des siens, alors qu’elle fréquentait l’École nationale de la chanson.
Tournée du ROSEQ avec Bernard Adamus, premières parties de Marie-Pierre Arthur, tournée des festivals, le Québec s’arrache Lisa Leblanc et la principale intéressée ne s’en plaint pas.
«Je ne travaille pas dans un dépanneur, ma job c’est jouer de la musique!», lance Lisa en riant. «Je sais que c’est weird, mais j’ai commencé jeune à faire de la musique. Je fais des shows depuis que j’ai 14 ans», ajoute-t-elle sur un ton plus sérieux.
Tout de même, à 20 ans, vivre d’un métier aussi difficile que celui d’auteure-compositrice-interprète… «Quand je vais avoir 30 ans, je sais que je vais me dire holy shit comment est-ce que j’ai pu faire ça à 20 ans?», convient la jeune femme bien consciente de sa position privilégiée.
Un album signé Louis-Jean Cormier
Et voilà qu’un premier album se prépare. On n’en est qu’à la pré-production, mais quand on connaît un peu le personnage, on se doute que ça va aller vite. Pour réaliser l’enregistrement, nul autre que la voix et l’âme de Karkwa, Louis-Jean Cormier.
«Je lui ai envoyé un email, il a aimé ce que je faisais et il a accepté», confie la rockeuse avec enthousiasme. Comment elle veut que ça sonne? «Ça va être simple, pas très immense, assez raw, ça va être grungy… chunky!» C’est clair non? En fait, c’est rassurant, ça va être Lisa Leblanc.
Un bon nombre de demi-finalistes étaient présents pour la conférence de presse qui a donné le coup d'envoi du FICG 43, le 17 août. (Photo Yanick Melchior)
Par Ugo Giguère
L’été tire à sa fin, on se prépare pour la rentrée et pour la prochaine édition du Festival international de la chanson de Granby! À deux semaines du coup d’envoi des demi-finales, l’Express vous présente les têtes à surveiller en compétition ou en festival.
Dans le cheminement d’un jeune auteur-compositeur-interprète vient l’étape des concours. Cette année, c’est le cas pour la délicate Fleur de peau qui a laissé sa marque à Ma première Place des arts ainsi qu’à Petite-Vallée. Un nom à retenir.
«Je ne veux pas me créer d’attentes. Je veux juste être là et profiter de l’expérience», a-t-elle souligné en marge de la conférence de presse. Sa chanson Parano fait tranquillement son chemin dans les radios francophones publiques et universitaires.
La jeune femme souhaite profiter de la visibilité du FICG pour se dénicher un gérant afin de disposer d’une aide pour l’organisation de sa carrière.
Parmi les participants les plus expérimentés, Mathieu Lippé a parcouru le Canada de long en large, ne manque plus qu’un premier album, ce que le festival pourrait lui permettre de réaliser.
À Granby, il souhaite d’abord se surpasser. «En chanson, on ne peut pas être meilleur que quelqu’un d’autre, ça ne se compare pas. On peut juste offrir le meilleur de soi et c’est ce que je veux», annonce-t-il.
Un visage risque bien de susciter des réactions, soit celui de Hubert Proulx, comédien que l’on a pu voir dans le défunt téléroman Virginie. Sans contrat pour la première fois de sa carrière, il a saisi l’opportunité de revenir à la chanson. «J’ai ressorti de vieilles chansons que j’avais. J’ai enregistré ça, je les ai envoyées au festival et ils ont aimé ça», résume-t-il.
Programmation chargée
Palace, zoo, vergers, stationnement Johnson, Pub du village, Grimoire, Rôtisserie St-Hubert et organismes communautaires, le Festival international de la chanson de Granby continue d’étendre ses tentacules. Pour sa 43e édition, le FICG propose une programmation hors-concours chargée.
Tel que révélé en primeur dans notre édition du 27 juillet, le Zoo de Granby se joint à la programmation du FICG. Vincent Vallières (15 septembre) et Marianne Aya Omac (16 septembre) vont offrir des soirées intimes, acoustiques, dans la savane africaine.
La semaine dernière, le directeur général du festival, Pierre Fortier, a annoncé que tous les billets avaient été vendus pour la représentation de Vallières.
Normand Brathwaite, porte-parole de l’édition 2011, va donner le ton de la deuxième semaine de festival avec un spectacle rempli d’invités. L’événement qui devrait être des plus festif aura lieu au Palace, le 24 septembre à 19h30.
Un peu partout en ville on pourra voir les Lost Bayou Ramblers de Louisiane, le Français Yvan Cujious, ainsi que le retour de Daran.
La francophonie canadienne sera aussi bien nantie avec Philémon Chante, Joseph Edgar, Jimmy Hunt, Ariane Brunet, Cindy Doire, les Frères Goyette, ainsi que les Porn Flakes dont la liste d’invités compte Boum Desjardins, Paul Piché, Loco Locass, Marc Déry, Brigitte Boisjoli et bien d’autres!
Andréanne A. Malette serait-elle le fameux coup de coeur? Je mettrais un petit deux là-dessus! (photo archives)
«1er Méga coup de coeur des juges, cet après-midi, aux auditions de Star Académie à Sherbrooke». Cette petite bombe Internet a été lancée par Stéphane Laporte sur Twitter, mardi. Et c’est là que tout s’emballe… pour Andréanne A. Malette!
Un peu plus loin, l’homme derrière la machine de télévision qu’est Star Académie en a ajouté.
Premier indice, «genre féminin». Deuxième indice, à la suite d’une entrevue avec Sébastien Benoit et Patricia Paquin à l’émission Le Bonheur est à 4h il leur écrit: «À Sherbrooke aussi le bonheur était à 4h, l’heure où A. a auditionné».
Au même moment où tout ça se déroule, quelques fans de Star Académie sont branchés en direct sur les auditions et ils commentent sur le forum Domaine Bleu. Pendant l’audition d’Andréanne, ils sont unanimes (ce qui est rare!) et ils partent même en cavale pour savoir qui elle est!
Voilà une belle vitrine pour l’auteure-compositrice-interprète granbyenne qui a déjà eu l’occasion de vivre un autre buzz intéressant avec l’utilisation de sa chanson l’Autre rive dans le téléroman Yamaska.
«Kenzo» sur le forum écrit: «Oh elle fait presque l’unanimité à ce que je vois, c’est rare.» Et il ajoute: «Wooowww compo en français… Passe directe pour Star Académie»
Dès l’apparition du fameux «tweet» de Laporte, tous s’entendent pour dire que le «MÉGA coup de coeur», c’est Andréanne.
Hier soir, question de rester dans le ton des médias sociaux, j’écris à Andréanne sur Facebook.
- (Moi) La fille qu’on appelle «A» qui a auditionné un peu avant 16h30 pour Star Ac à Sherbrooke…? T’en pense quoi toi de ça?
- (Elle) … Que du bon! C’est la bonne lettre et la bonne heure…
On ne confirme rien. Elle ne sait pas du tout, mais elle ajoute qu’il y a un petit buzz et ça lui fait bien plaisir!
À suivre…
Voici d’ailleurs un vidéo «croqué sur le vif» lors des auditions à Sherbrooke… c’est Andréanne qui met de l’ambiance dans la salle d’attente des auditions.
Je vous laisse aussi le lien vers le vidéo de l’audition d’Andréanne à Star Académie.
Les absents ont toujours tort dit-on. Bien, dimanche soir, beaucoup de gens ont eu tort de ne pas se déplacer au Pub du Village. Oui, je sais… dimanche soir ce n’est pas évident. Et c’est ce que je me disais, mais il faut ce qu’il faut pour se tenir à flot.
Laissant mes pantoufles derrière moi et abandonnant les Chick’N Swell à leur gala de comiques, j’ai bravé la paresse de soirée dominicale.
En fait, nous étions 13 à s’être déplacés au Pub. Treize en incluant le barman, les quatre gars du band et la chauffeuse du camion du band… Donc, y avait pas foule pour le show de Félix Lafrance. Et pourtant, ce gars-là mérite qu’on lui prête attention.
Demi-finaliste de la dernière édition du FICG, il n’est pas passé inaperçu, même qu’il faisait partie d’un lot de candidat qui «auraient pu», passer à la finale. Très sombre dans ses textes et son interprétation, il ne plaît évidemment pas à tous les publics.
Cette semaine, c’est une version beaucoup plus rock à laquelle on a eu droit. Un son pas très loin de ce qu’offre Malajube, mais avec plus de choeurs et d’harmonies vocales. À un moment, il y avait même un fantôme de Offenbach qui semblait habiter la scène.
Ça tombe bien, Gerry devrait revenir à la mode cet été… peut-être juste à temps pour voir émerger un nouveau musicien à côté de la track, sans compromis et habité d’une âme de blues. On sent une certaine rage, un besoin de crier.