13 juin 2011

Citation du lundi… 13 juin

Par Mots-clefs :, , , Ugo Giguère @ 20 h 09 min — Classé dans : Citations

«Mettre un plaster sur l’âme, c’est pas mal difficile»

C’est la mère de Christine, l’un des modèles de l’exposition Des regards aux trente visages qui a glissé cette phrase en parlant de la situation de sa fille. Maladies mentales, dépendances, toxicomanie, mal être, coups durs… chaque parcours d’itinérance a son histoire.

Jusqu’au 24 juin, on peut voir l’exposition des photographes Michel Paquette et Robert Lorange à l’Escale.

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13 mai 2011

C’est la faute à Sarah

Par Mots-clefs :, , , , , , , Ugo Giguère @ 10 h 49 min — Classé dans : Culture

Paris c'est... à l'atrium du Cégep de Granby! (Photo Ugo Giguère)

Paris c'est... à l'atrium du Cégep de Granby! (Photo Ugo Giguère)

À cause d’elle j’ai presque manqué le reste du vernissage. En fait, j’ai passé une bonne demi-heure accroupi derrière un paravent de bois, assis sur un p’tit rebord de fenêtre, caché par un lutrin.

C’est un peu ma faute aussi au fond. Je n’avais qu’à pas poser les yeux dessus… sur le texte je veux dire! Ouais, le texte de Sarah.

Un coup de coeur. Danse Macabre, il me semble. Non, ça ne parle pas de danse, mais macabre… ça l’est un brin.

Mercredi soir, c’était l’exposition des projets des finissants du programme d’arts et lettres du Cégep de Granby – Haute-Yamaska. Comme chaque année, le groupe d’artistes et passionnés d’art a pris d’assaut Paris! Et justement, c’est à cela qu’on avait droit, Paris à travers leurs yeux.

Voilà pour le contexte. C’est là que je suis tombé sur une nouvelle signée Sarah Fontaine. Habituellement, dans les expos, on regarde, on ressent, on interprète, mais on ne lit pas vraiment… On lit les présentations, les bios, les explications, pas des textes littéraires!

Sauf que là c’était comme un piège. Une histoire intrigante, haletante. Une touche de fantastique, de glauque, d’horreur. De l’ironie envers les faux poètes déchus. Un regard sur l’art entre beauté et réalisme. Enfin, une réflexion sur la mort. Une petite.

C’était surtout intéressant de lire la réflexion d’une auteure qui jongle entre «est-ce qu’on écrit beau» ou «est-ce qu’on écrit cru»? La mort c’est romantique… ou la mort c’est terrifiant, triste et dévastateur?

Dommage que vous ne puissiez pas lire son récit… Un véritable scénario accrocheur au suspense nourri… Baveux hein?

Mais il y avait autre chose à l’exposition: photos, toiles, film. Le court-métrage Noir Rubis a fait sensation. Inspiré du Dahlia Noir, campé dans l’industrie mafieuse du marché de l’art et de la contrefaçon, une belle réussite pour le réalisateur Xavier Landry et toute son équipe.

Je vous en parlerais plus longuement, mais à cause de Sarah… je n’en ai pas eu le temps!

Pour voir plus de photos du vernissage, cliquez ici.



11 août 2010

Les deux symposiums Couleurs urbaines

Par Mots-clefs :, , , , Ugo Giguère @ 9 h 43 min — Classé dans : Culture, Granby

Gob et son interprétation du «faux bonheur» publicitaire... (photo Yanick Melchior)

Gob et son interprétation du «faux bonheur» publicitaire... (photo Yanick Melchior)

La ballade aux Couleurs urbaines fait partie de mes activités estivales depuis sept ou huit ans. Chaque fois, le même constat s’impose: il n’y a pas un, mais deux symposiums. Et j’oserais ajouter… une chance!

D’abord, il y a ce que certains artistes (cyniques?) appellent les «Baie St-Paul», c’est-à-dire les paysagistes, naturalistes, aquarellistes académiques dont on cherche l’originalité.

Des fleurs, des montagnes et des bonnes soeurs en patin…

Par contre, ce type de peinture plaît beaucoup. Et on ne peut nier qu’une importante masse de visiteurs viennent justement pour cette offre d’art.

Lorsqu’on ouvre l’oeil toutefois, il est possible de trouver un autre type de créateurs. Un travail plus marginal, plus contemporain, plus… dérangeant.

Pour une cinquantaine de «Baie-St-Paul» on compte un peu plus d’une dizaine de peintres qui osent, qui déploient leur propre univers, une signature originale. Sauf que les visiteurs en ont peur!

En faisant ma tournée samedi matin, je rencontre Gob. Un artiste dont j’ai déjà couvert l’exposition chez Boréart. Son truc à lui, c’est de parodier le «faux bonheur» dont la publicité nous asperge.

«Celle-là c’est une pub pour vendre un condo, regarde comme il a l’air heureux dans son condo!», me lance-t-il.

Il s’appelle Carl Gobeil et est architecte. Mais il a aussi ce côté obscur du peintre qui tend vers le graffiti et qui écoute Radiohead dans le tapis, avec son petit sous le bras «parce que c’est la seule façon pour qu’il arrête de pleurer.» …si jeune et déjà de la graine d’artiste.

-Comment c’est ce matin? Les gens s’intéressent?

-Les gens passent! Ils passent… Je pense que je leur fais peur!

Plus loin, je tombe sur Cora, elle enseigne les arts plastiques au secondaire dans les Laurentides. Son truc à elle, amalgamer peinture, collage et photo. Génial.

Au moment où je lui parle, il y au moins 1000 personnes sur le site…

-Et puis comment ça se passe, est-ce que les gens arrêtent?

-Les gens passent… Mais si je ne leur explique pas, ils n’arrêtent pas!

Voilà. Bravo aux Couleurs urbaines pour s’ouvrir à la marge. Reste maintenant à ouvrir les yeux des passants.

Pour voir toutes les photos des Couleurs urbaines, cliquez ici.