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22 septembre 2010
Vendredi après-midi. Ma belle-soeur revient d’un voyage à Boston et a de la difficulté à reconnaître le centre-ville de Farnham.
La rue Saint-Paul est éventrée par de la machinerie lourde et un barrage policier bloque la circulation automobile sur la rue Principale. En s’approchant, elle constate la présence de nombreuses ambulances et auto-patrouilles de la Sûreté du Québec. Un périmètre de sécurité a été érigé et tient les curieux à distance. «Il est sûrement arrivé quelque chose de grave», se dit ma belle-soeur.
Cette dernière prend le téléphone et me passe un coup de fil. Je lui communique les maigres informations que la relationniste de la SQ a bien voulu me fournir. Un homme de 28 ans a été attaqué, à son domicile, à l’aide d’un objet «piquant». Malgré des blessures importantes, on ne craint pas pour sa vie. Trois ou quatre personnes se trouvaient à l’intérieur de l’appartement et ont tout vu. Les enquêteurs s’affairent actuellement à recueillir leur témoignage.
Confessions d’un proche
Je refile également à ma belle-soeur les détails que j’ai pu obtenir auprès du «chum» de la mère de la conjointe de la victime. La dame et son conjoint étaient attablés au Valentine lors de l’agression et n’ont pas mis de temps à rappliquer. Ils ont pris en charge le bébé de la victime et font les cent pas le long de la bijouterie Robitaille en attendant que leur fille ait terminé son témoignage.
Mon informateur me révèle qu’une chicane anodine, tout ce qu’il y a de plus banal, serait à l’origine de cet incident. Une paire de ciseaux aurait servi à l’agression. Il ajoute que l’agresseur est un proche de la famille et me révèle même son nom. «On ne sait pas trop ce qui lui a pris. Personne n’a rien vu venir…», poursuit-il.
La presse et les médias électroniques s’emparent de l’affaire. Il y a belle lurette que Farnham n’avait pas fait les manchettes des journaux et alimenté les bulletins de nouvelles.
On apprendra par la suite que le principal suspect, un Farnhamien de 20 ans, s’est présenté au poste de la SQ quelques heures plus tard. La police l’a interrogé et l’a placé sous bonne garde en attendant sa comparution au palais de justice de Granby.
Au second plan
En début de semaine, le suspect se présente au tribunal sous escorte policière. Les procédures judiciaires seront toutefois suspendues pour quelques jours, le temps de déterminer si l’individu est apte à comparaître.
Dans les journaux, le dossier est relégué au second plan. À peine un petit entrefilet dans un quotidien de la région. Comme quoi, toute nouvelle est éphémère et doit céder la place à autre chose. C’est la loi du marché de l’information qui, elle, est dictée par la demande des lecteurs et auditeurs.
La famille concernée retourne également dans l’ombre, pour quelques jours, en attendant la suite des événements. Même si le sang a fini de couler, la «douleur» est sans doute encore vive chez les proches de la victime et de l’agresseur.
La vie d’une famille a été chamboulée, contre toute attente, en l’espace de quelques secondes. La suspension des procédures judiciaires lui accorde un peu de répit mais ce n’est que partie remise. Le suspect doit retourner au tribunal dès lundi et la presse sera au rendez-vous. Une histoire à suivre!
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Une distance qui donne froid dans le dos
Quelque part en Colombie-Britannique, un gros party.
Une adolescente est sortie du party, et se fait violer par « cinq à sept » hommes. Il semble qu’on l’ait droguée. Quelqu’un prend des images, les met en ligne. Indignation, enquête…
Quelque part à Toronto, je crois, un jeune met en ligne un jeu vidéo gratuit sur le thème de l’attaque au Collège Dawson en septembre 2006. Indignation, enquête… mais il n’y a rien d’illégal. Devant la colère de la mère de la jeune fille qui y a perdu la vie, l’auteur du jeu a accepté de le retirer, semble-t-il. Et a même présenté des excuses à la famille. Quelle grandeur d’âme, remercions-le pour sa sensibilité !
Pour revenir à la Colombie-Britannique, les policiers ont arrêté, puis relâché (pour l’instant) un jeune garçon de seize ans, celui qui aurait pris et diffusé des images de la scène. Et les images ont été retirées d’Internet.
Sauf que les images ressurgissent. Les faire circuler est un geste criminel. Si vous enfoncez la touche « Envoyer », vous êtes passibles d’accusations.
Voir et faire circuler de telles images est criminel. Le fait d’être chez soi, derrière son ordinateur, ne nous rend pas moins responsables. Il faut vouloir aller chercher l’image, et ce faisant on participe. Mais il y a la distance… d’aucuns diront qu’il s’agit de curiosité, qu’ils veulent juger, etc… ils se détachent. De toute façon, le tout s’est déjà déroulé, et ce n’est tout de même pas eux qui ont posé ces gestes.
Bon, plus près, il y a celui qui capte les images. Il a devant lui une scène réelle. Mais son réflexe est de capter les images pour les mettre en ligne. Il met une distance entre lui et ce qui se déroule à l’aide de son cellulaire. Et puis, après tout, que pouvait-il faire ? Il n’a pas commis ce crime.
Ultimement, il y avait bien quelques gars qui attendaient leur tour. Plus on s’approche, moins on comprend. L’un d’entre eux aurait pu avoir un éclair de lucidité, réaliser ce qu’ils faisaient, tenter d’arrêter le tout… Mais sans doute diront-ils qu’ils étaient sous l’effet de quelque chose, et que comme certains l’ont déjà suggéré, que la victime était consentante.
Jusqu’à ce que ce soit leur tour. Je souhaite sincèrement que cette jeune fille s’en tire sans trop de séquelles.
Le plus révoltant dans cette histoire demeure le viol. Le détachement et la distance de tout ce débat autour des images et de leur diffusion me donnent froid dans le dos.
Pour joindre notre chroniqueur: rchampoux@bell.net
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21 septembre 2010
Si Lac-Brome (et Knowlton) souhaite retrouver sa popularité d’antan, c’est grâce à des événements simples et chaleureux tels Canard en Fête.
Ce festival de la bonne bouffe, qui a effectué une belle remontée au fil des ans, a su trouver sa niche. Plus que jamais, cette année, les organisateurs ont opté pour un marché en plein air aux dimensions humaines, avec de petits trésors cachés et une belle variété de produits du terroir.
Le site, complètement remanié – exit le grand chapiteau – , plait à une belle majorité d’exposants et de visiteurs, provenant en général de l’extérieur de la région.
Et lors de mon passage, samedi après-midi, le soleil était au rendez-vous. De quoi faire sourire un peu tout le monde!
«C’est ma première expérience à Canard en Fête. Je suis agréablement surprise de l’intérêt pour notre kiosque, avec entre autres notre bière à la citrouille qui semble bien populaire!», mentionne Tanya Comeau, de la microbrasserie McAuslan, bien connue pour la fameuse St-Ambroise.
«Les gens qui arrêtent nous voir, pour la plupart des touristes, sont curieux de découvrir nos produits. Ils sont souvent agréablement surpris de la qualité de nos produits», témoigne de son côté Marie-Rose Simeone, du verger et vignoble Val Caudalies, de Dunham.
«J’aime bien la manière dont le site est aménagé. Les gens peuvent ainsi mieux circuler et venir nous voir. Et plusieurs reviennent nous acheter un petit quelque chose. Ça s’annonce très bien», renchérit Herminie Rocan, de Divine Olive.
Avec en plus divers spectacles – dont l’accordéoniste Marie Madore, de Sutton – , la petite fermette (qui a un très grand succès auprès des enfants… et de leurs parents!) ainsi que les démonstrations culinaires, Canard en Fête a de quoi faire passer un bel après-midi.
Et c’est de plus l’occasion de redécouvrir Lac-Brome, qui sera prochainement sous les feux de la rampe avec le tournage de «La Petite Séduction», avec comme invitée spéciale Pénélope Mcquade.
Canard en Fête sera de retour samedi et dimanche, avec entre autres la traditionnelle course de canards. Pourquoi ne pas y faire un tour, surtout si vous ne connaissez pas l’événement?

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15 septembre 2010
Parler du cancer, ça va. Fréquemment, les médias relatent l’achat de nouveaux équipements, des avancées de la recherche ou des campagnes de sensibilisation et/ou financement. Mais ça peut parfois être difficile d’aborder le sujet si l’on a des proches atteints… ou encore, si l’on est soi-même atteint, car parler de son cancer, il faut le faire. Et Véronique Lettre le fait très bien dans son livre Plus fou que ça…tumeur!, paru le 24 août dernier, aux éditions Stanké.
C’est par une journée de ski dans notre région que son histoire s’amorce. Une simple chute lors de sa dernière descente a changé le cours de sa vie. D’une hémorragie cérébrale, elle se retrouve avec un diagnostic de cancer au cerveau, une tumeur-araignée, de grade 4 (sur une échelle de 4, le chiffre que l’on ne veut pas entendre son médecin prononcer). Opération, radiothérapie, chimio et perte de cheveux se succèdent. On suit l’auteur dans ses traitements, dans ses rencontres avec de multiples spécialistes, dans ses pensées, dans son quotidien, dans ses bonnes journées, comme dans ses moins bonnes.
Dans ses écrits, Véronique Lettre ne fait pas pitié. Avec son cancer cérébral, cette jeune publicitaire de 37 ans et mère de deux jeunes enfants aurait pu tomber dans le misérabilisme et le pourquoi moi?. Toutefois, elle a joué la carte de la vie. Elle a écrit le livre qu’elle aurait aimé lire lorsque le juge de la vie a donné son verdict: cancer. Au lieu de s’apitoyer sur son sort, elle a ouvert son ordinateur et a pianoté sur son clavier. Sa mère, grandement présente dans sa vie et dans sa bataille, signe également ce livre.
Véronique Lettre sait que le mal qui la ronge est incurable. Elle sait que la grande faucheuse peut se pointer n’importe quand et sans rendez-vous. Tout de même, son humour et sa façon de voir les choses font que ce livre se dévore de la première à la 256e page, préface, prologue, postface et remerciements inclus (chose, je dois l’avouer, je ne lis jamais, mais que là, j’ai lu). À travers les pages et les courts chapitres, on passe du rire au questionnement, dans le temps de le dire. On peut l’affirmer, son livre fait réfléchir. Réfléchir sur la vie, sur la mort, sur le quotidien qui continue, sur le regard de la société face au cancer, une maladie invisible comme elle le dit si bien.
Hausse de 30%
La lecture de ce livre, le week-end dernier, m’a fait réfléchir, sur le cancer, sur la vie et sur le système de la santé, entre autres. D’autant plus que le 13 septembre dernier, le Centre hospitalier de Granby (CHG) a inauguré sa nouvelle salle de mammographie comprenant quatre nouveaux appareils pour le dépistage du cancer du sein.
À cette conférence, on a également annoncé que, dans les prochaines années, le nombre de cancer, tout type confondu, allait augmenter de 30%. La santé publique a-t-elle un plan? Outre les outils de promotion et de prévention (comme le défi 5/30), on indique que l’on va évaluer la situation d’année en année en ce qui a trait à la fameuse règle de l’offre et de la demande. Quoique l’on ne demande pas d’être atteint d’un cancer, il reste que l’on demande de subir des examens de routine et parfois plus approfondis lorsque quelque chose cloche. Ces tests, dans plusieurs cas, vont amener le fatidique diagnostic.
Plus de personnels et plus d’équipements pour empêcher que le temps d’attente augmente avec le nombre de cancer? Il semble que ce soit non pour le moment. Il faut évaluer, dit-on. C’est une politique de courte vision. On le sait tous que les coûts d’appareils sont exorbitants, par exemple, pour les quatre appareils qu’a inauguré, le 13 septembre dernier, le CHG, la facture s’élève à 1 020 000$. Je comprends que l’on ne veuille pas jeter de l’argent par les fenêtres pour acheter un trop-plein d’équipements et que finalement on en est plus besoin (les vaccins de la grippe A(H1N1), ça vous sonne une cloche?), mais il y a 15 ou 20 ans, la cause numéro un de mortalité était les maladies cardiaques.
Maintenant, c’est le cancer. Je sais qu’il faut mourir de quelque chose(!), mais pour moi, mourir dans la trentaine, dans la quarantaine ou dans la cinquantaine, c’est beaucoup trop tôt. Et les spécialistes sont clairs, un dépistage précoce équivaut presque à un aller simple pour la vie.
Or, j’ai bien peur que lorsque la santé publique analysera qu’il est grand temps que la société ait plus d’équipements pour dépister le cancer, il faudra attendre plusieurs années afin que de formidables organisateurs comme celles de Marchons pour nos nichons réussissent à amasser suffisamment de fonds.
Pour le moment, on dit que le rire est une formidable thérapie. Comme l’écrit Véronique Lettre, «Le cancer, ce n’est pas drôle. Mais mieux vaut en rire qu’en mourir. Alors, prenez le parti d’en rire avec moi!».
Plus fou que ça… tumeur!
Par Véronique Lettre et Christiane Morrow
Éditions Stanké
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 Les vrais rois du stade...les Incroyables!
À Montréal, les amateurs de football ont leurs moineaux (…Alouettes!!!). À Granby, on a les Incroyables. Rien à faire un samedi ou un dimanche matin? Prenez une petite marche de santé jusqu’au parc Jean-Yves Phaneuf. Les petits gars vont vous offrir un bon divertissement…sportif.
«Au Québec, c’est le hockey…l’hiver pis le soccer…l’été». La légendaire cassette…on la connaît tous. À Granby, on a notre propre version. On y ajoute…«et à l’automne, c’est le football».
Pour ceux et celles qui pensent qu’il n’y a que le football professionnel dans la vie. Allez voir les Incroyables. Les benjamins, cadets et les juvéniles donnent une très bonne leçon de football scolaire 101.
En plus des joueurs, il y a tout le décorum entourant le match. Les meneuses de claques, l’annonceur maison, les chaîneurs, le tableau indicateur, les arbitres et sans oublier les parents qui scandent à n’en perdre la voix «offense»…«defense» pendant deux demies. Tous les ingrédients sont réunis pour passer du bon temps au grand air.
Et le site du parc Jean-Yves Phaneuf? Les visiteurs se pincent lorsqu’ils arpentent le tapis vert synthétique. Chanceux à Granby diront-ils à l’unisson!!!
Comme tout sport organisé, les jeunes comptent sur la présence d’adultes passionnés pour leur enseigner les rudiments de la discipline. Du côté des Incroyables, ce mandat revient à Jean Jr Petit, Benoît Penelle et à Claude Lessard. Chapeau à ces messieurs qui consacrent du temps et du temps, à faire des x et des o sur le tableau et à encourager leur troupe respective, et ce, beau temps, mauvais temps.
Le meilleur spectacle en ville? C’est les Incroyables…les rois du stade…qui l’offrent. Faites vite le calendrier local ne compte que quatre matchs.
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14 septembre 2010
Alors que je m’apprêtais à revenir de vacances (j’étais en Gaspésie), on m’a avisé que deux billets étaient disponibles pour dimanche, pour le concert-bénéfice de Gregory Charles et le Collège Vocal de Laval à Frelighsburg, afin d’épauler le Camp Garagona.
Je n’ai bien sûr pas hésité. La chorale est dans le top 10 mondial en catégorie «mixte»… et on connaît le talent et l’énergie de Gregory Charles sur scène.
Avec en plus en toile de fond la magnifique église Bishop Stewart Memorial, l’organisation menée de main de maître par le Domaine Pinnacle (commanditaire majeur) et l’équipe du Camp Garagona sur place, cet événement était déjà calibré «beau moment de mon été».
Deux jours après le spectacle, je rectifie le tir. C’est en fait «un des meilleurs moments de mon été».
Gregory, qui demeure à Dunham depuis quelques années, était particulièrement inspiré. Il a réussi à surprendre à quelques reprises sa chorale, formée de jeunes chanteurs très enthousiastes. Un de ceux-ci, Jason McNally (louangé par Gregory Charles lui-même après le concert), a une gueule de star et une voix hors du commun… À suivre!
Quant au répertoire, c’était des plus variés . Quelques airs sacrés, deux airs des Beatles (le groupe favori de Gregory, je crois), du Michel Fugain, du Édith Piaf… et même une chanson des Classels! Improvisation et plaisir étaient solidement au rendez-vous. Et nos artistes ont dépassé de beaucoup la durée prévue – qui était d’environ 75 minutes – … mais peut-on vraiment être surpris?
À bâtons rompus, après sa prestation, Gregory a rencontré la majorité des spectateurs, avec une grande générosité. Il a souvent répété qu’il était heureux de vivre à Dunham et que ce serait bien de s’impliquer éventuellement (si son horaire lui permet!) dans d’autres événements de la région. Ce n’est certes pas tombé dans l’oreille d’un sourd, si on en croit une des organisatrices de Festiv’Art, Ninon Chénier, qui affichait un large sourire!
Bref, une manière fort agréable de célébrer le 10e anniversaire du Domaine Pinnacle – le chef de file mondial en production de cidre de glace – , tout en procurant une visibilité extraordinaire au Camp Garagona, qui a bien besoin de tous les montants accumulés afin de remettre ses installations à neuf.
«Je suis sous le choc, tellement c’était bon!», se plaisait à dire Hélène Sactouris, directrice du camp, encore sur un nuage d’avoir assisté à un si beau spectacle. Espérons que Gregory Charles aura le goût de recommencer l’expérience dans notre beau coin de pays.


Après un été des plus animés, l’automne arrive à grands pas. Le soleil se fait plus timide, mais bon ne critiquons pas… Avouons qu’en 2010, il a été généreux.
Avant d’entreprendre l’automne, deux événements incontournables – pour diverses raisons – ont pimenté le week-end de la Fête du travail de bien des gens dans Brome-Missisquoi.
Chapeau à l’équipe de Festiv’Art qui, malgré la grisaille, ont attiré tout près de 15 000 visiteurs. Ce n’est pas un record, mais c’est plus que respectable.
Bien que la foule n’était pas très dense lors de mon escapade à Frelighsburg, le samedi (4 septembre), j’ai vu de nombreux artistes et artisans fort talentueux. Pour plusieurs d’entre eux, Festiv’Art demeure l’événement numéro un de leur été.
Marie-Claude Lord – connue jadis sous le nom de «Miss Tout Croche» avec ses vêtements recyclés agréables au toucher – , de Dunham, est également une peintre et une graveuse de premier ordre.
Celle que l’on reverra d’ailleurs lors de la Tournée des 20 – qui s’amorce ce week-end – a adoré son expérience à Frelighsburg. «Le contact avec les visiteurs, de même qu’avec les autres artistes, est vraiment très enrichissant», confie-t-elle.
Quant à Nicole Gélineau, une illustratrice de Bromont, c’était sa 7e présence au Festiv’Art. Un plaisir toujours renouvelé, dit-elle.
«On parle avec plein de gens intéressants. Et je réalise toujours quelques bonnes ventes. Le Festiv’Art, c’est un événement crédible et bien organisé», assure-t-elle.
Peut-être que les nuages (et la pluie) ont eu raison des musiciens ou de l’ambiance générale, lors de mon passage au centre du village? J’espère un peu plus de «drive» l’an prochain. Mais pour l’événement lui-même, bravo au comité organisateur.
***
Le Brome Fair (oups, parlons français… Exposition de Brome!), c’est un véritable retour dans le passé.
Certains parlent de «redneck party» par excellence, mais je trouve le terme péjoratif. Je préfère évoquer l’aspect campagnard sympathique de Brome-Missisquoi, dans toute sa candeur.
Oui, l’Expo de Brome est prévisible et ne sort pas toujours des sentiers battus. Les manèges, le défilé, les poules, les moutons et les chevaux, la barbe à papa… Mais comme pour de bonnes vieilles pantoufles, ce qui est confortable est aussi apaisant. Et je me suis senti très bien tout au long de mon séjour là-bas.
Deux amis à moi, Ève et Pierre-Olivier, en étaient à leur première expérience. Il fallait voir leurs yeux brillants, pour des raisons différentes…
Pendant qu’Ève s’émerveillait devant des pièces d’artisanat ou une dame expert en tricot, son amoureux profitait tout bonnement de l’ambiance carnavalesque qui règne sur le site.
Que l’on soit citadin ou «rural», l’Expo de Brome est le lieu parfait pour voir ou revoir des gens, en laissant son stress à la maison. Encore cette année, avec plus de 40 000 (48 000 selon certains!) personnes qui ont assisté aux quatre jours d’activités, on peut sans crainte alléguer que c’est une tradition qui est loin de s’estomper.
P.S. Pardon du retard pour ce texte… J’étais en vacances en Gaspésie la semaine dernière!


 
8 septembre 2010
Quel est sujet de l’heure au Québec? La commission Bastarache? La prochaine saison d’Occupation Double? Non, non, non!!! Vous êtes tous dans le champ gauche. Je parle bien entendu de la possible résurrection des Nordiques dans un Colisée «flanc banc neuf». Je rêve…
Depuis les derniers mois, le défunt chandail bleu et blanc connaît un regain de popularité au Québec. Les nostalgiques de l’époque du «Tigre Bergeron», des frères Stastny, de Michel Goulet…et de «Badaboum» jubilent à l’idée de revoir du hockey de la LNH dans la Vieille Capitale.
Hier, le premier ministre Jean Charest a donné la tape dans le dos qu’attendait le maire de Québec, Régis Labeaume, depuis fort longtemps. Une contribution gouvernementale qui paiera 45 % de la note reliée à la construction d’un nouvel amphithéâtre estimée à 400M $. La rondelle est maintenant sur la palette de Stephen Harper!!!
Pour les opposants à l’injection de fonds publics dans le sport professionnel, la renaissance des Nordiques leur donne l’occasion de se manifester une énième fois. Leurs arguments….la santé, l’éducation, la santé, l’éducation et encore la santé et l’éducation. Leur position se défend tout comme celle des partisans favorables à la venue des Bleus.
Laissons les millions de côté et rêvons un peu. Le retour d’une équipe de la LNH à Québec créerait un «buzz» instantané. Les ex-partisans des Nordiques seraient de nouveau dans le cirque géré par Gary Bettman. Qui L’eût cru! Le monde médiatique québécois profiterait à leur tour de la manne. Les réseaux de télé, les journaux, les stations de radio, Internet et compagnie salivent déjà à l’idée de revoir du hockey à Québec.
Ce «buzz» influencerait également les hautes instances du 7e étage à l’autre bout de la 20. Avec de la compétition, le «Bleu, Blanc, Rouge» ne pourrait fermer les yeux sur le fait francophone et se contenter seulement de deux dignes représentants de la belle province dans son alignement (Maxim Lapierre, Mathieu Darche et….).
Rien de mieux qu’une bonne vieille guerre verbale pour raviver les passions. Avez-vous déjà oublié les mots de bienvenue que s’échangeaient Jacques Lemaire et Michel Bergeron? Et les fameux matchs aller-retour dans le temps du jour de l’An? Canadiens de Montréal vs Nordiques de Québec. Les amateurs y croient.
Les millions pour un nouveau Colisée sont sur la table. Ottawa doit donner à son tour remettre son chèque pour la réalisation du projet. Pour le moment, aucun signe de vie des conservateurs. La pression est toutefois forte.
Mettons de côté le jeu politique et attardons-nous à la LNH. Gary Bettman s’est entêté à vendre le hockey aux États-Unis dans les années 90 avec les résultats que l’on connaît. Nashville, Phoenix, Floride et Atlanta sont quelques exemples de concessions moribondes qui ont vu le jour sous le règne de Gary. À Québec, on a réussi à remplir le vieux Colisée…un dimanche soir…d’amateurs prêts à assister à un match d’une ligue de garage (vous savez la série Montréal-Québec). Québec…une ville de hockey? Est-ce qu’il y une personne qui doute encore? Les partisans sont au rendez-vous. Il ne manque que le temple et l’équipe. Je rêve encore…
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