30 septembre 2010

L’homme de tous les défis

Par Mots-clefs :, , Claude Hébert @ 13 h 46 min — Classé dans : Actualité

Il y a de ces rencontres qui vous marquent et vous font dire que le journalisme est sans doute l’un des plus beaux métiers au monde. Mon dernier entretien avec l’alpiniste Gabriel Filippi en est un bel exemple.

J’avais déjà échangé avec Gabriel Filippi, par courriel, au début des années 2000. Le compte-rendu de sa première ascension de l’Everest m’avait vivement impressionné. Mais je ne l’avais encore jamais rencontré.

L’ex-Cowansvillois s’est pointé  vers 7h45  dans un petit café de Cowansville. Je suis arrivé quelques minutes plus tard. Nous avions rendez-vous à 8 heures car mon interlocuteur  devait rencontrer les élèves de l’école primaire Saint-Léon vers 9 h30.

Au beau milieu du resto, j’aperçois un type mince et élancé, fin quarantaine, au regard vif et assuré. Il paraît en grande forme, mais on devine qu’il en a bavé et ne l’a pas toujours eu facile. L’alpinisme, ça n’a rien à voir avec le «cocooning» et les petites soirées tranquilles devant le petit écran.

En montagne, me dit Gabriel Filippi, tout est plus grand que nature et l’alpiniste doit parfois puiser dans ses dernières réserves pour compléter son ascension ou réussir à survivre. Et notre homme n’a pas toujours choisi les destinations les plus faciles. Il a escaladé le plus haut sommet de chacun des six continents (les Amériques comptant ici pour deux) et entend bien se taper l’Antartique avant la retraite.

Et comme si ce n’était pas assez, notre aventurier a récemment appris à nager avec la ferme intention de participer à un Iron Man, une compétition internationale dans laquelle les concurrents doivent nager 3,8 km et parcourir 180 km à vélo avant de se taper un marathon de 42 km. Il compte réaliser son rêve dès novembre prochain.

Voilà un défi qui n’est pas à la portée de tout le monde, me direz-vous… et pourtant! Dans ses conférences en milieu de travail ou devant public, Gabriel Filippi répète souvent que l’homme n’exploite qu’une infime partie de son potentiel. Que chacun peut réaliser de grandes choses s’il s’en donne la peine. C’est toujours le premier pas qui coûte… La suite finit par venir d’elle-même quand on y croit vraiment et qu’on met les efforts nécessaires pour parvenir à ses fins. On croirait entendre Jean-Marc Chaput, en plus jeune!

«Lors d’une ascension en haute altitude, le physique est sollicité à 80 % et le mental à 20 % avant l’arrivée au camp de base. Du camp de base au sommet de la montagne, c’est le mental qui décide de tout. En d’autres mots, une bonne préparation physique est loin de suffire et l’alpiniste doit croire en son potentiel s’il veut réussir», explique M.Filippi.

L’homme aux multiples exploits n’est pas là pour motiver les gens. Il souhaite plutôt devenir «une source d’inspiration» pour le plus grand nombre.

Gabriel Filippi prend plaisir à se décrire comme «un homme ordinaire» habité par de grands rêves. «Il ne faut surtout pas hésiter à sortir de sa zone de confort pour réaliser un rêve. Ça peut être dérangeant sur le coup, mais la réalisation d’un rêve qui nous tient à cœur vaut mille fois les efforts déployés.»

L’alpiniste prononcera une conférence, avec photos et vidéoclips sur écran géant, le 15 octobre prochain, dans la localité où il a grandi. La petite heure que j’ai passée à ses côtés m’incite à croire que les spectateurs ne seront pas déçus et sortiront de la rencontre gonflés à bloc, avec des idées plein la tête!

Plus de détails dans la prochaine édition papier (6 octobre) du journal L’Avenir & Des Rivières.



Les huées!!!!

Par Éric Patenaude @ 8 h 03 min — Classé dans : Actualité

Héros un jour, zéro pour toujours. Pas toujours facile la vie de sportifs. Parlez-en à Carey Price. A-t-on le droit de s’en prendre aux professionnels en manifestant son mécontentement? Et les athlètes amateurs et les jeunes sportifs…ont-ils parfois un traitement similaire? La vedette n’a pas le droit à l’erreur. Sinon…

Au Québec, dans le merveilleux monde du sport, on carbure aux «superstars». L’athlète qui domine sa discipline a la cote auprès de son entraîneur, de ses proches et du public. Une bonne performance, une médaille, une victoire, un championnat et c’est l’ovation debout ou presque. Une mauvaise soirée et c’est l’enfer sur terre peu importe le statut du sportif. Au menu: des huées, mauvais commentaires et tout le reste. Le genre de soirée que tout sportif souhaite vivre le moins possible. L’athlète n’a pas le droit à l’erreur. Il doit gagner, gagner et encore gagner à tout moment.

Revenons à Carey Price. Le jeune homme des Prairies n’a pas fait un arrêt de routine lors d’un récent match présaison. Réaction en chaîne du public dans le temple du Centre Bell…on hue à l’unisson! Au niveau professionnel, les gens se défoulent en prétextant qu’ils paient des centaines de dollars pour assister à une vraie performance. Bon, c’est leur opinion!!! Peu importe le contexte, la vedette doit livrer la marchandise. Petit rappel…on parle toujours d’un être humain et non pas d’une machine!!! Une partie hors-concours!!!! Ce n’est quand même pas l’apocalypse. J’ai déjà vu les Expos remporter le titre de meilleure formation de la Ligue des pamplemousses et par la suite…finir dans le fond de la cave de la division Est!

Donc, au lieu de crucifier Price et nos jeunes sportifs nationaux, provinciaux, régionaux et locaux…soyons derrière nos vedettes! Fin de ma séance «morale» de la semaine!



29 septembre 2010

Quand la vie ne tient qu’avec une simple pile…

Par Mots-clefs :, , , Stéphanie Mac Farlane @ 15 h 05 min — Classé dans : Actualité, Général

La semaine de prévention des incendies battra son plein du 3 au 9 octobre, sous le thème «Le feu brûle, la fumée tue». Année après année, les pompiers font de la prévention. Que ce soit des exercices d’évacuation dans les garderies et les écoles ou encore les visites à domicile pour vérifier l’état des détecteurs de fumée, la prévention est un éternel recommencement.

Oui. Même si l’on sait qu’un avertisseur de fumée fonctionnel peut sauver notre vie, on le néglige. Par contre, on prend le temps de s’assurer que notre alimentation est exempte de sodium, de gras trans ou de cholestérol. Pour certains, cette tâche prend de précieuses minutes, jour après jour et semaine après semaine.

Or, changer la pile de son détecteur de fumée, ça prend quoi, deux minutes? Calculez-le comme vous le voulez, c’est quatre minutes dans une année. On double ou on triple ce temps si votre domicile comporte deux ou trois étages.

Pourquoi néglige-t-on ce geste qui peut sauver des vies? Je ne le sais pas. Peut-être qu’à deux fois par année, on a tendance à l’oublier? Peut-être a-t-on la fameuse pensée magique du «ça n’arrive qu’aux autres»? Mais les autres, ça peut être nous parce que nous sommes tous les autres de quelqu’un… Les autres, ça peut être aussi des gens à qui l’on tient. Peut-être aussi avons-nous une excuse?

Des excuses, les pompiers qui font de la prévention en entendent de toutes sortes. Les «j’allais justement changer la pile», ou «il sonne tout le temps quand je prends ma douche ou quand je fais cuire mes toasts», sont les plus fréquentes. Mais laisser faire les excuses, car le feu, lui, n’en a pas.



28 septembre 2010

L’écologie, c’est aussi penser… à soi-même

Par Alain Bérubé @ 13 h 50 min — Classé dans : Actualité

Certains trouveront le titre de cet article audacieux. Ou flou.

C’est cependant le constat que je trace à la suite de mon séjour à la Foire de l’environnement et de l’habitation saine, qui a connu un franc succès à Brome le week-end dernier.

Penser à soi avant tout, c’est le message que nous laisse le journaliste et animateur Charles Tisseyre («Découvertes»), qui a livré une magnifique conférence vendredi dernier, devant plus de 200 personnes à l’auditorium Massey-Vanier.

Ce n’est pas avec une manière égoïste qu’il faut aborder la chose, rassurez-vous. Mais M. Tisseyre rappelle que lorsque des déversements de pétrole comme celui dans le Golfe du Mexique polluent l’eau, c’est à nous-mêmes que l’on fait mal avant tout.

«Avec entre autres les ères glaciaires, la Terre en a vu bien d’autres. Elle s’en sortira toujours. Mais en agissant de manière irresponsable, on nuit à notre propre qualité de vie», dit-il en substance, en ajoutant que la plus importante catastrophe écologique de l’histoire… c’est l’arrivée de l’être humain.

Sympathique et fort bien documenté, Charles Tisseyre a clairement identifié la nonchalance et le degré de confiance trop élevé des compagnies impliquées dans les déversements pétroliers – en l’occurrence, BP, pour celui d’il y a quelques mois – comme les causes de tels gâchis. Ça porte à réfléchir.

***

Tout au long du week-end, j’ai vraiment pensé à moi. Oui, tout à fait.
Encore une fois, d’une manière positive. En me laissant bercer par la musique des artistes qui étaient à la Foire de l’environnement (dont la délicieuse Jorane, dans une prestation un peu courte cependant…). Par les nombreux kiosques, dont plusieurs sont vraiment très enrichissants.

Et surtout les conférences, d’un niveau particulièrement relevé cette année. En tout, une quarantaine sur des sujets fort pertinents.
Steven Guilbault, avec ses propos qui nous portent à réfléchir quant au développement durable au Québec, a su bien informer son auditoire. Il se montre ouvert – mais prudent – quant à l’exploitation du gaz de schiste. Mais pour notre dépendance au pétrole, il se montre plus cinglant.

«On doit réellement prendre le virage afin de vraiment exploiter les ressources énergétiques vertes et renouvelables», martèle-t-il. Et peu de gens semblaient en désaccord.

***

La Foire environnementale, c’est aussi les rencontres. Et la visibilité.

Plusieurs petits commerces et services plus «alternatifs» en profitent pour sortir de l’ombre.

Une jeune accompagnante a la naissance, Corine Duchesne (bien connue dans la région de Sutton), distribuait les dépliants (et sourires) à chaque visiteur.

«J’espère pouvoir toucher les gens, leur faire partager mes valeurs», lance-t-elle.

Geneviève Marcoux, de Verveine et Cie, de Cowansville, vivait sa première expérience à cet événement tenu à Brome.

«C’est vraiment agréable. On reçoit beaucoup de nouveaux clients. Plusieurs affichent une belle curiosité face à notre approche de la santé. Et les tisanes sont très populaires», confie-t-elle.

Le volet habitation et construction n’échappe pas à cet élan d’enthousiasme afin de bâtir un monde meilleur.

«C’est une belle surprise de constater une réponse aussi enthousiaste des visiteurs. Les gens sont vraiment de plus en plus conscients de l’impact des produits qu’ils achètent», souligne Mélanie Demers, de Rona Lévesque, qui vante l’excellent rapport qualité-prix des peintures Rona Éco.

Bref, une 5e édition éclatante, avec un record d’affluence (8500 visiteurs). Dans l’article disponible dans la version papier du Guide, Éric Ferland, président du Projet  Écosphère, a tenu à remercier les nombreux commerçants, partenaires et bénévoles qui ont fait de l’événement un succès.

«Je suis vraiment chanceux d’être si bien entouré. Et peu importe le nombre de personnes, si la qualité est là et que mes exposants sont heureux, c’est ça l’important», me confiait-il dimanche dernier, alors que le rideau se fermait sur la Foire de l’environnement.

Mission accomplie, Éric.

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De belles découvertes à la Tournée des 20

Par Alain Bérubé @ 13 h 08 min — Classé dans : Culture

L’automne ne manque pas d’activités dans Brome-Missisquoi.

En plus des marches en montagne et des vendanges, il est possible de se dépayser un peu et de découvrir de petits coins bucoliques par le biais de la Tournée des 20.

Cet événement, qui fête son 15e anniversaire, regroupe 20 artistes et artisans des secteurs de Dunham, Frelighsburg, St-Armand, Notre-Dame de Stanbridge, Mystic et Stanbridge East.  Pour encore deux week-ends (jusqu’au 11 octobre), il est possible de les voir à leur atelier, de 10h à 18h.

Cette année, la moitié d’entre eux n’y étaient pas l’an dernier.  Cela assure un bel effet de nouveauté, avec de surcroît des techniques souvent méconnues afin de réaliser de véritables petits chefs-d’oeuvre.

Michel Louis Viala et Sara Mills, de Pigeon Hill (un hameau situé entre St-Armand et Frelighsburg),

Ce céramiste et sculpteur originaire de Montpellier, en France, fort coloré, travaille avec minutie. Il utilise entre autres le raku, une technique d’émaillage d’origine coréenne.

Avec son four – qui atteint comme chaleur 2400 degrés Fahrenheit après 12 heures – , le sympathique artiste concocte des céramiques de grès utilitaires de tous genres.

Quant à Sara Mills,  elle affectionne le modelage, cherchant l’interaction entre les mains et la matières. Elle opte également pour le raku.

«Je travaille souvent des aspects non fini dans mes pièces, j’aime la spontanéité des surfaces qui laissent les traces des interventions de la main», dit-elle sur le site Web de la Tournée des 20.

Tous deux se disent ravis de recevoir ainsi des visiteurs souvent fort admiratifs, l’atelier et la boutique ayant une belle gueule.

«Il y a des fidèles qui reviennent à chaque année. C’est une belle occasion d’échanger, de partager sa passion», résume M. Viala.

***

Ma tournée s’est ensuite arrêtée à Dunham. En plus d’avoir fraternisé avec la jeune peintre Marie-Claude Lord (dont je vous ai parlé lors du Festiv’Art de Frelighsburg), j’ai rencontré avec plaisir deux artisans de talent au Relais de la Diligence.

Olivier Burnham, qui possède l’atelier Forge d’Oll, à Sutton Junction, présente sa «forge d’art», un savant mélange de ferronnerie et de sculpture.

Il aime bien laisser place à l’imagination, en suggérant quelques pistes de réflexion par ses oeuvres.

«C’est la troisième fois que je participe à la Tournée des 20. Ça me sort de mon atelier et, surtout, ça me donne le coup de pied nécessaire pour créer», déclare-t-il en souriant.

Le luthier Stephen Paglia, qui partage le local avec Olivier Burnham, maîtrise peu le français. Mais ce résident de West-Brome est fort habile dans le langage musical…

Il confectionne des guitares de grande qualité, qui se vendent à 3000 $, 4000 $ ou même plus. Mais elles en valent largement le prix, croit-il.

«Chaque guitare est unique, car elle est faite à la main. Et leur sonorité est extraordinaire!», lance-t-il sur un ton convaincu.

Des découvertes du genre, vous en ferez à la tonne si vous vous laissez tenter par des circuits artistiques tels la Tournée des 20.

Pour en savoir davantage: www.tourneedes20.com. Les artistes et artisans vous attendent avec le sourire.

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24 septembre 2010

Une étoile est née!

Par Alain Bérubé @ 6 h 57 min — Classé dans : Culture

En 2006, alors que je travaillais comme journaliste à Sherbrooke, j’ai été invité à être membre du jury des Découvertes de la chanson de Magog. Ce que j’ai accepté avec empressement, car c’est toujours agréable de participer à un évènement où de jeunes talents cherchent à se démarquer, à briller.

Une des participantes, Amélie Larocque, avait particulièrement attiré l’attention des membres du jury. Âgée à peine de 19 ans, elle semblait timide et décidée à la fois. Son charisme, la force de ses textes et bien sûr sa voix lui ont valu d’être la lauréate en catégorie interprètes 18 ans et plus, en plus de remporter le prix «coup de coeur» des médias.

Deux jours plus tard, cette jeune chanteuse originaire de St-Paul d’Abbotsford (et elle en est fière!) a partagé en entrevue sa passion pour la chanson. «Je veux faire ce métier toute ma vie», m’avait-elle alors confié.

Quatre ans plus tard, me voici journaliste à Cowansville, à quelques minutes de St-Paul d’Abbotsford… et de Granby. La nouvelle gérante d’Amélie – Sandra Côté, de Cowansville – m’a chaleureusement invité au lancement de cette artiste émergente, qui a présenté son premier CD à l’Ancien Presbytère. Plusieurs membres de la famille, amis et représentants des médias étaient sur place.
Et Amélie a solidement livré la marchandise. Une prestation à son image, mais avec bien plus de confiance en elle qu’il y a quatre ans. Des chansons qui frappent, qui ont du sens. Et des mélodies plutôt accrocheuses.

«Je suis bien sûr très heureuse que tant de gens se déplacent pour mes lancements à Sherbrooke, Granby et Montréal. Mais l’important, pour moi, c’est d’être sur scène, de chanter pour faire du bien aux gens», me disait-elle quelques minutes avant sa prestation.

Amélie se dit choyée et fort bien entourée. Elle souligne au passage sa belle complicité avec Sandra Côté, qu’elle trouve inspirante avec sa fondation R^vez la vie, qui aide des gens atteints du cancer à réaliser un de leurs rêves les plus précieux.

«J’ai confiance en mes moyens et j’espère chanter dans de grandes salles. Et faire carrière longtemps», martèle-t-elle avec le sourire.

Outre sa gérante – qui parle d’un véritable coup de foudre artistique, la chanteuse Marie-Ève Janvier – qui était au lancement en compagnie de son amoureux, Jean-François Breau – croit grandement en Amélie Larocque. Elle a d’ailleurs eu parmi ses musiciens Étienne Chagnon, le conjoint et complice d’Amélie.

«Elle a beaucoup de talent, mais on sent également une grande sensibilité. Amélie est très proche des gens et possède une belle vérité intérieure. Je suis convaincue qu’elle ira loin», clame-t-elle.

Une histoire à suivre…

Pour découvrir l’univers de cette future star: www.myspace.com/amelielarocque.

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22 septembre 2010

Trop vite sur ses patins!

Par Éric Patenaude @ 14 h 23 min — Classé dans : Actualité

La recherche du scoop du jour, de la semaine, du mois ou de l’année dans la haute sphère des médias, c’est comme le principe de la saucisse à hot-dog….plus on en mange, plus on en veut. Mais, parfois…trop, c’est comme pas assez. La prétendue mort de Pat Burns en est un bel exemple.

Vendredi dernier (17 septembre), la terre a tremblé en Amérique (!!!). Pat Burns n’est plus. En un rien de temps, la nouvelle sur Twitter a été récupérée par une majorité de médias traditionnels et spécialisés d’un océan à l’autre qui annonçait à leur tour le décès du coloré bonhomme.

La suite… l’ex-entraîneur du Canadien est toujours de ce monde. LE scoop du jour n’en était pas un. Un individu, un journaliste, une source ou un «Twitteur» a «twitté» la mort de Pat Burns sans vérifier les faits. Méchante bourde diront certains!

Que cette maladresse survienne dans le merveilleux monde du sport n’est pas étonnant. Les fausses rumeurs du genre…le CH a échangé Carey Price au Lightning de Tampa Bay contre Vincent Lecavalier, Martin Saint-Louis, un choix de première ronde et le chauffeur de la zamboni…sont monnaie courante. Le potinage fait partie de la culture sportive au Québec comme ailleurs sur le globe. Et aujourd’hui, on ajoute un nouveau joueur qu’est le web pour alimenter les fervents de «Qu’en dira-t-on» et les journalistes. Allez jeter un coup d’oeil sur les sites de RDS, CKAC Sports et compagnie. Les internautes se paient parfois (…et très souvent) la traite.

À l’ère d’Internet et des médias sociaux, tout va vite de nos jours. Le faux décès de Pat Burns démontre que tout n’est pas parfait sur le web et dans les médias. La personne à l’origine de cette bévue doit sûrement se dire aujourd’hui…j’ai été trop vite sur mes patins!



La loi du plus fort

Par Mots-clefs :, , , Stéphanie Mac Farlane @ 14 h 19 min — Classé dans : Actualité, Général

Août 2010, une Britannique s’arrête dans la rue pour caresser un chat avant de le jeter dans une poubelle… Août 2010, une jeune Bosniaque lance des chiots dans une rivière…. Toujours août 2010, un vidéo circule sur Facebook montrant une femme écraser un chaton avec ses talons aiguilles avant de l’éventrer… Septembre 2010, une femme accouche dans un avion faisant la liaison de Bahreïn (Moyen-Orient) à Manille (Philippines) et jette son nouveau-né aux ordures… Septembre 2010, un Britannique est condamné à neuf semaines de prison pour avoir tué son hamster dans son micro-ondes. La liste pourrait continuer… malheureusement.

À faire cette énumération, je me demande où s’en va le monde? Est-ce seulement une coïncidence, un peu comme les accidents aériens? Avez-vous remarqué qu’il y a tout le temps une séquence de plusieurs écrasements d’avion, en peu de temps, et après, plus rien pendant un bout? Je m’égare ici, mais vous comprenez le principe! Ou est-ce la nouvelle société?
Dans le premier cas, celui de la Britannique qui a mis l’animal aux vidanges, malchance pour elle, une caméra de surveillance a capté son geste et elle a été accusée de souffrance aux animaux. Elle comparaîtra le 19 octobre. Sa défense? «J’ai voulu faire une blague. Je ne comprends pas pourquoi ça fait tant de bruit. C’est juste une chatte», a-t-elle dit. (1)

Et le chat? Quinze heures plus tard, ses maîtres ont été alertés par des miaulements et l’ont retrouvé.
Quelques jours après, l’incident des chiots en Bosnie se produit. Filmé avec un téléphone cellulaire, le clip a été mis sur YouTube et ensuite sur Facebook. La communauté d’Internautes a tenté d’identifier l’adolescente. Autre miracle, les chiots ont été rescapés par une retraitée.

Moins de chance par contre pour le chaton qui s’est fait transpercer le crâne par un talon haut.
Quoi penser de la femme qui a accouché dans les toilettes d’un avion de ligne avant de le mettre à la poubelle? Le nouveau-né a été retrouvé dans un sac de rebuts, plein de sang et de papier de toilette, mais en santé, par un employé de la compagnie aérienne…

Pour le hamster, l’homme, sous l’effet de l’alcool, se disputait avec sa conjointe lorsqu’il l’a mis au four micro-ondes. La défense présentée devant le juge? «Suzie [le hamster] est morte rapidement. Ses souffrances n’ont pas duré.»(2) Quoi en penser?

Dans chacune des situations, il s’agit d’un humain versus une petite bête. La société est-elle si assoiffée de pouvoir qu’elle s’en prend à des êtres sans défense? Autre question: sommes-nous si blasés que le fait de martyriser des animaux donne un petit rush d’adrénaline? Sommes-nous rendus au-dessus de nos responsabilités que nous ne répondons plus de nos gestes?

Crédit: Stock.Nchg

Crédit: Stock.Nchg

Aujourd’hui, je pose beaucoup de questions. Malheureusement, je ne suis pas certaine quant à savoir si je veux les réponses. Il faut croire que la fameuse loi du plus fort où des gens s’attroupaient pour un acte de violence ne s’applique pas ici. C’est du un contre un.

Disons plutôt que la fable de Jean de la Fontaine, Le loup et l’agneau, prend son sens.
«La raison du plus fort est toujours la meilleure», peut-on y lire dès le premier vers. On comprend, en lisant la fable, que comme dans la vie, même si la raison du plus fort, dans notre cas, de l’humain, est vide de sens et cruelle, il reste qu’elle remporte la mise. Le plus fort gagne, c’est comme ça…

(1) Source: Agence France-Presse.
(2) Source: Agence France-Presse.



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