30 juin 2010

G8-G20: Provocation ou insouciance?

Par Mots-clefs :, Ugo Giguère @ 14 h 11 min — Classé dans : Actualité, Politique

Stephen Harper reçoit l'un de ses invités, le premier ministre japonais Naoto Kan. (Photo Cabinet du Premier ministre)

Stephen Harper reçoit l'un de ses invités, le premier ministre japonais Naoto Kan. (Photo Cabinet du Premier ministre)

Toronto a vécu une fin de semaine d’enfer, les policiers en ont eu plein les bras, les commerçants plein leurs vitrines. Tout ça après un milliard de dollars dépensés en sécurité, l’érection d’une merveilleuse clôture de la honte et l’aménagement d’un faux lac. Ces politiciens maîtres du monde peuvent-ils vraiment être aussi déconnectés?

En cette ère post septembre 2001 où le terrorisme fait loi aux quatre coins de la planète, je ne comprends tout simplement pas pourquoi l’élite internationale tient autant à se serrer la pince et à s’asseoir autour d’une table, dans un lieu précis connu de tout le monde.

Ça a quand même un peu l’air d’une provocation non?

-Allô les extrémistes révolutionnaires terroristes pas fins, on a une réunion à Toronto à 15h, tout le monde va être là c’est Harper qui invite! Oui, oui, Barack, Medvedev, Sarko, toute la gang!

On pourrait presque ajouter «venez vous en»…

Il y des centaines, voire des milliers de familles ou entreprises multinationales qui ont des membres éparpillés autour du globe et qu’est-ce qu’il font? Ils vont sur Internet!!!

Vidéoconférence, Skype, il doit exister plus de 1000 logiciels qui permettent aux gens d’affaires de se parler et de se voir à distance. Ce qui leur permet d’éviter des frais et de sauver du temps. Deux éléments essentiels dans la vie quotidienne d’un politicien. «Est-ce que j’ai le temps? Combien ça va coûter?» Un leitmotiv.

Pourtant, on continue de faire de belles photos, de se retrouver entre boys (mes excuses à Mme la chancelière…) le temps d’un week-end sur le bras des Canayens.

Après ils viennent nous raconter qu’ils s’étonnent du comportement des manifestants. Ils dénoncent leurs moyens de pression et les balancent tous en prison fiers d’avoir nettoyé la ville! Ces manifestants dénoncent la corruption, la mauvaise distribution de la richesse, le pouvoir de l’argent au détriment de la santé et de la paix…

Mais non. Ce ne sont que des rebelles, des marginaux qui devraient ramper et croupir en prison.

Pendant ce temps-là, derrière la clôture, on peut parler des vraies affaires. Les banques, le libre-échange, la guerre… et la date du prochain week-end entre boys.



27 juin 2010

À Bromont et à Cowansville, du théâtre d’été qui touche bien sa cible

Par Alain Bérubé @ 15 h 02 min — Classé dans : Actualité

Le théâtre d’été, ce n’est pas nécessairement du Molière. C’est avant tout un divertissement culturel sans prétention, qui a pour but de détendre et de faire rire dans une ambiance «légère». C’est à partir de ce principe que l’on doit se reposer afin d’émettre ses critiques.

En deux soirs, j’ai pu me plonger dans mes vacances en assistant à deux productions de bon calibre.

Vendredi, j’ai assisté à «Scandale!», une pièce de Ray Cooney adaptée par Normand Chouinard, présentée au Chapiteau Bromont jusqu’au 14 août. Cette salle a accueilli deux grands succès coup sur coup en 2007 et en 2008, soit «Toc Toc» et «Boeing Boeing».

Lors du point de presse en mars dernier, André Robitaille – qui personnifie un ministre libéral qui a une idylle avec une députée péquiste – m’avait prévenu. «C’est burlesque et plein de rebondissements. On peut comparer ça à du Feydeau en version moderne», a-t-il alors déclaré à l’auteur de ces lignes.

Force est de constater que ce comédien d’expérience n’avait pas tort. Avec entre autres un Marcel Leboeuf déchaîné et une Violette Chauveau coquine à souhait, les neuf comparses de «Scandale!» proposent une pièce calibrée pour le théâtre d’été.

Oui, les claquages de portes et les quiproquos sont légion. Si vous n’aimez pas, passez votre chemin. Mais l’histoire, qui implique un cadavre – enfin, vous verrez bien… – et bien des entourloupettes verbales, tient la route. Pas parfait car parfois prévisible mais comme on dit au Québec… «ça fait la job».

Un portrait amusant

Le lendemain, place à «Portrait de famille», au Théâtre des Tournesols de Cowansville. Une salle qui, grâce au travail inlassable du propriétaire Robert Goyette et sa conjointe Léonie, gagne du galon d’année en année.

Encore une fois, on joue d’audace en présentant une création originale de Julie Daoust et Hugo Turgeon, deux jeunes comédiens en pleine montée.

Au début, quelques réticences… Le rythme est plus lent que je le prévoyais. Peut-être que plus tard…?

Effectivement, la pièce décolle réellement avec une chanson bien réussie et un flashback mettant bien en valeur la famille dysfonctionnelle que Réjeanne – la vieille grincheuse mourante incarnée admirablement par Pauline Martin – tente de «resouder» par le biais de quelques astuces.

Encore ici, on ne nage pas nécessairement dans le mystère. Mais le jeu habile des jeunes comédiens qui entourent Pauline Martin plaît aux spectateurs. Les rires se font plus nombreux en seconde partie, avec une Carmen (Nathalie Glaude) absolument délirante.

La mise en scène de Richard Fréchette – un vétéran des planches – se veut efficace. Et on repart avec le sourire.

Mention honorable à Daniel Parent, un acteur d’expérience qui mériterait une plus grande connaissance du grand public et qui m’a bien plu dans «Portrait de famille» par son charisme.

Peut-être pas la meilleure production de l’histoire du Théâtre des Tournesols («Vive la mariée» figurant comme un grand crû), mais une belle soirée qui plaira à la majorité des spectateurs présents.



24 juin 2010

Bonne fête nationale!

Par Ugo Giguère @ 10 h 05 min — Classé dans : Actualité

Que le fleurdelisé flotte bien haut en cette journée de Fête nationale! Cher Québécoises et Québécois «c’est votre tour de vous laisser parler d’amour»… Bonne fête, que la poutine soit bonne, la bière bien froide et les succès de Paul Piché chantés bien haut!



Passez un bel été

Par Robert Champoux @ 7 h 30 min — Classé dans : Actualité

Passez un bel été

L’été. On y est presque. Dans moins d’une semaine… Je devrais vous parler de l’été, de ses plaisirs, dire qu’il faut profiter du beau temps, mais seuls des messages de prudence me viennent à l’esprit. J’ai parfois l’impression qu’avec le temps, une partie de moi se transforme, et devient un substrat de ma grand-mère maternelle, de ma propre maman et des messages sur la santé-sécurité que nous rabâchait l’entreprise où j’ai travaillé longtemps.

Imaginez ! on publiait même un calendrier « santé-sécurité »… La prévention pour chaque mois, un petit message, quelques statistiques, des rappels de consignes, etc…

Pas de mal à cela, sauf qu’il doit se faire mieux pour les conversations de salon. Et pourquoi donc, suis-je envahi par tous ces messages ? Les nouvelles récentes ? Cyclistes, enfants happés par des voitures ?

Non. Enfin, un peu. Je crois que c’est la faute d’un médecin de Québec. A l’époque, nous y habitions (à Québec), et après un examen médical à notre petit garçon, il nous avait dit : «Pour les garçons, il faut vraiment surveiller de deux à cinq ans, puis de quinze à dix-neuf,  c’est là où les taux de mortalité sont les plus élevés ».

En toute honnêteté, je ne me suis jamais rappelé exactement des périodes. Il y en avait deux, en tout cas; l’une à la petite enfance, l’autre à l’adolescence. Des surpris ?

Les hommes d’abord 

Pour en avoir le cœur net, je vais consulter le site de l’Institut de la Statistique du Québec. Je tombe sur un tableau où on retrouve les décès par groupe d’âge, pour les hommes et les femmes, de 2005 à 2009.

De zéro à neuf ans, les garçons représentent 56 % des décès de ce groupe d’âge, légèrement supérieur à celui des filles. Pour les 10-19, la proportion des garçons passe à 67 %. De 20 à 34 ans, on atteint 72 %.

Les hommes partent plus vite. En regardant bien le tableau, une autre donnée me frappe. A partir de 80 ans, et seulement à partir de 80 ans, la situation s’inverse. Sans exception, les femmes deviennent plus nombreuses que les hommes à tirer leur révérence. (Ma femme me dirait « C’est sûr, les hommes sont déjà presque tous partis ! »).

Je n’ai pas trouvé de statistiques par saison (il y en a selon l’état matrimonial, la langue parlée, etc…).

En tout cas, je vous souhaite un bel été quand même !

Et quel que soit votre âge, de grâce, soyez prudents !

Pour joindre notre chroniqueur : rchampoux@bell.net



16 juin 2010

C’est la faute à Beauce Carnaval

Par Ugo Giguère @ 13 h 52 min — Classé dans : Pluie

Beauce Carnaval est en ville... les nuages aussi.

Beauce Carnaval est en ville... les nuages aussi.

Lundi matin, petite visite au garage…

(Mécano) – J’ai vu un camion de Beauce Carnaval à matin.

(Un gars) – Ah non! C’est pour ça qu’il mouille! Ça fait au moins 20 ans que Beauce Carnaval vient à Granby et il pleut à chaque fois…

(Mécano) – Il faudrait appeler dans d’autres villes pour voir si il pleut aussi quand Beauce Carnaval passe chez eux.

(Un gars) – En tout cas, j’espère qu’ils vont s’en aller avant la fin de semaine, j’ai des affaires à faire!

Eh bien non. Beauce Carnaval est aux Galeries jusqu’à dimanche et MétéoMédia prévoit de la pluie aujourd’hui, demain, samedi et probablement dimanche…



5 juin 2010

Les down acceptables et le français numéro deux

Par Robert Champoux @ 13 h 13 min — Classé dans : Actualité

 « Je suis désolée, monsieur, mais le système est en panne, alors je n’ai pas accès à votre dossier… pouvez-vous nous rappeler ? » – Oui… cet après-midi ? « Je ne sais pas à quel moment le système sera rétabli… » – Bon, alors demain ? « Ah… oui demain, ce serait mieux si vous pouviez rappeler demain ! »,  fait la voix sympathique, soulagée de ma suggestion.

Un autre contretemps… on s’y fait, à la longue. Il n’y a pas si longtemps, la panne système était plus limitée. Je ne me souviens même plus de ce qui nous faisait attendre, tellement  je me suis habitué aux pannes de système. (Encore que je revoie les files d’attente pour le guichet à la banque, ou même au bureau de poste, en fouillant un peu ma mémoire).

Que feriez-vous si l’agent qui vous répond vous disait : «Je suis désolée, monsieur, mais je suis « down » aujourd’hui, alors je n’ai pas le goût d’accéder à votre dossier… pouvez-vous rappeler ? » Hola ! Quoi ? Vous mêlez vos états d’âme à votre travail ?! C’est inacceptable !

D’autant plus que vous avez sans doute franchi le labyrinthe de la boîte vocale pour réussir à entendre une voix humaine. Et vos propres états d’âme sont déjà durement éprouvés lorsque  vous atteignez ce plateau béni. Mais si le système est gelé, qu’y pouvez-vous ? Il est difficile à engueuler, c’est là sa force : il n’a pas d’état d’âme, lui. Alors que si c’est l’agent qui est gelé, ah là, vous avez une prise…

Mais les systèmes sont plus intelligents que nous, c’est bien connu. Eux, quand ils sont débordés, ils ralentissent. Et ce faisant, nous redonnent un peu de place. « Je suis désolée, monsieur, mais le système est si lent aujourd’hui… » – Oh Je vous comprends, moi c’est pareil au bureau ! Un bel échange…

Cela vaut toujours mieux qu’un candide « Je suis désolé, mais je suis si lent aujourd’hui… ».

Et il sera toujours plus facile de dire devant une file à la caisse : « Le système doit être lent aujourd’hui parce qu’il y a beaucoup de monde » que : « Ah pas encore lui, y’est assez lambineux… no wonder la file d’attente».

Numéro deux

En passant, avez-vous remarqué que la plupart des boîtes vocales vous orientent en fonction de la langue parlée ? « For english, press one », « Pour le français, faites le deux… » alors que d’autres font l’inverse : « Pour le service en français, faites le un », « For service in english, press two »…

Oserai-je vous l’avouer ?

Cela m’irrite, çà me donne de l’urticaire. La langue par défaut devrait être le français. Et si je suis anglophone, je devrais avoir l’option de passer à l’anglais, c’est tout. Genre : « For english, press five». Dès le début de l’appel. Court, discret, efficace. Et si jamais vous voulez absolument numéroter les langues, donnez le numéro un au français, svp. 

Pour joindre notre chroniqueur : rchampoux@bell.net