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27 juillet 2009
«Cet été, n’oubliez pas d’arroser vos fleurs à tous les deux jours s’il ne pleut pas. Et s’il pleut à tous les deux jours, quel été de marde!»
- Jean-Thomas Jobin
En lançant cette blague en spectacle et à plusieurs occasions durant des apparitions publiques, l’humoriste Jean-Thomas Jobin ne croyait sûrement pas jouer les prophètes de malheur.
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 Andréanne A. Malette, tête d'affiche de la première édition du Festival local de la chanson de Granby.
On dit d’un festival qu’il devient important, voire majeur, à l’apparition d’un «off». Un alter-égo délinquant, grinçant, dans le champ gauche créatif. Cette semaine, on a peut-être assisté aux premières bribes d’une «off culture» granbyenne.
L’apparition d’événements artistiques marginaux est la preuve d’un milieu culturel vivant. Quand tout tourne autour de l’officiel, de l’institutionnel, on perd la spontanéité si nécessaire à la création.
Si mince soit-elle, la lueur d’une mobilisation «underground» granbyenne a de quoi réjouir n’importe quel amoureux de découvertes musicales ou visuelles.
Bien sûr, les groupes obscurs de musique rap ou hardcore sont légions ici comme ailleurs. Mais, le mouvement dont on parle n’a rien à voir avec les rassemblements de garage, bien que ceux-ci soient des rampes de lancement non-négligeables pour plusieurs artistes.
Ce samedi, deux événements «off» se sont tenus en même temps à Granby.
Pendant que le symposium Couleurs Urbaines battait son plein devant la galerie Boréart, un autre vernissage avait lieu plus haut sur la rue Principale, au restaurant Le Plato.
«Tu peux dire que c’est un off-Couleurs Urbaines et ce ne sera peut-être pas la dernière fois qu’on fait quelque chose comme ça», m’a lancé Joannie Chartier une peintre exposante et initiatrice du projet.
Tout à fait modeste, le petit rassemblement a accueilli une cinquantaine de personnes qui ont pu jeter un oeil sur les oeuvres abstraites de deux jeunes artistes.
Ajoutez à cela un musicien émergeant en Alex Nevsky et vous avez toutes les caractéristiques d’un «happening» marginal.
En soirée, au Pub du village, on a donné le coup d’envoi du premier Festival local de la chanson de Granby. Un off-FICG? Pas tout à fait, puisque le grand frère ne se met en branle que le 9 septembre, mais l’idée est bonne…
 Louis et un de ses Chromatiques.
Le menu comptait sur Daniel Laliberté, Louis et les Chromatiques, Andréanne A. Malette et Éric Alexis, aussi organisateur de l’événement.
Quatre artistes locaux pour faire un clin d’oeil à la venue d’artistes du monde francophone au FICG.
Avec quelques modifications, on pourrait bien créer quelque chose d’intéressant. En déplaçant l’événement pendant le FICG et en relevant la carte avec la crème des musiciens locaux, on aurait vraiment un «off» dérangeant.
Disons que pour la première édition, on avait une excellente prise avec Andréanne A. Malette et un habitué du pub avec Louis et les Chromatiques, mais la relève locale recèle de nombreux autres trésors.
À écouter:
Andréanne A. Malette sur MySpace
Louis et les Chromatiques sur MySpace
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 Joannie Chartier et Vicky Eve Poirier étalent leurs créations sur les murs du Plato jusqu'au 25 août.
À la question «où étiez-vous samedi dernier?», vous êtes mieux de ne pas me répondre «à la maison», car je pourrais être méchant!
De toute l’offre d’événements culturels de l’année, la journée du 25 juillet représente le point culminant. Le sommet où tout converge en peinture, théâtre et musique.
Couleurs urbaines, Festival des percussions de St-Césaire, Musique en Vue à Cowansville, Festival local de la chanson de Granby, Hollywood mélodies, tous les théâtres d’été en représentation et un petit happening peinture et musique au restaurant Le Plato…
Sans trop vous faire languir, je vous avoue tout de suite que j’ai choisi Le Plato. Vicky Eve Poirier et Joannie Chartier ont organisé un vernissage sans prétention, plutôt festif et tout à fait charmant.
Pour ajouter à la beauté de la chose, l’auteur-compositeur-interprète Alex Nevsky a présenté ses plus récentes créations à un public complice. Pour l’occasion il était accompagné de Jean-Philippe Therrien aux claviers et effets sonores.
Fidèle à lui-même, on a eu droit à des mélodies tantôt langoureuses, tantôt électro, couchées sous des mots pertinents remplis d’images.
 Alex Nevsky est capable de bien belles choses derrière son piano.
Ceux qui n’ont pas encore fait la découverte de cet artiste granbyen auront la chance de le voir dans le cadre du prochain Festival international de la chanson.
Vicky Eve et Joannie n’en sont pas à leurs premiers pas dans le domaine de la peinture. L’une et l’autre peaufinent leur art depuis quelques années déjà.
Joannie Chartier dit se consacrer aussi à l’écriture, elle qui travaille maintenant à partir de sa résidence après avoir occupé un petit atelier de l’Impérial.
Avis aux intéressés, les oeuvres exposées au Plato par nos deux charmantes artistes peintres restent en place jusqu’au 25 août.
À écouter:
Alex Nevsky sur MySpace
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Vers l’heure du souper, le désarroi apparait.
L’orage se pointe à l’horizon. La pluie tombe à grosses gouttes… et le vent s’en mêle. Sur le site de Musique en Vue, vous devinez que ce n’est pas la joie.
Plusieurs gens appellent au bureau de Musique en Vue. «Est-ce que le spectacle de Loverboy aura quand même lieu?», demande-t-on.
Les inquiétudes se sont heureusement dissipées peu à peu, alors que Galarneau se pointe timidement dans le ciel. Pour une 5e fois en cinq soirs, les spectateurs pourront assister aux prestations sans se faire mouiller sur la tête. Quelle chance!
Certes, il y a eu moins de spectateurs que prévu. Peut-être 5000 ou 6000. Mais les organisateurs de Musique en Vue se montraient déjà heureux que Loverboy puisse respecter son engagement.
Et somme toute, ce fut un spectacle apprécié des gens. Loverboy n’a peut-être pas établi la chimie parfaite avec la foule, mais ils savent encore bien rocker. Les «Take me to the Top», «Turn me Loose» et «Working for the weekend» sonnaient comme une tonne de brique. Quelque cheveux gris en plus, mais le talent est encore là.
En première partie, Tailor Made Fable a sûrement gagné bien des fans. Modestes et reconnaissants, les membres du groupe beauceron avaient eu si peur de ne pas pouvoir démontrer de quel bois ils se chauffent…
Ils ont remercié la foule chaleureusement, affirmant également que Jean-Benoit Bernier (responsable des communications) les ont accueillis comme des rois!
Amos Joannides fut celui a profité le plus de cette averse précédant la soirée. Il a pu ainsi monter sur la grande scène plus tôt qu’il l’aurait espéré… Et par sa musique positive, il a donné le ton à une soirée agréable.
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Jean-Charles Lajoie tracera demain, en point de presse, le bilan de la 18e édition.
Sans parler de records, l’événement s’en sort fort bien pour cette année. On devrait apprendre que malgré la fameuse «psychose météorologique» qui touche bien des festivals, on a atteint le cap des 30 000 visiteurs.
La programmation, je le répète, était de fort calibre. Chapeau aux bénévoles et à l’ensemble des organisateurs qui ont su encore une fois relevé le défi.
À l’an prochain!
 Amos Joannides, un chanteur «made in Brome-Missisquoi» a eu la chance de faire la grande scène (grâce à la complicité de l'orage). Une prestation des plus remarquées!
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 Tailor Made Fable, de la Beauce, a su réchauffer l'ambiance pour Loverboy. Leurs mélodies accrocheuses et leur énergie communicatrice ont touché la cible.
 La formation canadienne, avec en tête Mike Reno (à gauche), a plu aux nostalgiques des années 80 avec sa flopée de succès.
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26 juillet 2009
NDLR: Ariane D’Amour et Krysthel Moore, deux étudiantes qui aspirent à une carrière en journalisme culturel, ont pu rencontrer Jonathan Painchaud apres sa prestation de samedi soir, au Festival Musique en Vue. Voici le fruit de leur labeur.
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Le 25 juillet dernier avait lieu la 4e journée du Festival Musique en Vue Budweiser de Cowansville. Pour célébrer sa 18e édition, des invités de renom ont frôlé les planches de la scène Loto-Québec, dont Jonathan Painchaud.
L’ancien membre du groupe Okoumé nous a confié qu’il avait grandement apprécié sa participation aux festivités. Pour lui, le Festival Musique en vue de Cowansville est un des plus beaux festivals au Québec auquel il a pu participer.
«Les gens se rattachent à ce festival dans la région. Il y a un grand lien d’appartenance et c’est ce qui fait que c’est chaleureux comme endroit. Nous sommes très bien accueillis et c’est beau de voir la réussite de ce festival qui est non subventionné», a déclaré le chanteur.
C’est avec une énergie fulgurante qu’il a su faire lever la foule en interprétant ses plus récents succès et aux grands plaisirs des nostalgiques, ceux d’Okoumé. Visiblement très heureux d’être sur scène, Painchaud a donné toute une performance au public présent. Il a terminé son spectacle avec la chanson «I want you, you want me» de Cheap Trick, cette chanson bien connue datant de 1977. Jonathan Painchaud a autant besoin de nous que nous nous avons besoin de lui. Il est une véritable bombe d’énergie sur la scène en compagnie de ses musiciens tous aussi énergiques.
Jonathan est un gars de gang qui aime monter sur scène avec son groupe et avoir un plaisir fou avec eux. «J’aime voir mon band délirer avec moi sur la scène. En plus d’être hot, ils sont bons sur mes chansons, nous a-t-il avoué. C’est dur de garder une bonne harmonie fresh avec la gang, mais pour le moment tout va super bien, surtout avec la passion que nous avons chacun pour la musique.»
En pleine possession de ses moyens et maître de sa destinée, le jeune Madelinot poursuit sa tournée jusqu’à l’automne 2009 avant de mettre au monde son troisième album en carrière solo, qui devrait voir le jour avant la fin de l’année 2009. On devrait s’attendre à un album aux saveurs folk-rock, comme le précédent («Qu’on se lève»), avec des textes basés sur des histoires de la vie quotidien et inspiré de l’entourage du jeune chanteur.
Pour connaître plus de détail sur le reste de la tournée de Jonathan Painchaud et la date officielle de la sortie de son 3e album, vous pouvez consulter son site internet www.jonathanpainchaud.com/fr.

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 Le chanteur sherbrookois Alexandre Poulin a ouvert avec panache la voie pour les Cowboys Fringants.
 Ex-membre de Yelo Molo, Karine Tessier mène une carrière solo des plus intéressantes. Elle a charmé bien des gens vendredi soir...
 Les Enfants de Cabot, avec leur folk'n roll des plus efficaces, sont une des révélations de la 18e édition du Festival Musique en Vue.
Un autre spectacle des plus enlevants pour les Cowboys Fringants, chouchous par excellence du Festival Musique en Vue.
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Talent. Générosité. Humour. Énergie.
Et une foule déchaînée.
Mélangez bien le tout… Vous aurez le spectacle présenté hier par Mes Aïeux à Musique en Vue.
MON spectacle de l’année 2009.
Mon admiration pour Mes Aïeux – qui flirte avec le rock et le «néo-trad» avec bonheur – ne date pas d’hier. Avant le méga-succès «Dégénérations», il y avait entre autres «Remède miracle» (avec le fameux «Une pilule, une petite granule»…) et «Le yabe est dans la cabane» .
Le public a retrouvé avec bonheur ces petits bijoux musicaux, et encore plus… L’album «La ligne orange» tient la route sur les planches.
La gueule sympathique de Stéphane Archambault – qui a fait rêver bien des demoiselles dans la foule… – , accompagné de musiciens plus qu’efficaces, ont fait de ce samedi soir un grand moment de l’histoire de Musique en Vue.
Et Stéphane Archambault a démontré que sa gentillesse n’est pas de la frime. En plus de rappeler aux spectateurs qu’ils ont déjà joué à l’ancienne mouture de ce festival («Musiciens de rue») en première partie des regrettés Colocs, il a remercié au passage le Club de golf de Cowansville – «On a été reçus comme U2!» – et les massothérapeutes d’Ékilibre 3, qui ont un kiosque sur le site. Génial.
Mission accomplie, Mes Aïeux. Revenez à Cowansville quand vous voulez. Et on vous promet de travailler sur vos chorégraphies désopilantes.

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En première partie, Jonathan Painchaud m’a agréablement surpris.
Je m’attendais à un spectacle correct, bien rendu. Mais le gars a du charisme à revendre et aime son métier.
Le «chanteur populaire» n’a pas oublié ses racines. Et il a fait plaisir à bien des gens en faisant quelques clins d’oeil à Okoumé et aux Iles-de-la-Madeleine, son coin de pays natal.
Une belle entrée en matière pour Mes Aïeux.
Mention plus qu’honorable aux Enfants de Cabot, qui ont joué sur la scène Tim Hortons. Jean-Charles Lajoie, directeur artistique de Musique en Vue, a adoré. Et les musiciens en arrière-scène également.
Ce groupe sherbrookois a devant lui un bel avenir.
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Psychose météorologique?
Cette expression empruntée par Jean-Charles Lajoie tombe à point.
Bien des gens se sont privés du plaisir d’aller voir de bons spectacles, craignant que l’orage éclate…
Ou j’ai un peu trop fêté, ou je ne me souviens pas que la pluie ait tombé durant les quatre premières soirées du festival…
Jean-Charles Lajoie fera le bilan de la 18e édition mardi prochain. Gageons qu’il en aura long à dire sur le sujet.
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En attendant, place à Loverboy, ce groupe canadien des années 80 qui a notamment connu le succès avec «Turn Me Loose» et «Working for the Week-end».
Ce sera un public quelque peu bigarré ce soir. Avec en plus les jeunes loups de la Beauce, Tailor Made Fable et, sur la scène Tim Hortons, Amos Joannides (un artiste «Made in Brome-Missisquoi»), cette soirée à saveur anglophone devrait plaire à tous.
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