«L’homme doit au vin d’être le seul animal à boire sans soif», disait avec sagesse Pline L’Ancien, un écrivain et naturaliste romain.
Samedi dernier, alors que le soleil brillait de tous ses feux, un groupe de journalistes avaient en poche une «dure mission»: partir à la découverte des rosés de Brome-Missisquoi.
À bord d’un petit autobus, et accompagnés de représentantes du CLD et de Tourisme Cantons de l’Est, ces valeureux épicuriens dans l’âme – du moins pour une journée – ont participé à la tournée de promotion «Les Rosés en fête».
Ces chroniqueurs de renom (Ici Montréal, Radio Longueuil, Cité Boomers, La Terre de Chez Nous, etc.) ont ainsi eu un avant-goût de ce que proposera le Marché des Saveurs du marché Jean-Talon, à Montréal, les 23 et 24 mai.
Et quel bel avant-goût! Les escales aux vignobles Les Diurnes, Les Côtes d’Ardoise et Domaine Les Brome, ainsi qu’à la boutique Canards du lac Brome et à la Galerie d’art Knowlton fut autant d’occasion d’éveiller ses sens.
Vins rosés légers, brunch champêtre, oeuvres d’art audacieuses… De quoi oublier ses soucis!
Et la timidité du début cède la place à un climat plus convivial. Ah, les vertus du bon vin…
Depuis quelques années, le CLD de Brome-Missisquoi a fait de la Route des Vins un produit d’appel majeur au plan touristique. Et force est de constater qu’il a misé juste.
Le rosé, un vin fruité, frais et jeune, cadre fort bien avec ce vent de renouveau. En tout, 13 vignobles de Brome-Missisquoi font confiance en ses charmes subtils.
Malheureusement, le rosé a longtemps été mal jugé. Parent pauvre pour bien des oenologues, il a depuis repris ses lettres de noblesse.
Plus qu’un simple «vin de terrasse» ou apéritif de fortune, les fins gourmets (et les gourmands) s’y intéressent de plus en plus. Avec une mousse légère de fruits de mer, des plats de volaille ou tout simplement un bon fromage… le mariage est parfait.
Et les rosés représentent grosso modo de 15 à 25 % des ventes des vignobles de Brome-Missisquoi. Un impact économique non négligeable.
Avec un produit si agréable et apprécié, nos vignerons savent fort bien que les efforts de promotion en valent largement la peine. Et pas uniquement lorsque le printemps fait son apparition.
«Le rosé, ce n’est pas qu’un vin d’été. C’est bon à l’année!», scande Nadège Marion, des Trois Clochers, un vignoble de Dunham.
Quelqu’un est contre?
Pas moi, en tout cas.
P.S. Amateurs de bonne bouffe, vous ne devez pas manquer le «brunch rosé» du dimanche 31 mai, offert aux Côtes d’Ardoise, à l’Orpailleur, au Domaine Les Brome et au Domaine du Ridge (www.laroutedesvins.ca pour en savoir davantage).
Prix abordables, ambiance de fête et surtout, sourires garantis. Faites-moi confiance.