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30 mars 2009
Est-ce que l’air que l’on respire à Sutton est magique, surtout avec le printemps qui fait enfin la loi? Parfois, je me le demande.
Plusieurs proches le savent, j’ai un coup de coeur solide pour cette petite ville – ou est-ce un gros village? – qui marie avec bonheur culture et plein air. Outre le fameux Mont Sutton (paradis des skieurs), on y retrouve plusieurs bistros, restaurants et commerces branchés et fort vivants. La Salle Alec et Gérard Pelletier représente – notamment avec ses folles soirées d’impro – une destination de choix lorsque je noircis mes pages d’agenda.
Samedi dernier, j’ai eu la preuve qu’à Sutton on ne fait rien comme les autres.
En après-midi, j’ai assisté aux États Généraux, à l’Hôtel et condos Le Montagnard. Environ 75 ou 80 personnes, alors que le soleil printanier surplombait le village, ont exprimé leurs idées et suggestions pour l’avenir de Sutton. Quelques répliques un peu vives vers la fin, certes, mais surtout une ambiance à la fois détendue et positive. Disons que certaines assemblées municipales ont été beaucoup plus houleuses…
Bref, un après-midi très enrichissant, qui témoigne de la volonté de cette population «tricotée serrée» de vivre dans un Sutton beau et attrayant.
Après un petit «drink» sur la terrasse du Mocador – un séjour bref mais sympathique – , j’ai passé une couple d’heures (ou était-ce trois?) à l’Auberge Horizon, pour le fameux souper du Relais pour la vie. Le cochon braisé était excellent mais surtout, les gens sur place affichaient un large sourire.
Cette activité, qui complétait en beauté la Journée Jeremy Forget (avec des activités au Mont Sutton un peu plus tôt), a encore une fois témoigné de la vitalité qui règne à Sutton. Un peu moins de gens que l’an dernier mais bon… On a tout de même récolté plus de 8000 $ afin de vaincre ce terrible fléau qu’est le cancer. Un pas dans la bonne direction.
Par la suite, j’ai assisté à une soirée tout en musique au Cafetier – rempli à pleine capacité! – , un bistro des plus populaires à Sutton. Encore une fois, un climat agréable, avec une célébration éclatante du printemps.
Je ne sais pas quel est le secret des Suttonais, mais il devrait être commercialisé et même exporté. À moins que ça soit tout bonnement la fierté? La joie de vivre? Une énergie contagieuse? Ou un peu tout ça?
En espérant que les citoyens de cette ville, au-delà de certaines différences idéologiques, sauront garder ce cachet unique. Pour qu’ainsi, on puisse vivre d’autres belles journées (et soirées) du genre le plus souvent possible.
23 mars 2009
«Ce sont les mêmes amateurs qui vont klaxonner partout en ville lors de notre prochaine victoire. Alors je prends cela avec un grain de sel.»
- Chris Higgins, en parlant des hués bien sentis lors du match de samedi face aux Maple Leafs.
Bon… il faut croire qu’ils n’ont encore rien compris!
Bien sûr que ce sont les mêmes qui vont klaxonner. On appelle ça des fans mon petit Chris. Mais ça ne veut pas dire que c’est pas grave quand ils vous huent à pleins poumons.
Ce que ça veut dire mon petit homme, c’est qu’ils ont payé le prix de deux paniers d’épicerie, de la moitié d’une semaine de paye ou de leurs économies pour se faire le cadeau d’aller vous voir jouer et que vous vous moquez d’eux avec des phrases comme celle-là.
Voilà ce que ça veut dire. Et voilà pourquoi ton grain de sel tu peux te le…
20 mars 2009
Aujourd’hui, 20 mars, on souligne un peu partout la Journée internationale de la Francophonie. Pour ajouter ma contribution, je vous offre ce qui pour moi est encore le plus bel hommage à la langue française.
La langue de chez nous, Yves Duteuil
C’est une langue belle avec des mots superbes
Qui porte son histoire à travers ses accents
Où l’on sent la musique et le parfum des herbes
Le fromage de chèvre et le pain de froment
Et du Mont St-Michel jusqu’à la Contrescarpe
En écoutant parler les gens de ce pays
On dirait que le vent s’est pris dans une harpe
Et qu’il en a gardé toutes les harmonies
Dans cette langue belle aux couleurs de Provence
Où la saveur des choses est déjà dans les mots
C’est d’abord en parlant que la fête commence
Et l’on boit des paroles aussi bien que de l’eau
Les voix ressemblent aux cours des fleuves et des rivières
Elles répondent aux méandres, au vent dans les roseaux,
Parfois même aux torrents qui charrient du tonnerre
En polissant les pierres sur le bord des ruisseaux
C’est une langue belle à l’autre bout du monde
Une bulle de France au nord d’un continent
Sertie dans un étau mais pourtant si féconde
Enfermée dans les glaces au sommet d’un volcan
Elle a jeté des ponts par-dessus l’Atlantique
Elle a quitté son nid pour un autre terroir
Et comme une hirondelle au printemps des musiques
Elle revient nous chanter ses peines et ses espoirs
Nous dire que là-bas dans ce pays de neige
Elle a fait face aux vents qui soufflent de partout
Pour imposer ses mots jusque dans les collèges
Et qu’on y parle encore la langue de chez nous
C’est une langue belle à qui sait la défendre
Elle offre des trésors de richesse infinie
Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre
Et la force qu’il faut pour vivre en harmonie
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16 mars 2009
«Je voudrais vous remercier parce que vous m’avez tellement aidé, donné beaucoup d’amour.»
- Alain Bashung, 28 février 2009, lors de la cérémonie des Victoires de la musique.
Le grand génie de la chanson française, Alain Bashung, s’est éteint ce samedi 14 mars à la suite d’un long combat contre le cancer.
Cette citation est tirée de la récente cérémonie des Victoires où il avait remporté encore trois prix, dont l’interprète masculin de l’année et le meilleur album pour son dernier chef d’oeuvre, Bleu Pétrole.
Aujourd’hui devant ce départ précipité, M. Bashung n’avait que 61 ans, tous les mélomanes de la francophonie ne peuvent que lui retourner ses propres mots.
Merci M. Bashung, vous nous avez tellement aidé, donné beaucoup d’amour.
Pour vous faire plaisir, voici une des dernières belles créations de Alain Bashung, Je t’ai manqué.
Vidéo: Je t\’ai manqué, Alain Bashung
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13 mars 2009
 Le plaisir que procure le sport aux enfants fait partie de leurs plus beaux souvenirs d'enfance.
Rappelez-vous la première fois où votre papa ou votre maman a lacé vos patins. Qu’il ou elle a dû scier le bout de votre bâton parce qu’il mesurait cinq pieds et que vous n’en faisiez même pas encore quatre… De beaux souvenirs hein?
Les plus beaux souvenirs d’enfance sont pour plusieurs associés aux loisirs, aux sports qu’on pratique avec nos amis. Malheureusement, les souvenirs de petits bonshommes et de petites bonnes femmes sont menacés.
Mardi prochain, le 17 mars, – comme vous pouvez le lire dans le texte de mon collègue Éric Patenaude – l’Association de hockey jeunesse de Granby tient une assemblée spéciale au Palace.
La raison? Le manque de bénévoles pourrait compromettre la prochaine saison de hockey. On ne s’implique plus… alors on ne joue plus.
Mauvaise raison.
Ce n’est pas une bonne raison, parce que ce n’est pas normal. Vous êtes où les parents? Vous êtes où les anciens joueurs de hockey?
On fait des enfants, on les envoie à l’aréna et on s’en lave les mains? Non. «Dans le temps», il y avait moins de parents et plus d’enfants (deux parents pour 6, 7, 8, 12 enfants) et ça fonctionnait!
Aujourd’hui, il y a plus de parents que d’enfants (2, 3, 4 parents selon la reconstitution des familles et un ou deux enfants), mais ça ne fonctionne plus!
«On n’a pas le temps! On court partout!», vont-ils s’écrier. Bon. Trouvez-le.
Et pourquoi pas vous rassembler? Il y a environ 15 joueurs dans une équipe de hockey… donc autant de parents et même le double si on compte vite. Ne pensez-vous pas qu’à 10 bénévoles sur la même équipe ça ne vous demanderait pas un effort insurmontable?
Donner quelques heures de son temps chaque semaine pour son enfant, ce n’est pas du temps perdu. Au contraire! Vous vivez avec lui, en temps réel, la création de ses plus beaux souvenirs… et vous bâtissez une relation solide et durable avec lui.
Et vous les anciens joueurs de hockey? Vous faites quoi? Le sport que vous avez chéri et qui vous a tant donné a besoin de vous. C’est bien beau de prendre, mais il faut savoir redonner.
Personnellement, j’ai connu tellement de gens passionnés qui ont su redonner à leur sport le plaisir qu’ils ont reçu. Vous pratiquez un sport pendant 10 ou 15 ans et vous en redonnez 3 ou 4 à la postérité… rien de plus simple.
Ce n’est pas un choix, c’est un devoir.
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4 mars 2009
Décembre 2006. Moi, le «petit gars de Sherbrooke», a eu un coup de foudre inattendu dès que je t’ai rencontrée.
Tu m’as lancé tout un défi: informer le mieux possible, et de manière intéressante, les lecteurs du Guide. Tes frères, tes soeurs, tes amis.
Après une aventure de trois ans dans un milieu plus urbain, je m’installe donc chez toi.
Ayant jadis oeuvré comme journaliste à Magog, durant huit ans, je connais fort bien les communautés «tricotées serrés». Si on a la bonne approche, l’accueil sera d’autant plus chaleureux.
Mais de toi, je connaissais vaguement quelques noms, quelques images. La solide réputation de l’hôpital BMP de Cowansville. La Route des Vins. La vitalité culturelle et plein air de Sutton. Les trésors patrimoniaux de Knowlton.
Il en restait pourtant tellement à découvrir, tellement tu es belle et ravissante! Le charme tranquille de Frelighsburg… La bonne bière maison de Dunham… Les paysages de Brigham, d’Abercorn.. et bien plus encore!
Nouveau milieu de vie, nouvelles réalités. Tu m’as appris à peaufiner mon anglais. Et heureusement, un emploi comme le mien permet de progresser rapidement.
Un poste de journaliste au Guide, c’est aussi beaucoup de responsabilités. Étant le seul en poste au bureau de Cowansville – avec quelques textes de mes collègues de l’Express de Granby et de l’Avenir & des Rivières en prime – , c’est tout un contrat. Mais tellement grisant!
Avec un taux de lectorat (87 %) est un des plus élevés au Québec, ce défi se veut tout à fait stimulant. Les réactions sont vives et rapides, encore plus depuis que le journal navigue en version intégrale sur le cyberespace.
J’ai également la chance d’oeuvrer au sein du groupe Canada Français, qui propose des publications de grande qualité.
Je touche du bois. Les gens semblent emballés et enthousiastes face au résultat depuis mon arrivée. Parfois, je manque d’espace. Ou de temps. Et je ne suis bien sûr pas parfait, même si j’aimerais l’être…
Mais lorsqu’on donne son maximum, tu sais reconnaître mes efforts.
Merci, chers lecteurs, d’être là chaque semaine. De me soutenir, de m’encourager et de m’apprendre plein de trucs sur votre belle région.
Je ne connais pas l’avenir, mais tant que je serai au Guide, ce sera avec coeur que je contribuerai à ce beau et grand journal.
Je t’aime, Brome-Missisquoi.
2 mars 2009
«Nous ne remporterons pas cette guerre en restant simplement présents là-bas. Mon propre jugement, très franchement, c’est que nous ne battrons jamais cette insurrection.»
- Stephen Harper, Premier ministre du Canada.
Source: Le Devoir, édition du 2 mars 2009. www.ledevoir.com/2009/03/02/236813.html
Quelle nouvelle!!! On le savait déjà, Sylvester “Rambo” Stallone nous l’avait dit dans Rambo III en 1988. Si vous ne me croyez pas, faites-vous plaisir et allez vous louer ce classique de testostérone et d’explosions cinématographiques.
Dans une scène aussi sérieuse et profonde que mal interprétée, Sylvester, dit Rambo, s’entretient avec les anciens d’un village afghan. Ceux-ci lui raconte l’histoire de leur village et révèlent que jamais ils n’ont été conquis par aucune puissance depuis le début des temps.
La raison, mis à part la protection d’Allah, est la géographie extrêmement complexe et difficile d’accès que les Afghans connaissent à la perfection, contrairement aux envahisseurs.
Évidemment, dans le film, les méchants sont Russes et les bons sont les Américains et les paysans afghans… Aujourd’hui il y a l’OTAN et les terroristes Talibans.
Les acteurs changent, mais l’histoire se répète.
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