27 février 2009

Un prétexte pour aller au Stade

Par Ugo Giguère @ 9 h 40 min — Classé dans : Sports

Puisque l’équation sports de glisse plus casse-cou égale souvent «ouch», je me suis tapé une petite balade à St-Jérôme, pour rendre visite à un copain qui a manqué un atterrissage en planche à neige. Tant qu’à être dans le coin de Montréal, aussi bien en profiter… tiens-tiens, l’Impact joue au Stade!

On se rapaille: quatre boys – pas l’éclopé bien sûr. On se pointe au Stade en suivant la mer de monde. Disons que c’est plutôt un fleuve sous-terrain qui part de la station Berri et qui refait surface à Pie IX… 55 571 spectacteurs c’est un peu fou!

Bon. La billetterie à gauche, les tourniquets au centre, tout le monde dans le tas, mais sans bousculer.

- C’est quand même dommage qu’il serve juste deux fois par année, pour un match des Alouettes et un match de l’Impact, glisse une femme à son conjoint.
- Au prix que VOUS l’avez payé – la dame est visiblement une «boomeuse» – je comprends votre déception, que je lui dit.
- Ils font quoi le reste de l’année?
- Il sert à des «bigfoot», des maisons préfabriquées et à des robes de mariées!
- Ouin… Vous voudriez qu’il serve à quoi vous autres?
- AU BASEBALL! Nous on s’en fout du soccer, c’est un prétexte pour voir le Stade. Treize piastres pour une visite du Stade, c’est pas cher!

Dès qu’on passe les portes… Wow! Ça sent les Expos! Je me fiche encore plus du match de soccer… je suis aux Expos.

Premier kiosque à hot-dog, «Le Grill» écrit avec les mêmes lettres que le signe des Expos. On monte de niveau, une affiche indique: Galerie de presse, Baseball. Autre pincement pour un journaliste qui rêvait jadis petit cul de décrire les coups de circuit comme Rodger et Denis.

Ah oui, le soccer… l’Impact a gagné 2-0, c’était correct.

Dans ma tête ça s’est terminé 5-2 Expos. Vlad a frappé 2 en 4, avec un circuit et deux points produits. Pedro Martinez a lancé sept bonnes manches, Delino Deshields a volé un but… et quel attrapé de Rondell White!

Reste plus qu’à espérer que l’Impact gagne son prochain match au Mexique, comme ça on va retourner aux Expos le 18 mars… eh… au Stade je veux dire.



23 février 2009

Citation du lundi… 23 février

Par Ugo Giguère @ 11 h 21 min — Classé dans : Citations

«Somewhere in Tampa lies Montreal native Vincent Lecavalier and he’s thinking to himself, “You know what? Maybe life here in Florida ain’t so bad after all.”»

-Pierre Lebrun, ESPN.

Traduction libre: Quelque part à Tampa, il y a le Montréalais Vincent Lecavalier qui se dit à lui-même “Tu sais quoi? Peut-être que la vie en Floride n’est pas si mal que ça après tout.”

Source: http://sports.espn.go.com/espn/blog/index?entryID=3921753&name=lebrun_pierre

Disons qu’en jetant un oeil sur les scandales et les déboires du CH, M. Lecavalier ne regrette pas trop de porter encore l’uniforme du Lightning.



20 février 2009

Re-mort sur les plaines

Par Ugo Giguère @ 13 h 57 min — Classé dans : Général

Comme ma version de la phrase de Descartes se lit comme suit: «Je m’écoeure donc j’écris», je vais vous donner mon point de vue de la saga des Plaines d’Abraham… Oui, j’en ai marre d’en entendre parler et oui je suis content que l’on ait réglé le cas de cette maudite reconstitution.

Pour résumer ma pensée, je vous dirais ceci: «Ils sont morts sur le champ de bataille il y a 250 ans, pas besoin de les re-tuer une deuxième fois».

Quelle bonne idée! L’événement de l’année à Québec! Oubliez Paul McCartney… 650 comédiens couchés sur le dos en costumes d’époque de soldats français avec du faux sang un peu partout. Une belle reconstitution.

Personnellement, je n’ai aucun problème avec une cérémonie de commémoration. Même que c’est essentiel. Il faut se souvenir de son Histoire (avec un grand H), de ses ancêtres et il faut commémorer la mémoire de ces braves combattants qui ont défendu ce qu’on appelait la Nouvelle-France.

Il faut ici souligner le mot «commémoration», comme on le fait le jour du Souvenir, comme on le fait pour les victimes du 11 septembre à New York et comme on le fait pour les jeunes filles de la Polytechnique le 6 décembre.

Qu’est-ce que les Américains diraient si on leur proposait une reconstitution des attentats terroristes pour les 10 ans de la tragédie du 11 septembre 2001? Un super gros projet avec plein de comédiens, une grosse maquette, des avions télécommandées et on fait tout sauter!

Ça n’a tout simplement pas de sens.

Je comprend que pour les Canadiens anglais, cela peut représenter une victoire… mais il n’en reste pas moins que c’est une tragédie. Toutes les guerres sont des tragédies. On ne gagne pas une guerre. Tout le monde y perd.

Les Canadiens français ont mis des centaines d’années à prendre leur place. Nos aïeux, nos grands-pères, se sont faits crier «speak white» et aujourd’hui on leur demande de plier les genoux encore une fois. Non merci.

À qui est-ce qu’on rendrait service? Ni aux anglos, ni aux francos. Deux solitudes se sont retrouvées il y a de cela quelques décennies pour former une nation: les Québécois.

Si c’est trop difficile à comprendre pour nos bonzes de la colline d’Ottawa, ça explique peut-être qu’il existe toujours deux solitudes entre les Québécois et le Rest Of Canada.