28 janvier 2009

Le retour de la ligue paroissiale

Par Ugo Giguère @ 14 h 22 min — Classé dans : Granby

À la séance du conseil municipal de janvier, on a appris que Granby va donner un grand coup dans ses parcs publics, afin de leur donner meilleure mine. Entre autres, on va installer des terrains de pétanque partout! Sans prétention… j’ai ma petite idée du pourquoi.

Lors du lancement du Tournoi bantam de Granby au début du mois, je rencontre notre député fédéral Robert Vincent. Petite Coors Light à la main, atmosphère détendue, M. Vincent se laisse aller à raconter sa nostalgie des bonnes vieilles ligues de paroisses…

Bon. Mise au point oblige. Personnellement, sans avoir à trahir mon jeune âge, je n’ai absolument aucune idée de ce dont il parle.

Cela n’empêche que ses anecdotes m’intéressent beaucoup et surtout son non-verbal. À le voir sourire et gesticuler, on comprend vite que dans les parties de hockey opposant St-Eugène à St-Joseph… ça brassait!

À entendre quelques échos autour, il y avait des «Les maudits St-Joseph», dans l’air. Sans rancune pour «Les maudits St-Joseph», ils doivent se reconnaître.

Fini ce temps-là! Aujourd’hui, il n’y a pas assez d’enfants, et encore moins de joueurs de hockey, dans tous les quartiers pour qu’on puisse en faire une ligue. Et les paroisses, on n’en parle même plus.

Mais voilà que les nostalgiques de la rivalité des Saintes-Équipes vieillissent… et c’est connu, plus on vieillit plus on se rappelle le bon vieux temps. De là ma petite idée sur la pétanque.

Pensez-y un peu. De la pétanque dans tous les quartiers, et de plus en plus de boomers qui vont bientôt commencer à s’y mettre.

Un plus un, ça fait deux. Attention, attention, oyé, oyé, amateurs de boules et de petit cochon ça va brasser sur l’arène en petite garnotte.

Je vois déjà la scène: Grande finale inter-paroissiale (parce que eux ils parlent encore de paroisses) de pétanque au parc Terry-Fox, des estrades de métal pleines à craquer, de la fébrilité dans l’air et en finale… Les maudits St-Joseph!

Nostalgie, quand tu nous tiens…



26 janvier 2009

Deux Reines parmi les Seigneurs

Par Ugo Giguère @ 10 h 29 min — Classé dans : Sports

Y a de ces moments où pendant nos affectations journalistiques, on est frappé par des coups de coeur. Rassurez-vous, ça ne fait pas si mal que ça! Au cours des deux dernières semaines, j’ai eu le plaisir de suivre le Tournoi bantam de Granby et deux joueuses m’ont particulièrement impressionné.

Vous avez bien lu: “deux joueuses”. Deux jeunes filles dans un monde de petits gars. Et de grands gars aussi, car il y en avait de la pièce d’homme au tournoi bantam cette année… surtout dans la classe AA.

Catherine Dubois et Ann-Renée Desbiens sont coéquipières chez les Seigneurs de Beaubourg, dans le AA justement. Cette semaine, elles se sont plutôt élevées au rang de reines sur la glace de l’aréna Léonard-Grondin.

La première joue au centre. Pour ceux qui ne le savent pas, les contacts sont permis au niveau bantam… et comme les jeunes ne sont pas encore très habitués, ça cogne drôlement.

Mais Catherine Dubois n’a pas peur de se frotter le nez là où ça brasse!

Les longs cheveux blonds dans le vent, la jeune fille en a fait baver à bien des gars cette semaine. Rude, acharnée et habile avec la rondelle, elle a terminé le tournoi au troisième rang des marqueurs!

Bilan de son séjour: 1 but et 6 passes pour 7 points en seulement 5 parties. Catherine ne cumule pourtant que 7 points en 20 parties en saison régulière!

Ann-Renée Desbiens a aussi fait écarquiller bien des yeux. D’entrée de jeu, elle n’a accordé que deux buts à l’Express Rive-Sud Est dans la première partie de son équipe. Une victoire de 4 à 2, contre une formation beaucoup mieux cotée.

Sa seule contre-performance est survenue face aux Prédateurs du Saint-Laurent où elle a accordé trois buts en trois minutes, mais elle s’est reprise avec brio en ronde éliminatoire.

D’abord, elle a blanchi les Patriotes du Richelieu en quart de finale. Ensuite, elle a donné la frousse aux puissants Gouverneurs de la Rive-Nord en demi-finale. Les Gouverneurs dominent littéralement le niveau bantam au Québec et ont remporté le tournoi.

Malgré une défaite de 4 à 3, la performance de Ann-Renée valait à elle seule le spectacle de cette demi-finale. À au moins cinq reprises, elle a littéralement volé les attaquants des Gouverneurs avec sa mitaine.

La fiche globale des Gouverneurs cette saison est de 45-1-1, alors que celle des Seigneurs est de 12-19-3.

Peut-être avons-nous eu la chance de voir les futures Danielle Goyette et Kim St-Pierre avant tout le monde…? Ça reste à suivre.

Photos de nos deux vedettes en action au Tournoi bantam de Granby.



21 janvier 2009

L’incubateur industriel ne doit pas trop attendre

Par Ugo Giguère @ 10 h 44 min — Classé dans : Granby

Alors que l’on implore une conjoncture économique défavorable pour revoir à la baisse le projet d’incubateur industriel, certains s’en réjouissent. Toutefois, la fonction de cet outil de développement est vitale pour une ville industrielle qui veut innover. Et encore PLUS dans le contexte d’une crise économique.

L’idée de base derrière ce projet est de stimuler la création entrepreneuriale. Ce qui veut dire développer de nouveaux produits, de nouvelles technologies, de nouveaux créneaux de production.

Par la bande, si vous lisez entre les lignes, cela veut dire… des emplois!

Mieux encore, cela veut aussi dire une synergie entre les acteurs industriels de la ville. L’incubateur doit être un vecteur de réseautage, afin que les différents résidents du parc industriel en viennent à échanger, collaborer et se stimuler les uns, les autres.

En période trouble, un outil comme celui-là prend tout son sens. Au-delà du stimuli qu’il injecterait dans la communauté économique de la ville, il permettrait aussi de garder nos industries à l’avant-garde, les tenir sur le qui-vive.

Ainsi, au moment où la brume viendrait à se dissiper sur l’économie mondiale nos entreprises locales seraient déjà prêtes à passer à l’attaque.

En étant constamment galvanisées par un centre de développement actif, nos industries profiteraient d’une longueur d’avance sur la concurrence.

Le jour où la flèche du diagramme économique va se remettre à pointer vers le haut. Quand sa couleur passera du rouge au vert. Ce sont les premiers sur la ligne de départ qui vont pouvoir en profiter.

«Rien ne sert de courir, il faut partir à point» disait La Fontaine. En termes d’aujourd’hui on pourrait dire «quand le coup de départ est donné, ce n’est pas le temps d’attacher ses souliers».

Pour ce qui est de la construction d’un nouveau bâtiment, non il ne s’agit pas d’une concurrence envers qui que ce soit. Et re-non, il ne s’agit pas de bâtir de nouveaux espaces industriels.

Au contraire, ce sont eux, les résidents temporaires de l’incubateur, qui vont louer ou acheter lesdits bâtiments vacants afin de faire prospérer leur nouvelle entreprise.

Il s’agit de créer des berceaux pour recevoir des entreprises naissantes. Rien de plus naturel que d’accueillir le nouveau-né dans la chambre des maîtres…

Une fois prêt à effectuer ses premiers pas par lui-même, le petit pourra facilement trouver sa propre chambre à coucher à l’intérieur de la maison!



19 janvier 2009

Citation du lundi… 19 janvier

Par Ugo Giguère @ 10 h 37 min — Classé dans : Citations

“Y a une foule de gens le dimanche après-midi qui aiment voir d’autres gens se faire démembrer sur grand écran.”

- Rebecca Makonnen, dans sa chronique cinéma à l’émission C’est bien meilleur le matin, sur les ondes de la Première chaîne de Radio-Canada.

Au moment de lâcher cette phrase pleine d’optimisme envers notre société et les gens qui la composent, Rebecca présentait sa critique du film My bloody Valentine. Il s’agit d’une adaptation en trois dimensions d’un vieux film d’horreur de série B.

Espérons tout de même que cette tendance d’assoiffés sanguinaires de nos contemporains demeure exclusivement réservée au domaine du divertissement…  



9 janvier 2009

À chacun son combat

Par Ugo Giguère @ 11 h 31 min — Classé dans : Général

Tout est relatif mon Einstein. Interprétez ça comme vous voulez, mais moi ça me chicotte un brin… Plus on parle de mondialisation, moins on semble s’intéresser aux grands enjeux mondiaux. Cette semaine en offre l’exemple parfait.

Au Moyen-orient, c’est la guerre. Les bombardements font des milliers de morts dans la bande de Gaza et rien ne semble pouvoir freiner Israël. Tellement que même les véhicules et bâtiments identifiés aux couleurs des Nations Unies sont menacés.

Aux États-Unis, c’est la crise économique. Des millions de pertes d’emplois, des faillites qui se propagent comme si elles étaient contagieuses… rien ne va plus au royaume du capitalisme.

En Afrique, les conflits armés continuent de sévir au Darfour comme en Somalie. Un diplomate canadien et un employé de l’ONU sont toujours séquestrés quelque part au Niger, alors qu’ils auraient été enlevés par un groupe de rebelles.

Il n’y a pas si longtemps, on parlait aussi d’une crise alimentaire mondiale… une famine aux proportions extravagantes qui tuent hommes, femmes et enfants.

Pendant ce temps-là, dans la merveilleuse contrée enneigée appelée le Québec, on vit une grande tragédie.

Un drame d’État.

Le Bye Bye était pas bon. Véro et Louis sont méchants. Réné est pas content… misère.

Si j’avais le choix, je pense que je choisirais la guerre… non la famine… En tout cas, n’importe quoi sauf un mauvais Bye Bye!

Tenez bon chers Québécois, on va passer à travers.