23 octobre 2008

Voler avec les oiseaux, pour vrai

Par Ugo Giguère @ 8 h 56 min — Classé dans : Général

C’était ma première fois. Pour eux aussi, c’était leur première fois. Mathieu, Stéphane, Élisa et Evelyne. Vendredi dernier, aux aurores, notre escadron de Top Guns a quitté le plancher des vaches pour explorer le ciel…

Il faisait noir quand les Top Guns sont sortis du lit. Quatre heures du mat! Pour un vendredi, il fallait que ça vaille la peine. On se rejoint tous à 5h au journal… Evelyne est en retard. (On s’y attendait pas!)

Entassés dans le mini-van de notre photographe Jacques Jaillet, on se rend à St-Hacinthe pour rejoindre nos instructeurs et leurs bolides. D’ailleurs, c’est grâce à Jacques si on tente le coup. Il possède lui-même un ultra-léger pendulaire et une formation d’instructeur.

En chemin…

- (Moi) Ouf! C’est sûr que ça va être difficile, c’est pas comme si au moins y avait une boîte autour… là on est directement dans le ciel… dans le vide.

- (Elisa) Hein? Comment ça y a rien autour? C’est pas un avion?

- (Moi) Bin non! T’as pas vu les photos. C’est comme E.T. dans le film. En fait, c’est un delta-plane avec un petit bogey à moteur en dessous…

- (Elisa) …

Hihihi! Vous auriez dû lui voir la face! C’est pas ma faute, c’est Mathieu qui a tout organisé et qui ne lui a pas dit… “Je t’ai pas envoyé les photos sinon tu serais pas venue”, répond le coupable.

Enfin, on arrive. La piste est magnifique dans la pénombre du petit matin. On rencontre Pierre, Normand, Guillaume et Martin, qui avec Jacques seront nos pilotes. Ce sont les instructeurs de l’école de pilotage Rou-Air.

On enfile les jambières, plusieurs manteaux, mitaines et cagoules et la tension monte. Prêt pour le départ… ou presque….

Mon petit bolide y part pas! Pas de problème, Pierre sort les câbles à booster. On règle le tout… ou presque…

Plus de freins! Bon. À quatre pattes j’aide Pierre à rafistoler le petit câble d’acier… Avant même d’avoir volé, je sais réparer des freins d’ultra-léger. Bonne chose de faite, on y va.

Wow!

Décollage en douceur, ultra léger (jeu de mot à la Éric Patenaude!). Aucune crainte, on flotte. Ok, je sers un peu fort le siège devant moi, mais je relâche tranquillement…

Mon baptême de l’air est magique et Pierre, mon pilote, s’assure que mon voyage soit parfait et bien rempli!

On commence par monter bien haut pour admirer le paysage entre St-Hyacinthe et Bromont, où on se dirige. Le soleil se lève derrière les montagnes, on reconnaît les villages, les rivières, les monts.

À ce moment-là j’essaie de ne pas trop réfléchir et profiter du moment exceptionnel. Quelques pensées m’obsèdent tout de même. “Bordel qu’on est insignifiant!” En voilà une…

L’Homme et ses bebelles sont tellement minuscules vus du ciel. Je comprends très bien pourquoi les oiseaux volent si haut… ils se foutent de notre gueule et ils ont bien raison!

Ça donne un sacré coup de pied à l’orgueil et si ça pouvait faire comprendre des choses à certains je vote pour la nationalisation de l’ultra-léger.

Tout d’un coup je sors de ma bulle. On plonge vers un champ. Je vois que le sol approche. Il veut peut-être atterrir ici?

À la dernière seconde, j’aperçois un banc d’oies. À une cinquantaine de mètres, elles s’envolent et on les suit. On y arrive presque, on vole avec les oiseaux! Pour vrai!

Voilà. Le reste du voyage en accéléré: atterrissage à Bromont, déjeuner, redécollage, retour dans le ciel, atterrissage à St-Hyacinthe… et en un peu plus d’une heure s’en était fait.

Dans le mini-van du retour… on a encore la tête dans le ciel. Sonnerie de téléphone, c’est l’Express.

-Salut Caroline Rioux!

-Allô Ugo, es-tu encore dans les airs?

-Haha! Non, on arrive.

-Parfait, il faut que t’ailles au Granbyen à 11h30 pour une conférence de presse.

Il est 11h20… bon retour sur terre.



21 octobre 2008

On a trouvé la deuxième salle de spectacle!

Par Ugo Giguère @ 11 h 05 min — Classé dans : Granby

Ne cherchez plus, on l’a la deuxième salle de spectacle. Vous l’aurez lu en primeur sur ce blogue! Granbyens et Granbyennes, souvenez-vous en longtemps. Il s’agit d’une salle “full équipée”, pas cher, en plein centre-ville…

Lundi matin, granby.enregion.ca vous annonçait la grande nouvelle. Triste jour pour certains cégépiens, futurs mariés et autres joueurs de ligues de garage. Granby procède à l’expropriation du bar Le Studio.

Exit les effeuilleuses. Fini la danse contemporaine en isoloir. Arrivederci Natasha, Cindy et compagnie. Plus de danseuses au centre-ville de Granby.

Mais voilà une opportunité en or! La Ville vient de mettre la main sur un bâtiment bien situé, avec une scène, un “kit” d’éclairage, un système de son… et même une piscine!

Non mais quelle chance! Pourquoi démolir ce bâtiment historique? On l’a notre deuxième salle!

Ne montez pas sur vos grands chevaux avec le mot “historique”, c’est pas du patrimoine, mais ça fait certainement partie des histoires de gars de bien des hommes, jeunes et moins jeunes.

Pensez-y un peu. On pourrait même garder les poteaux pour des numéros de cirque ou d’acrobaties de tous genres. Lieu idéal pour les jeunes troupes expérimentales.

Bon, en tout cas, je passe le mot à Jocelyn Lemoine du Palace et à notre maire Richard Goulet et je ne chargerai aucun frais pour cette étude de faisabilité maison!

Rappelez-vous en, vous l’avez lu en primeur sur ce blogue… sarcasmes et sourires inclus!



14 octobre 2008

0,000… ouf!

Par Ugo Giguère @ 22 h 19 min — Classé dans : Général

Opération Impact qu’ils disaient! “Bin oui…”, que je me disais. M. Sceptique fût confondu, car le blitz de barrages policiers dans la région au cours du long week-end a été efficace. Tellement que le moi-même qui tape ce texte s’est fait prendre!

Je résume.

Samedi soir, je me rends avec ma maman à Waterloo pour un spectacle à la Maison de la culture. Si vous y tenez, les deux auteures(?)-compositrices(?)-interprètes (c’est pas facile à écrire au féminin bon!) ont été excellentes, soit Salomé Leclerc et Caroline d’Été.

Donc, je suis à la Maison de la culture. Pour entamer le spectacle, je commande une Boréale blanche 4,2%, il est 19h20.

À l’entracte, 21h25, je commande une deuxième consommation identique. On quitte les lieux vers 22h15.

À Granby, je décide de rendre visite à une amie qui travaille au bar le Publik (allez la voir elle s’appelle Myriam et c’est la meilleure barmaid en ville!). Il est 22h45. Je commande une Alexander Keith’s que je déguste… et je quitte vers minuit.

Je demeure sur Drummond. Arrivé au petit pont, barrage policier! “Bonsoir monsieur, on fait une opération pour le long week-end, on surveille les ceintures de sécurité et l’alcool au volant”, me dit l’agent.

Aucun problème, je suis attaché!

- Vous revenez d’où?

- J’étais au bar, j’ai pris une bière.

- Parfait, je sens effectivement une odeur d’alcool, alors je vais vous demander d’immobiliser votre véhicule sur le côté…

Je m’arrête. Sors mes papiers. Sors du véhicule. Rejoins le policier devant son véhicule.

- On va procéder à un test. Ce n’est pas un ivressomètre, mais c’est une machine qui analyse l’haleine et nous dit s’il faut procéder à l’alcootest.

- Parfait.

Je vous épargne la liste de procédures qu’il me lit sans que je l’écoute vraiment parce que de toute façon je ne doute pas du tout de mes capacités…

Par contre, tous les passagers des voitures qui me passent sous le nez me dévisagent.

J’ai vraiment l’impression qu’ils se disent: “Regarde! Encore un jeune gars saoul qui s’est faite pogner.”

NON! Je ne suis pas un idiot inconscient et je ne me suis pas pacté la face avant de chauffer mon char!

Voilà.

Par contre, j’ai remercié le policier en question. Sans aucun doute, passer un test d’alcoolémie devant une file d’automobilistes méprisants, c’est de loin le meilleur moyen de prévention du monde.

Ah oui! Pour mon test: 0,000… “Vous pouvez remonter dans votre véhicule Monsieur Giguère. Bonne fin de soirée.”