26 septembre 2008

Un débat «intime»… prise 2

Par Ugo Giguère @ 12 h 02 min — Classé dans : Politique

Pour ceux qui n’ont pas encore lu le texte Un débat «intime» dans Shefford, dans l’édition du 26 septembre de l’Express… Allez-y! Cliquez sur le logo Granby en région en haut à gauche et consultez la version flip du journal. Vite, on vous attend.

Bon, maintenant que tout le monde est revenu. On continue.

Vous savez maintenant que le comté de Shefford va avoir son débat, merci à la Chambre de commerce Haute-Yamaska. Mais un débat pour qui?

Un débat ne s’adresse à personne d’autre qu’aux électeurs. Le but de l’exercice est de faire connaître les candidats et de les amener à confronter leurs idées pour que l’électorat se fasse la sienne.

Mardi prochain, on risque fort d’assister à un violent coup d’épée dans l’eau. Gare aux algues bleues, ça va faire mal.

Loin de moi l’idée de m’en prendre à l’organisation, il fallait que quelqu’un le fasse et c’est tant mieux. Par contre, on choisit le foyer du palace: 200 places. Shefford compte environ 78 000 électeurs.

Pire encore, seulement 50 «vrais» électeurs vont pouvoir y assister, car chaque candidat pourra disposer de 25 billets, qui seront évidemment remis à des partisans qui ne manqueront pas de taper des mains et crier hourra à chacune de leurs affirmations. Les autres billets sont réservés à la chambre de commerce.

Sauf qu’un débat se doit de rejoindre le PLUS d’électeurs possibles. Et à Granby on possède une radio en M-105 et même une télévision en Vox. J’imagine que si on diffusait 463 reprises de l’émission Point de vue au lieu de 464… on pourrait peut-être diffuser le débat.

Encore une fois, on remet l’opinion public entre les mains des médias. Pas que je craigne le biais des médias locaux, mais je crois en la capacité de chaque citoyen de se faire une opinion par soi-même.

Ce qu’il n’auront vraisemblablement pas la chance de faire. À moins d’être parmi les 50 chanceux…

Si on regarde à côté, dans Brome-Missisquoi, les candidats participent à trois débats, dans trois secteurs de la circonscriptions, dans de grandes salles pour accueillir tous ceux qui le souhaitent.

Imaginez si on tenait le débat des chefs dans un aréna de Calgary. On enferme les deux Stef, Gilles, Jack et Elizabeth avec une couple de milliers de personnes sans télévision, ni radio et qu’ensuite on dise au Canadiens:

«Allez-y, faites votre choix»!



20 septembre 2008

La balade d’une canette

Par Ugo Giguère @ 10 h 49 min — Classé dans : Granby

Une histoire banale de centre-ville, d’un piéton baladeur et d’une canette indésirable. Avant d’être piéton, le personnage en question était client d’une sandwicherie quelque part au centre-ville de Granby. Attendu ailleurs, il en ressort, canette de thé glacé à la main… erreur!

Notre piéton remonte donc candidement la coquette rue Principale sa boisson à la main. Au rythme d’une gorgée aux sept ou huit pas, il arrive au rendez-vous fixé. Comme il n’était pas si loin… la canette est à moitié pleine pour les optimistes et à moitié vide pour les pessimistes.

Quelques minutes plus tard, le courageux héros de cette balade absolument ennuyeuse à lire se retrouve à nouveau sur le trottoir, canette en main. Deuxième erreur!

Grave erreur.

Bon. Lâchons le flou et mettons les choses au clair. Le baladeur commence sa marche à la hauteur du Palace et redescend vers les bureaux du très réputé journal l’Express (…sans aucun parti pris bien entendu!).

Re-bon. Ok, le gars c’est moi. Alors je marche avec cette foutue canette vide et je cherche désespérément à m’en défaire. Petit ange de malheur sur l’épaule – aussi appelé Conscience Écologique – je ne veux surtout pas la jeter à la poubelle.

Donc je suis devant le Palace, aucun contenant à recyclage en vue. Je traverse quelques rues, arrive près du Grimoire… toujours rien. Je décide de traverser, il y a des bancs et des arbres de l’autre côté, il doit bien y avoir un bac pour recycler… eh non.

Je traverse Saint-Antoine, arrive près du restaurant Amira et je n’ai toujours rien en vue. Je choisi donc de repasser de l’autre côté pour tenter ma chance dans le parc Miner… encore rien!

Finalement, au bout d’une marche d’une dizaine de minutes à travers le centre-ville me voilà arrivé au journal avec mon infâme canette au creux de la main.

C’est drôle non? On veut tout mettre en place pour recycler plus et jeter moins, mais on installe des dizaines de poubelles et aucun contenant de récupération.

Pensez-y une seconde: auriez-vous la patience de trimballer votre canette sur cette distance? Une main dans celle de votre amoureux(se) et l’autre aux prises avec la petite boîte métallique n’auriez-vous pas rapidement opté pour la bonne vieille poubelle?

Maintenant, ajoutez à cela les serviettes en trop que l’on dérobe au kiosque de crème glacée, les sacs de papier des commandes pour emporter, les bouteilles d’eau “avec pu d’eau dedans”, les petits cartons de publicité, les journaux, les factures de restaurant, les paquets de gomme vides…

Ouf!



14 septembre 2008

Le festival de la chanson-tistique

Par Ugo Giguère @ 12 h 30 min — Classé dans : Général

Certains croient que “la vie est un fromage”, d’autres que “la vie est un jardin”, moi je vous dis que la vie est une statistique! Et pour vous prouver à quel point c’est le fun en pas pour rire, je vous présente le Festival-international-de-la-chanson-auteur-compositeur-interprète- groupe-solo-duo-trio-de-Granby en chiffres.

1- Parmi les 24 demi-finalistes (solo ou groupe, mais sans compter les musiciens qui accompagnent les artistes solo… ok?!?!), on a compté 16 guitares, 7 pianos, 2 harmonicas, 2 violons, un maraca et un violoncelle.

Notons aussi la présence de 4 gazous… gracieuseté des gars de Zébulon. Un beau moment.

2- Au total, les 24 demi-finalistes ont interprété 72 chansons. Du lot, 1 384 chansons d’amour, 2 chansons sur le SIDA et… 1 chanson de Noël!

Bin oui! Croyez-le ou non, pour sa première présence sur scène, le Trifluvien Steeve Roy nous a balancé l’histoire de son pire Noël, en plein mois de septembre. Sortez pas vos décorations, il reste encore halloween avant.

3- Le public granbyen est sévère avec ses participants. Pas qu’il chahute ou rejette un artiste, non, mais l’ovation est une denrée rare. En 4 soirs, la foule s’est véritablement levée 6 fois, dont 5 le samedi… il devait y avoir quelque chose dans l’eau du Palace ce soir-là.

Autres chiffres en rafales:

2 = le nombre de t-shirts lancés dans la foule en délire

1 = l’artiste qui s’est pointé avec des bas blancs à mi-jarrets

14 = le nombre de fois où Michel Sauvé (le concurrent aux bas blancs) est tombé en amour depuis le début du festival

10 = le nombre de participants avec des pseudonymes

7 = le nombre de fois ou je suis tombé en amour depuis le début du festival

6 = le nombre de participants que j’ai adoré

8 = le nombre de participants que j’ai apprécié

10 = le nombre de participants qui… que… bin… eeeee… comment dire… vous lirez les critiques dans la section culture!

4 sur 4… le score que moi-même ai obtenu en prédictions pour la grande finale!

Merci, merci, ce n’est rien.



8 septembre 2008

“Allez vous faire foutre!” – Bernard Landry

Par Ugo Giguère @ 19 h 13 min — Classé dans : Politique

Lundi soir, début de soirée. Journaliste au repos (moi!) assis peinard devant le téléviseur. Fait rare je vous le jure, mais une fois de temps… ça fait du bien!

Champion amateur pee-wee AA de la zapette, je sillonne les quelques chaînes qui me sont disponibles, car non, je ne suis pas un membre de la Société des coupoles ni de la Confrérie des 10 000 canaux HD.

Donc, me voilà sur Télé-Québec. L’animatrice-journaliste Karina Marceau s’entretient avec l’ex-premier ministre Bernard Landry à coups de questions tout à fait pertinentes (ceci n’est pas un sarcasme). Le sujet? A-t-on raison de croire que les politiciens ne tiennent pas leurs promesses.

Selon les reportages de l’émission Km zéro, non. Selon Bernard Landry, non plus. Même que nos politiciens auraient une excellente moyenne au bat! Le PQ: 75% de réalisation de ses promesses… et le PLQ: plus de 60%! Vous ne vous attendiez pas à ça hein?

Mais, bon, je ne voulais pas vous parler de ça. À la toute fin de l’entretien avec M. Landry, la journaliste-animatrice – dont la qualité de contenu n’a d’égal que le charme de son sourire (ceci est encore moins sarcastique!) - lui donne l’occasion de répondre à un client non satisfait.

- Que répondez-vous à un citoyen qui affirme que les politiciens sont des pantins?

- Je dis: “Allez vous faire foutre!” … (là, je dois faire appel aux trois petits points, parce que je me bidonne comme un bébé à qui on fait gili-gili)

Comme je riais, je n’ai pas écouté la suite. Mais malgré ma rate qui se dilate dans les limites du possible, j’ai compris qu’il disait que ce n’était pas le cas…

Tout ce que je peux conclure, c’est que si on lui reprochait d’abuser de philosophiques citations en latin, là, j’ai perdu le mien! Disons que sa langue de bois est probablement restée dans les bureaux du PQ quand il l’a quitté. TANT MIEUX.

Bon, sur ces belles paroles je vous rappelle que le Canada est en élection. Alors avis aux candidats qui seraient tentés par l’idée payante de la fausse promesse, pensez à votre moyenne au bat!

Je vous quitte, y a Aznavour sur TV5.