Prenez un grand respire. La sentez-vous? Ça sent pas l’huile à pétates frites fédérale, le député fiévreux ou la soupe chaude électorale… En tout cas, s’il en faut croire Stephen Premier, vaut mieux battre le fer pendant que la soupe est chaude.
Rumeur ou pas rumeur, l’élection n’est pas loin de la déclenche. Même l’honorable ministre du Dur labeur Jean-Pierre Blackburn trouve que c’est “sérieux tout cela”.
Pourtant, comme le lui ont rappelé ses confrères en choeur: “L’avantage de dire go appartient au gouvernement alors t’aurais pu te la boucler!”
Mais justement, avoir le pouvoir de choisir la date du congé pour aller voter – même s’il y a une loi qui dit que ça devrait être à date fixe – est supposé être un avantage. Alors pourquoi maintenant?
Personnellement, et selon mon oeil de lynx planté sur la société canadienne, Stephen Premier et sa troupe ne reluisent plus tant que ça…
Coupures en culture, tentative de censure au cinéma, absence aux J.O. de Pékin, pas le goût de rien faire pour Omar Khadr, pas d’asile pour les soldats déserteurs américains, ministre qui batifolle avec la belle empoisonneuse, on se force mais pas trop pour Kyoto… et une enquête sur leurs dernières dépenses électorales.
Il me semble que si je voulais me lancer en élection je ferais des cadeaux. Je me ferais beau, avec une cravate neuve et un chou sur la tête. Je dirais à tout le monde que je les aime et j’essaierais de les flatter dans le sens du poil.
Mais bon. C’est juste moi.
Ah oui! J’oubliais. Espérons qu’ils ne choisiront pas les journalistes et les questions à l’avance pendant les élections aussi… Parce que je n’ai pas l’habitude de préparer mes questions à l’avance!


