21 juin 2011

Blogue «historique»

Par Ugo Giguère @ 15 h 40 min — Classé dans : Général, Histoire

Vous qui lisez ce texte allez vivre toute une expérience, car ceci est un blogue HISTORIQUE… et les lettres majuscules sont tout à fait justifiées étant donné le caractère HISTORIQUE de l’occasion.

Oui, c’est ridicule. Je sais. C’est du cynisme.

Je n’en ai pas encore parlé, mais j’ai une genre de maladie bien spéciale. Chaque fois que j’entends le mot «historique», ca me vibre dans les oreilles… même que des fois ça me pique dans les aisselles. Bizarre, hein?

Ça doit être une maladie historique… Aaaah!

Est-ce qu’on peut arrêter de tout rendre historique? Les policiers de Granby dévoilent un bilan «historique»… Bromont dévoile une piste de BMX «historique» (!!!), une première saison «historique» pour les Inouk du football, un appui «historique» à Pauline Marois (oups!)…

STOP.

Dans le grand livre de l’Histoire de l’humanité on ne va pas parler d’une piste de BMX inaugurée en 2011 dans la montagne de Bromont. Non. Même dans le livre d’histoire de la Ville de Bromont, ce n’est pas garanti qu’on va en parler.

De toute façon, Bromont ne veut pas publier ses livres d’histoire… Mais ça, c’est une autre histoire.

Une année moins «criminelle», c’est une anecdote. Éradiquer le crime ce serait historique. Il y aurait un avant et un après. Une nouvelle piste de BMX, c’est une anecdote. Inventer le BMX c’est historique.

Il faut vraiment arrêter de confondre «anecdote de l’histoire»… et «événement historique». En tout cas, moi je n’en peux plus.

Gare au prochain qui s’essaie!



17 juin 2011

Duguay et l’hymne Ô Kébèk

Par Mots-clefs :, , , Claude Hébert @ 17 h 14 min — Classé dans : Culture, Histoire, Politique

Les critiques n’ont pas été tendres à l’endroit du poète Raôul Duguay et de son hymne Ô Kébèk, lancé lundi dernier, au local de la Société Saint-Jean-Baptiste Montréal.

L’animateur vedette Paul Arcand, de la station radiophonique 98,5 FM, a carrément dit que ce n’était «pas écoutable» pendant que le chroniqueur Patrick Lagacé, de La Presse, décrivait la chanson du célèbre résidant de Saint-Armand comme un produit à mi-chemin entre Normand L’Amour et le Choeur de l’Armée rouge. Les critiques n’ont pas la réputation de faire dans la dentelle, mais, cette fois-ci, ils n’y sont pas allés de main morte. Remarquez bien que chacun a droit à son opinion.

Quelques heures après le lancement, des internautes commentaient déjà l’hymne Ô Kébèk sur le site www.hymnenationalokebek.com , cette fois-ci, en des termes plus élogieux. «Superbe chanson…», écrit l’un d’eux. «Très beau texte…», ajoute un autre. «Les paroles sont très belles et parlent beaucoup», affirme un troisième. «La musique est réellement appropriée et les paroles représentent bien le peuple québécois», laisse entendre un internaute anonyme.

Sans dénigrer l’oeuvre, d’autres prennent soin d’ajouter un bémol. «J’aurais aimé qu’il y ait plus d’une chanson et différents interprètes. Alors le peuple québécois aura pu choisir celle qui l’identifiait le mieux», confie un visiteur du site. Plusieurs insistent par ailleurs sur l’importance d’écouter l’hymne à plusieurs reprises pour vraiment s’en laisser imprégner.

Chose certaine, le site a reçu beaucoup de visiteurs et la chanson a été téléchargée à maintes reprises. Dans sa version courte, bien sûr, mais aussi dans sa version allongée.

J’ai moi-même tenté l’expérience, histoire de voir qui avait raison. Après quelques écoutes, je dois avouer… que j’aime bien la musique et que je trouve le texte très pertinent. Un peu trop descriptif à mon goût – surtout dans la version la plus longue -  mais il paraît qu’un hymne doit répondre à certaines règles. C’est du moins ce que m’a confié Raôul Duguay, en début de semaine, lors d’une brève entrevue téléphonique.

Comme j’ai toujours eu un faible pour l’auteur de La Bittt à Tibi, je suis peut-être mauvais juge. En d’autres mots, votre opinion est aussi bonne que la mienne!



29 mars 2011

Une femme… en 144 ans d’histoire!

Par Mots-clefs :, Claude Hébert @ 16 h 17 min — Classé dans : Actualité, Histoire, Politique

Seulement trois partis ont réussi à faire élire l’un des leurs dans Missisquoi et Brome-Missisquoi depuis la création du Canada en 1867. Le Parti libéral a remporté 23 élections et le Parti conservateur 16. Le Bloc québécois a par ailleurs trois gains à son actif.

Plusieurs autres formations politiques (NPD, Crédit social, Parti vert, Parti Rhinocéros, Parti de la loi naturelle, etc.) ont également tenté leur chance, mais sans succès.

Le conservateur Heward Grafftey détient le record absolu avec sept victoires en onze tentatives. Ce dernier a été élu à quatre reprises, puis défait par le libéral André Bachand, avant d’être réélu à trois occasions. Il a brigué les suffrages à deux autres reprises, sans grande chance de succès, pour défendre des valeurs qui lui étaient chères.

Le deuxième député de l’histoire de Missisquoi, George Barnard Baker, a remporté cinq élections. Il en va de même pour le libéral William Frederic Kay. Les libéraux Daniel Bishop Meigs et Denis Paradis ont été élus à quatre reprises. Le libéral Joseph-Léon Deslières a trois victoires à son actif, soit une de plus que la conservatrice Gabrielle Bertrand et le bloquiste Christian Ouellet.

Le docteur Horace Follin Pickell détient le record de longévité à titre de maire de Sweetsburg (aujourd’hui Cowansville), mais a eu beaucoup de difficulté à s’imposer sur la scène politique fédérale. Ce candidat conservateur a en effet été défait à cinq reprises et n’a goûté à la victoire qu’une seule fois.

Ceux et celles qui pensent que le nombre record de candidats a été enregistré aux élections de 2006 (six adversaires) et 2008 (six adversaires) ont la mémoire courte ou n’avaient pas droit de vote au milieu des années 90. Pas moins de dix candidats ont brigué les suffrages dans Brome-Missisquoi en 1995 et huit en 1993.

Le Parti conservateur n’a jamais réussi à faire élire l’un de ses protégés depuis la retraite de Gabrielle Bertrand en 1992. Francine Vincelette, Guy Lever, Claude Boulard, Peter Stastny, David Marler et Mark Quinlan ont tous mordu la poussière à tour de rôle. L’ancien animateur Claude Boulard a obtenu la meilleure performance chez les conservateurs depuis le départ de Mme Bertrand avec une deuxième place (devant le Bloc québécois) et 28 % des voix aux élections de 1997.

Le candidat du Bloc québécois, Jean-François Bertrand, avait reçu l’appui de 15 764 électeurs et raflé 42 % des voix lors de l’élection partielle de 1995. Ses appuis lui avaient permis de terminer bon deuxième derrière le libéral Denis Paradis. Il convient de rappeler que ce scrutin faisait suite au décès accidentel du député bloquiste Gaston Péloquin.

Les citoyens de Missisquoi et de Brome-Missisquoi n’ont élu qu’une seule femme en 144 ans d’histoire. Il s’agit de Gabrielle Bertrand, épouse de l’ancien premier ministre unioniste Jean-Jacques Bertrand et mère de l’ancien ministre péquiste Jean-François Bertrand.

La néo-démocrate Gertrude Lefebvre-Brown a été la première femme à tenter sa chance dans cette circonscription électorale, en 1979 d’abord, puis en 1980. Onze autres candidates ont brigué les suffrages au cours des trois dernières décennies.



8 février 2011

Un patrimoine à sauvegarder

Par Mots-clefs :, Claude Hébert @ 16 h 35 min — Classé dans : Culture, Histoire

Les petites communautés catholiques ont de plus en plus de difficulté à subvenir à l’entretien de leurs lieux de culte. La plupart des temples religieux ont pris de l’âge et nécessitent des réparations importantes. Et quand toutes les ressources sont épuisées, la vente des bâtiments devient souvent la seule option.

Le diocèse de Saint-Hyacinthe a notamment perdu 40 presbytères depuis la fin des années quatre-vingt et ça continue.

Une douzaine d’églises ont également changé de mains au cours des douze dernières années. La première a été vendue en 1998 et les onze autres entre 2004 et 2009. Ces temples religieux ont été rachetés par des corporations municipales, des institutions publiques ou des investisseurs privés.

Dans la MRC de Brome-Missisquoi, la population a notamment été témoin de la fermeture des églises Sainte-Jeanne-d’Arc (Stanbridge East) en 1998, Sainte-Sabine en 2006, Saint-Pierre-de-Véronne en 2007, Saint-Ignace de Stanbridge en 2008 et Saint-Fabien en 2008. Les cinq édifices appartiennent aujourd’hui à des citoyens.

Dans la MRC du Haut-Richelieu, l’église Saint-Noël-Chabanel (Iberville) a été vendue à un citoyen en 2008 alors que l’église Saints-Martyrs-Canadiens (Venise-en-Québec) a changé de mains en 2009. Cette dernière appartient désormais à la municipalité, mais accueille toujours les fidèles. Il convient par ailleurs de rappeler que l’église de Clarenceville a été démolie en 1996.

La Ville de Granby a racheté les églises Assomption en 2004 et Saint-Benoît en 2008. Les deux édifices font désormais office de centres communautaires. L’église Saint-Joseph appartient au CSSS de la Haute-Yamaska depuis 2005, mais sert encore de lieu de culte.
Sorel-Tracy a également perdu deux églises en 2006 (Saint-Maxime et Notre-Dame-de-Sorel).

Un travail de longue haleine
On dénombre actuellement 96 temples religieux catholiques dans le diocèse de Saint-Hyacinthe.

«Le projet de reconstruction de l’église de Beloeil, détruite par un incendie, suit son cours. Si on fait exception de ce cas particulier, il n’y a aucun projet de construction sur notre territoire», indique le procureur du diocèse de Saint-Hyacinthe, Denis Charpentier.

Ce dernier estime que les paroissiens tiennent à préserver leur église et n’hésitent pas à mettre la main dans leur poche lorsque les besoins se font sentir. Le gouvernement du Québec fait également sa part en subventionnant les travaux de rénovation extérieure (toiture, fenestration, maçonnerie) jusqu’à concurrence de 70 % des coûts.

«Plusieurs églises ont été construites dans les années trente, quarante et cinquante. Elles ont donc 70, 80, 90 ans et parfois même plus d’un siècle d’existence. La réfection de ces édifices patrimoniaux est un travail de longue haleine et nécessite des efforts constants. Il ne faudrait pas que l’État coupe les subventions pendant deux ou trois ans, car il deviendrait difficile de rattraper le retard. Il y urgence dans plusieurs cas et les travaux ne peuvent attendre. Ça doit se faire rapidement, pas dans dix ans», insiste le procureur du diocèse.

Qui décide quoi?
La décision de vendre une église ou de la rénover ne relève pas de l’évêché, mais de chacune des communautés concernées.

«Au Québec, les fabriques sont assujetties à l’autorité de l’évêque, mais demeurent des corporations indépendantes sur le plan civil. L’évêché n’a pas de politique de rationalisation  et n’impose aucune fermeture d’église. Ce sont les paroissiens qui décident en fonction de leur évaluation des besoins», explique M.Charpentier.

Ce dernier rappelle que la situation est bien différente dans les autres provinces canadiennes où les églises appartiennent aux évêchés.

En vertu du Droit civil, le diocèse de Saint-Hyacinthe n’a pas non plus de droit de regard sur la nouvelle vocation des lieux de culte vendus aux secteurs privé ou public.

«Le législateur est très clair à ce sujet. Quand tu vends, tu vends…», ajoute le procureur du diocèse de Saint-Hyacinthe.



22 octobre 2010

Que de chemin parcouru…

Par Mots-clefs :, Claude Hébert @ 8 h 33 min — Classé dans : Culture, Histoire

Les anniversaires ont du bon et du mauvais. Ils nous permettent de mesurer le temps écoulé et de faire une courte pause avant de replonger dans le tumulte de la vie quotidienne. C’est le bon côté de la chose.

Les anniversaires nous rappellent aussi que la vie n’est pas éternelle et que l’on devra un jour céder sa place à la relève, aux générations montantes.

Cinquante-cinq ans, dans la vie d’un journal, ça peut paraître jeune, comme ça peut sembler très vieux. Tout dépend de quel point de vue on se place…

À 55 ans, L’Avenir & Des Rivières a l’air d’un jeunot quand il se compare au Canada Français. Il faut dire que cette publication a vu le jour en 1860, soit sept ans avant la Confédération canadienne.

L’Avenir & Des Rivières paraît nettement plus vieux quand il se compare à un hebdomadaire comme L’Express de Granby. Ce dernier a à peine 12 ou 13 ans d’existence.

Au cours des cinq dernières décennies, le journal a changé de propriétaires à maintes reprises. De Conrad Black à Claude Poulin, puis du groupe BDR (Belisle, Durivage, Roy) au groupe Auclair (Hebdos Rive Sud), avant de joindre les rangs du groupe Le Canada Français (Saint-Jean-sur-Richelieu).

Les conditions de travail du personnel ont également beaucoup changé au fil des ans. Les premiers journalistes rédigeaient à la main ou sur une vieille dactylo des articles qu’une linotypiste se chargeait ensuite de retranscrire. L’avènement de la dactylo électrique, puis le développement de l’ordinateur domestique, ont grandement facilité le travail des reporters (fini les ratures et l’utilisation du papier correcteur) tout en éliminant l’obligation d’avoir recours à une deuxième personne pour la transcription des textes.

Le personnel de L’Avenir & Des Rivières a également connu l’époque de la caméra 35 mm, de la pellicule et de la photographie noir et blanc. Le développement du négatif et le tirage des épreuves se faisaient à la main, dans une chambre noire, à la lumière infrarouge. Un processus long (exposition, trempage, séchage) et très dispendieux (l’équipement, les acides, le papier photographique coûtaient la peau des fesses).

L’avènement de la photographie numérique est venu tout changer… et pour le mieux! N’importe quel citoyen ou organisme peut désormais prendre un cliché à l’aide d’une petite caméra portable, l’enregistrer sur le disque dur d’un ordinateur et le transmettre au journal par courrier électronique.

L’arrivée du télécopieur, du modem, de l’ordinateur et du téléphone cellulaire ont également révolutionné le travail des représentants publicitaires.

Au début des années 80, les représentants publicitaires devaient se déplacer chez les clients annonceurs pour leur soumettre une esquisse puis y retourner de nouveau pour faire approuver l’épreuve finale. La moindre petite correction était compliquée et demandait un temps fou. L’arrivée des nouvelles technologies de l’information a finalement permis aux publicistes d’acheminer et recevoir les épreuves à distance, par télécopieur d’abord, puis par courrier électronique.

Le personnel de l’atelier a dû lui aussi travailler à la mitaine pendant nombre d’années. À l’époque, le texte et les illustrations des annonces publicitaires étaient imprimés sur des bandes de papier photographique qu’il fallait ensuite découper avec des ciseaux, encoller à l’aide de cire chaude et positionner le mieux possible sur des feuilles de papier lignées disposées sur une table lumineuse. Un mot ou le prix d’un item, mal encollé, pouvait parfois tomber de l’annonce publicitaire et se perdre… avec les résultats que l’on devine!

L’informatique a par ailleurs ouvert la voie à la mise en ligne de l’information et de la publicité sur une base continue. Les lecteurs peuvent désormais se rendre sur le portail du journal L’avenir & Des Rivières, jour après jour, peu importe où ils se trouvent, pour consulter un texte d’actualité bien avant la sortie de l’édition papier du mercredi. La consigne vaut également pour les offres d’emploi, annonces classées, annonces publicitaires et répertoires des entreprises. Il suffit de taper www.farnham.enregion.ca sur un clavier d’ordinateur… et le tour est joué!



23 août 2010

Citation du lundi… 23 août

Par Mots-clefs :, , , Ugo Giguère @ 15 h 33 min — Classé dans : Citations, Culture, Histoire

«Si l’Amérique continue à produire des hommes semblables à celui-ci (Monsieur Quincey Morris) elle deviendra assurément une puissance dans le monde.»

- Bram Stoker, auteur de Dracula (ma lecture du moment!), en 1897.

Disons que les États-Unis étaient déjà en bonne position au moment où il a écrit cette phrase, mais ça mérite quand même une mention pour la prédiction.



1 juin 2009

Citation du lundi… 1er juin

Par Ugo Giguère @ 13 h 06 min — Classé dans : Citations, Histoire

«Le diagnostic final est enfin émis, mais le patient est mort, et c’est bien dommage.»

- Dr Arne Soerensen, médecin danois à la retraite qui croit avoir découvert la vraie cause du décès de l’empereur Napoléon 1er.

Selon M. Soerensen, qui dit avoir étudié plus de 2 000 ouvrages sur la vie du célèbre conquérant français, Napoléon Bonaparte serait décédé des suites d’une maladie des reins.

“Dommage”, comme il dit, que le diagnostic tombe 188 ans après l’événement…



18 mai 2009

Citation du lundi… 18 mai

Par Ugo Giguère @ 10 h 54 min — Classé dans : Citations, Histoire

“Les plaies de mon pays se cicatriseront après les malheurs de l’anarchie d’une révolution sanglante.”

- Extrait de la Lettre d’adieu de Marie-Thomas Chevalier de Lorimier.



Articles plus anciens »