On ne se fera pas de cachettes, le Cégep de Granby – Haute-Yamaska est probablement l’établissement étudiant le moins politisé du Québec. Aucune mobilisation, aucune revendications, pas de colonne.
Pour écouter Amir Khadir, un politicien de gauche, qui ne fait pas dans la dentelle et qui épouse tendrement la cause étudiante, ils étaient environ 75. Dispersez 75 personnes dans l’auditorium du cégep et je vous dis que c’est gênant.
Il y a dix ans je fréquentais ce même établissement d’enseignement et je me souviens d’une conférence de Riccardo Petrella.
- Qui?
Voilà…
Un brillant monsieur qui en a long à dire sur la mondialisation et ses impacts, mais qui n’a certainement pas la force d’attraction d’un Amir Khadir. Eh bien, pour M. Petrella, on peinait à se trouver un siège.
Je ne vous dis pas que c’était bien mieux en ces temps-là, car il fallait servir de la pizza gratuite pour s’assurer d’avoir assez de monde pour élire le conseil étudiant.
À mon souvenir, il me semble bien qu’on avait piqueté un jour ou deux pour dénoncer la Zone de libre-échange des Amériques… Un gros congé pour 98% de la population étudiante et on était une grosse vingtaine à se geler les fesses dehors. Du gros militantisme.
Avez-vous déjà vu des gestes d’éclat, des actions spontanées de dénonciation au Cégep de Granby? Pas moi. Oui, il y a quelques événements de revendications chaque année… des événements organisés par des profs!
Si des gens comme Jean-Luc Nappert ne sont pas là pour souffler dans l’oreille des étudiants contre quoi ils doivent s’indigner, ils ne le font pas.
Ça risque justement d’être encore plus tranquille cette année… M. Nappert a pris une retraite bien méritée!
Frais de scolarité, gaz de schiste, coupures budgétaires… «Y a rien là, laisse-moi dormir j’ai pas de cours à matin…» Il semble que ça n’a pas changé et que les étudiants de Granby dorment encore d’un profond sommeil léthargique. Les choses changent avec le temps et parfois pas.
Mardi dernier, en me rendant à la conférence du député Khadir, j’ai fait un détour par le café étudiant. C’était jour d’élections et ça sentait la pizza.
Mathieu Saint-Jean a bien voulu se prêter au jeu des photos, malgré qu'on soit venu le déranger pendant sa pause du dîner! (Photo Ugo Giguère)
D’abord, je ne suis pas vraiment fan de textes avec thématique «température». Sauf que celui-ci s’impose. Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de lire notre dossier sur les chantiers routiers à Granby cet été, allez-y. Et sachez que je sympathise entièrement à la cause des gars de la voirie!
(Moi) Fais comme si tu travaillais normalement, je vais me placer ici pour la photo… mais tire-moi pas de l’asphalte dans face!
(Mathieu «le gars de la voirie») OK…
Environ trois pelletées et 23 secondes plus tard… je n’en peux déjà plus! Mais c’est dont bien chaud!
«Fais attention tes chaussures vont fondre!», me lance son collègue Mario. Presque! En tout cas, ces cols bleus affectés au pavage ont gagné toute ma reconnaissance, c’est un boulot de fou!
Si vous passez à côté de ces gars-là sur un chantier, envoyez-leur un pouce en l’air, c’est pleinement mérité. Et si par hasard vous vous mettez à réciter votre chapelet dans le désordre devant une pancarte de détour, ayez une petite pensée pour les gars qui se tape le sale boulot de paver la rue bloquée, ça remet les choses en perspective!
On a eu une belle surprise en feuilletant le programme 2011 du Granby International... Tout juste au bas de la page 4, l'ex-député Robert Vincent félicite les organisateurs de l'événement.
A-t-on décidé de pousser le concept de l’antiquité un peu plus loin au Granby International des voitures anciennes? Tant qu’à exposer plus de 3 000 voitures anciennes, on s’est dit qu’on pourrait aussi exposer l’ancien député fédéral de Shefford dans le programme!
Nous avons relevé cette publicité cocasse dans le programme du Granby International des voitures anciennes 2011, qui aura lieu du 29 au 31 juillet. Au lieu d’y trouver le nouveau député néo-démocrate Réjean Genest, c’est l’ex-député bloquiste Robert Vincent qui féliciter les organisateurs!
Avis aux fans du King du rock, son plus célèbre imitateur, Martin Fontaine, sera en spectacle pour la 30e édition du plus grand rassemblement de voitures anciennes au Canada.
À la séance régulière du conseil municipal, le 4 avril dernier, le candidat du NPD dans Shefford, Réjean Genest, s’est adressé au maire.
- (Genest) Je veux savoir si la Ville de Granby a besoin de mon aide pour la réalisation de projets de logements sociaux?
- (Richard Goulet) On va vous dire ça le 3 mai M. Genest! En attendant, je vais vous souhaiter bonne chance comme à tous les autres candidats.
Eh bien voilà! À ce moment de la campagne, on trouvait la chose un brin loufoque et on n’y croyait pas vraiment, mais c’est fait! Nous sommes le 3 mai… et Réjean Genest a gagné!
Lundi soir, après la séance du conseil… (avant le dévoilement des résultats du scrutin…)
- (Moi) Monsieur Goulet, allez-vous avoir besoin de M. Genest pour des logements sociaux?
- (Richard Goulet) Je suis content que tu me le rappelle… Je lui ai dit de revenir me voir le 3 mai et ça se pourrait bien qu’il gagne… On verra ce que ça va donner.
Ouais, on félicite Réjean Genest pour sa victoire, et on verra ce que ça va donner! Ce n’est pas rien, on parle d’un retraité qui vient de gagner une job de 60 heures par semaine…
Par Ugo Giguère @ 15 h 04 min — Classé dans : Granby, Vidéo
Le gaz de schiste a fait des ravages dans les couloirs du cégep… Les membres du comité environnemental les Anges-jolis-verts ont créé un événement de sensibilisation en simulant une fuite de gaz mortelle.
«Dorénavant, afin d’avoir accès au site web des autres ministères… MDDEP, Marmotte… Marotte… eh… MAMROT!»
- Le conseiller municipal du quartier 7 de la Ville de Granby, Pascal Bonin, lors de la séance du conseil, lundi soir.
Deux petits lapsus pour le prix d’un! Et promis, on ne le dénoncera pas au ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire… la MARMOTTE!
Mélissa Leclerc est originaire de Granby et occupe présentement un poste de porte-parole au cabinet du Premier ministre à Ottawa.
Ça sent l’élection à plein nez. L’odeur émane d’Ottawa et s’étend d’un océan à l’autre. Dans Shefford, on connaît le candidat bloquiste, Robert Vincent va défendre son siège. On connaît aussi le candidat libéral, Bernard Demers tente une autre fois sa chance. Chez les conservateurs, silence radio… mais une candidate fait parler d’elle.
Il y a quelques semaines, un membre de longue date du Parti conservateur de Shefford a fait un saut à nos bureaux afin de proposer le nom de Mélissa Leclerc pour notre section Entrevue de la semaine.
Tiens, tiens, ce militant n’est pas venu nous souligner que Mélissa Leclerc, une Granbyenne, occupe un poste de porte-parole au bureau du premier ministre Stephen Harper et que cela pourrait nous intéresser. Non. Il propose qu’elle soit le sujet de l’Entrevue de la semaine. Une pleine page avec photo couleur.
Ça ne veut rien dire dites-vous? Peut-être, sauf que tout le monde sait que des élections pourraient être déclenchées sous peu et ce serait un peu étrange qu’un média consacre une pleine page couleur à une militante conservatrice et que son parti nomme un autre candidat à l’élection la semaine suivante.
Mise au fait de la proposition d’entrevue par un militant de l’association conservatrice, elle minimise la chose. Pour Mélissa Leclerc, il s’agit seulement de faire connaître le travail d’une Granbyenne au cabinet du premier ministre.
OK. On continue.
Le 13 janvier dernier, le ministre d’État à l’Agriculture et ministre des Anciens combattants, Jean-Pierre Blackburn a passé toute une journée à Granby, en compagnie de Mélissa Leclerc.
Visite des agriculteurs, de jeunes en réinsertion sociale et d’anciens combattants. Tout au long de la journée, Mme Leclerc discute avec les gens, sert des mains…
Elle aborde même le sujet d’une possible candidature avec des producteurs agricoles. «Je n’ai pas pris ma décision encore, je mesure mes appuis, je sais qu’il y a d’autres personnes intéressées à se présenter», répond-elle.
Un mois plus tard, le 24 février, elle revient à Granby en compagnie d’un autre ministre, celui des Ressources naturelles, Christian Paradis, pour visiter des industriels et souligner au passage la contribution du gouvernement fédéral au projet d’agrandissement du Complexe sportif Léonard-Grondin.
Talonnée par l’Express, elle martèle le même refrain. Pas de décision, elle mesure ses appuis. Une visite de ministre, une contribution majeure à un projet d’infrastructure majeur, beau cadre pour annoncer une candidature?
«Continuez de la convaincre, on va la prendre à bras ouverts!», me lance le ministre Christian Paradis.
Juste avant de quitter les lieux, la jeune femme prend le temps de demander une photo. Avec qui? Le maire de Granby Richard Goulet et le ministre Paradis. Est-ce que ça ne ressemble pas à une belle publicité électorale?
Pour en avoir le coeur net, on a posé la question au président de l’exécutif de l’Association du parti conservateur de Shefford, Gaston Langlois. Sa réponse est catégorique: il n’y a pas de candidat officiel et même pas de date d’investiture de prévue. «On va vous informer quand ce sera le temps.»
Vous vous souvenez de ces petits bonshommes malcommodes qui sévissent un peu partout à Granby avec leurs mauvais coups et leurs tours pendables? Les BROWNIES! On a renoué avec ces personnages créés par Palmer Cox lors des Fêtes du 150e anniversaire de la Ville de Granby en 2009… Eh bien, plus d’un an après la fin des festivités, il paraît que la bande de petits bonshommes frappe encore…
C’est le comédien et auteur Martin Gougeon qui a révélé l’étrange phénomène lors d’une conférence de presse, il y a deux semaines. Au moment de dévoiler son projet Mentire soutenu par la Ville dans le cadre du Programme de soutien aux initiatives culturelles, il y est allé de cette déclaration:
«J’ai un ami qui enseigne dans une école primaire de Granby et il paraît que les jeunes qui font des mauvais coups disent encore que c’est la faute des BROWNIES!»
Rappelez-vous que le spectacle inspiré des contes de Palmer Cox a été présenté en décembre 2009. Et quand on connaît le contexte de «culture fast food», ainsi que la tendance des jeunes à se désintéresser des saveurs du mois assez vite… c’est tout un compliment de savoir que le projet a marqué une cohorte d’élèves.
Tout ça pour vous dire de garder l’oeil ouvert, car les espiègles Wagner Von Strauss, Cholly Boutonnière et autres jumeaux Tutti & Frutti rôdent toujours quelque part en Ville.