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9 mars 2011
Si vous n’avez pas encore entendu parler des deux filles derrière le projet «Les coups de pied», arrivez sur terre!
En gros, c’est un recueil de textes – Un coup de pied bien placé – Choisissez-vous et agissez! – qui présente diverses personnalités publiques, liées à des objets qui les représentent et qui sont associés à une théorie de motivation. Ça parle de confiance en soi, de se botter les fesses et d’agir dans la vie…
Fine.
Mais le plus beau dans cette histoire-là, c’est que dans le fond, tout le projet est un exemple parfait… que ça fonctionne!
Ariane Cloutier et Ève Raymond, deux filles «insolvables» qui se lancent en affaires… Pas sûr?!?!
Eh bien, elles ont déjà écoulé 650 bouquins, quelques centaines de livres électroniques et ont fait le botté d’envoi mardi soir de la version livre-audio de leur recueil. On dit quoi? On dit: «Bravo». On dit aussi, «WOW!»
Nos deux adeptes du «Vas-y t’es capable» et du «Lâches pas tu vas l’avoir» on bien l’intention de publier un second projet. Un distributeur d’envergure aurait aussi pris en mains le dossier, alors on n’a pas fini d’en entendre parler!
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8 mars 2011
Lundi matin, 6 heures. Je sors dehors pour pelleter et déneiger les trois voitures enfouies sous un manteau blanc.
À ma grande surprise, la neige s’est accumulée tout doucement pendant la nuit, sans crier gare. Le réveil est brutal car je ne m’attendais pas à une telle quantité de précipitations.
Je me mets au travail, lentement mais sûrement, avançant pas à pas avec ma pelle. Je crains de ne jamais voir la fin, mais le travail progresse peu à peu.
Après une heure de dur labeur, je regagne la maison pour boire une gorgée d’eau. Ma fille est déjà levée et m’apprend que le cégep de Granby est fermé pour la journée. «Une première en quatre ans», me dit-elle.
Je retourne pelleter. Le temps passe, mais la neige n’en finit plus de tomber. Des heures de plaisir en perspective!
Je finis tant bien que mal par déneiger la cour et déblayer les autos. Il est 9 heures!
Avant de me départir de mes vêtements mouillés et glacés, je décide de donner un autre coup de pelle au trottoir et de sortir la chienne. La pauvre Choupette a de la difficulté à avancer dans la neige qui recouvre la rue. J’ai pitié d’elle et la prend dans mes bras.
Après trois heures de pelletage, je renoue avec la douceur de mon foyer et me mets à table. Les œufs et les toasts ne résistent pas longtemps à ma fringale. Je les engloutis en quelques minutes tout en sirotant un bon chocolat chaud.
Après m’être restauré, je suis prêt à m’attaquer au banc de neige que la charrue finira bien par laisser en bordure du chemin. Mais la charrue tarde à venir et je décide de passer quelques coups de fil. Tempête ou pas tempête, il faut bien travailler, surtout à quelques heures de la mise en page du journal pour lequel je travaille.
Je prends des informations et m’attaque à la rédaction d’un premier texte. Tous mes interlocuteurs, invariablement, m’abordent en parlant de la fameuse tempête.
Je leur explique que la rue Chomedey n’a toujours pas été déneigée et que tous mes voisins sont prisonniers, à la maison, tout comme moi. Personne n’a encore réussi à sortir de chez lui. Mon voisin d’en face a bien tenté d’emprunter la rue, mais s’est rapidement retrouvé bloqué. On a dû se mettre à trois pour le retirer de sa fâcheuse position.
L’heure du dîner arrive et toujours pas de charrue en vue. Les employés municipaux et contractuels affectés au déneigement doivent en avoir plein leur casque.
À 14 h 45, surprise! Non, ce n’est pas la charrue qui s’amène, mais une camionnette munie d’une pelle. Le conducteur connaît son affaire et a bientôt fait de dégager une partie de la voie publique.
En raison de l’heure tardive et de la neige qui continue de tomber, je rappelle au bureau pour dire à la secrétaire de ne pas m’attendre. Cette dernière m’apprend qu’un camion semi-remorque patine sur la chaussée glissante, en plein centre-ville de Farnham et bloque la circulation. Les pompiers et employés de la voirie sont sur place pour lui venir en aide.
Les spécialistes de la météo laissent entendre que nous devrions encore recevoir un peu de neige d’ici la fin de la journée. Quelques centimètres tout au plus! Il faut préciser qu’il en est déjà tombé plus de 50… en une vingtaine d’heures.
Tout un début de semaine!
6 mars 2011
Le combat pour une société égalitaire qui permet à l’homme et à la femme d’évoluer ensemble, à force égale, à conditions égales, n’est pas gagné. Au Québec, les progrès sont tout de même observables, mais à écouter la principale figure porteuse de l’étendard féminin, on se demande si elles sont en de bonnes mains.
En prévision de la Journée de la femme, le 8 mars, Le Devoir a publié un cahier spécial dans lequel on peut lire un entretien avec la présidente de la Fédération des femmes du Québec, Alexa Conradi.
Un entretien, ou plutôt, les aberrations de madame Conradi. La journaliste demande quels sont les reculs observés dans les conditions de vie des femmes au Québec au cours des dernières années?
Voici ce que la présidente de la Fédération des femmes du Québec lui répond:
«Ils sont liés en partie à la crise économique. Dans pareil cas, au début, on voit surtout des effets sur les emplois masculins et, tranquillement, on les voit sur la perte d’emplois chez les femmes. Ensuite, les gouvernements investissent des sommes assez importantes pour stabiliser le marché du travail. Lorsque l’argent est injecté, il est bien rare qu’on pense au travail des femmes, et l’argent va vers des secteurs où les femmes représentent moins de 20 % des travailleurs, dans la construction par exemple. C’est une inconscience. Le gouvernement ne regarde pas l’économie, et son intervention dans celle-ci, sous l’angle des impacts sur les femmes…»
Une inconscience?
C’est inconscient d’injecter de l’argent dans le secteur de la construction, un domaine qui procure des impacts immédiats et avec des ramifications multiples? C’est inconscient d’injecter de l’argent à la base de tout le système économique?
Et le seul argument apporté par Mme Conradi est qu’il n’y a pas assez de femmes dans la construction? Le gouvernement est-il aussi responsable du fait que les femmes ne choisissent pas la menuiserie ou la maçonnerie?
Wooooh!
En bref, la crise économique nuit à la cause des femmes… et la reprise aussi.
Suivant le raisonnement de Mme Conradi, si les femmes sont plus présentes dans les secteurs des services (soins, enseignement, communications) c’est là qu’il faudrait injecter l’argent en temps de crise économique.
…?
Et ça servirait à qui?
Ouvrir des chantiers de construction apporte du travail aux architectes, ingénieurs, entrepreneurs, fournisseurs de matériaux, menuisiers, couvreurs, maçons, journaliers, ainsi qu’à tous les commerces environnants, les entreprises de services, les municipalités, alléluia!
Parce que la base roule, tout roule. Parce que l’argent entre par le bas de l’échelle, on peut engager plus de femmes dans l’échelon suivant, au niveau des services, des domaines techniques, etc.
Selon Mme Conradi, il faudrait sauter une étape et injecter l’argent où? Un beau raccourci de raisonnement qui ne rime à rien.
Par des programmes comme Chapeau les filles!, le ministère de l’Éducation encourage fortement les jeunes femmes à choisir des voies non traditionnelles et ça marche. Toutefois, si ce n’est pas la cohue dans les cours professionnels liés à la construction, ce n’est tout de même pas la faute de l’État! Et on ne peut certainement pas contraindre de force les filles à choisir ces programmes.
Pis, ce n’est surtout pas une raison pour refuser de stimuler l’économie par les infrastructures.
Après sa campagne de publicité méprisante sur les mères de soldats canadiens où elle faisait dire à une mère qu’elle avait enfanté de la chaire à canon, on est en droit de se demander si Alexa Conradi travaille vraiment pour faire avancer la cause des femmes.
Au lieu de choisir des raccourcis qui mènent sa cause droit dans le mur, elle devrait plutôt voir à obtenir des gains concrets et utiles aux conditions de vie des Québécoises.
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18 janvier 2011
 Le commandant Robert Piché présente une conférence à Saint-Césaire le 25 janvier.
Ces héros, ces gens que l’on idolâtre, que l’on «piédestalise»… Que l’on regarde avec des yeux de chevreuils en plein milieu du chemin quand le char s’en vient… Dans le fond, ce sont des gens bien ordinaires. Je le sais, parce que c’est un héros qui me l’a dit!
«Si les gens me voyaient quand je fais la vaisselle!» C’est ce que Robert Piché dit à sa femme quand il voit des gens qui le traitent en «héros». Ça fait déjà presque 10 ans que le pilote a réussi son exploit qui a sauvé la vie de tout ses passagers, de son équipage… et la sienne!
«Un gars ordinaire dans une situation extraordinaire» qu’il dit. Un gars qui fait la vaisselle, mais qui peut aussi faire atterrir un avion de 300 passagers sans moteur à 30 000 pieds dans les airs…
C’est sûr que c’est un peu plus impressionnant qu’un gars ordinaire qui fait la vaisselle et… qui demande un autographe au gars qui peut faire atterrir un avion de 300 passagers sans moteur à 30 000 pieds dans les airs…
Au fond, c’est normal d’avoir des modèles auxquels on s’identifie, auxquels on rêve de ressembler, peu importe l’âge. Tu peux te prendre pour Sydney Crosby à 6 ans chez les novice ou à 36 ans dans ta ligue de garage.
Ce qui est drôle, c’est de croire que les «héros», ceux qui peuvent faire atterrir un avion de 300 passagers sans moteur à 30 000 pieds dans les airs… ne font rien d’autre comme tout le monde!
En entrevue téléphonique, le commandant Piché me raconte une anecdote. À l’épicerie, un homme l’apostrophe en disant:
-Hein! Tu fais ton épicerie à Lachine?
-Bin oui, ça fait 35 ans que j’habite à Lachine…
-HEIN! T’habite à Lachine!
«Comme si je ne pouvais pas habiter nulle part!», d’ajouter M. Piché.
Le truc, pour éviter de trop «piédestaliser» les gens, c’est de les imaginer en train de faire quelque chose de très, très ordinaire… Quelque chose que tout le monde fait, tous les jours…
Tsé comme… faire la vaisselle!
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9 janvier 2011
Non, rien de rien. Non, je ne regretterai rien! Voilà ma résolution 2011: rien de rien!
Pas de culpabilité en vue, pas de chaînes, pas de sacrifices. Faites ce que vous voulez avec vos résolutions, moi je n’en veux pas.
C’est un peu fou de se priver soi-même, non? De s’imposer soi-même des contraintes supplémentaires alors que le quotidien en apporte déjà son lot. Bon, si vous fumez, c’est peut-être une bonne idée de penser à arrêter… Si vous voulez recommencer à faire du sport, allez-y!
Mieux s’alimenter, ok. Prendre plus de temps en famille, plus de temps pour soi, faire du bénévolat, relaxer, en finir avec le stress… Bravo.
Et pourquoi pas aller plus souvent au théâtre, acheter plus souvent du chocolat et finir plus tôt le vendredi? Ah! Si ça compte comme des résolutions, je vais y penser…
29 décembre 2010
Avez-vous reçu des cartes de voeux durant le Temps des Fêtes? Combien? Moins que d’habitude hein! Je le savais… Maudits courriels! S’il y a un scandale cette année, c’est celui-là… L’industrie des cartes de voeux se meurt.
Triste constat, Éric Patenaude a gagné le concours de qui reçoit le plus de cartes de Noël dans la salle de rédaction de l’Express. Pas si triste que ce soit lui qui gagne, mais triste qu’il gagne la game 4 à 2!!!
Pour vous mettre en contexte, il faut absolument recevoir une carte «physique» pour que ça compte, les carte par Internet, ça ne compte pas.
Y a deux ans, j’ai du en recevoir au moins 10! Madame de la FADOQ, Monsieur de la SQ, Monsieur le Maire…
Cette année… deux. Dont une de mon ami Rodolfo et sa famille, un très jolie message en espagnole pour me forcer à apprendre la langue de Cervantès. Muchas gracias!
Mais juste deux… pas fort. C’est la faute aux maudits courriels. Des cartes électroniques, avec des chansons, des vidéos, des animations 3D-fluo-psychédélique avec des flocons en boucle… ça on en a en masse! Sauf que ça ne compte pas.
Bon, tout ça pour dire que c’est bien dommage pour tous les travailleurs de l’industrie de la carte de Noël. Je vous souhaite bon courage et si j’avais votre adresse je vous enverrais une carte!
16 décembre 2010
On nous rappelle sans cesse de ne pas divulguer notre numéro d’identification personnel, le fameux NIP, de se cacher des gens lorsqu’on le compose, de ne pas tomber dans le piège des faux concours web où en réalité, on désire obtenir nos informations personnelles.
Dernièrement, les policiers ont déniché un réseau de trafiquants qui avaient installé des caméras près des dispositifs interac qui enregistraient les NIP des clients. Bref, des histoires, il y a en a de toutes sortes et la dernière, je l’a trouve bien bonne!
Selon Radio-Canada, un petit farceur s’amuse à envoyer une lettre de voeux des fêtes, signée de la main de Jean Charest. Tout semble véridique, l’en-tête officiel, le timbre-poste, un français impeccable et la signature du premier ministre. Ce qui trahit l’envoi? Certains extraits des voeux. «Merci à vous chers conjurés, de défendre nos positions sur toutes les tribunes», «La privatisation des profits et la socialisation des coûts va bon train, ne perdons pas confiance» et «Je suis confiant que nous pourrons de nouveau compter sur votre obéissance et votre fidélité pour les surmonter».
Les cowboys d’hiver
La semaine dernière, je racontais ma surprise de voir la neige annoncée à l’extrême est du Québec tomber dans notre région. Je disais également que je n’avais qu’un seul mot à dire: prudence!
Ce n’est pas parce que le véhicule que l’on conduit est chaussé de pneus d’hiver qu’il tiendra la route sur la glace comme Gionta et Plekanec avec leurs bons coups de patin. Avez-vous entendu l’annonce publicitaire radiophonique de Transports Québec qui dit que l’hiver gagne à tout coup sur l’expérience du conducteur et qu’il faut garder une distance raisonnable avec le véhicule qui nous précède? Si votre réponse est oui et que vous suivez ces consignes, je vous dis bravo! Comme je le disais dans mon dernier blogue, pour me rendre au travail, j’ai 45 à 50 minutes de route à faire, par beau temps.
Les cowboys de la route, je ne suis plus capable, surtout quand ils se mettent en danger et ceux qui circulent sur la même route. Et à l’aube de 2011, est-ce que le bon vieux clignotant est encore optionnel à l’achat d’une voiture?
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6 décembre 2010
Les entreprises n’hésitent pas à piger dans le personnel de leurs concurrents pour améliorer leur situation ou renforcer leur position. Un meilleur salaire ou de meilleures conditions de travail suffisent souvent à convaincre un employé vedette de sauter la clôture.
Les municipalités de petites et moyennes tailles n’ont pas encore recours aux chasseurs de têtes pour combler les postes vacants au sein de leur organisation. Elles utilisent plutôt la voie des concours.
Le cas de Saint-Césaire
La Ville de Saint-Césaire a perdu plusieurs employés cadres de premier plan au cours de l’année qui s’achève et elle commence à peine à s’en remettre. Celle-ci a notamment dû composer avec le départ de Reynald Castonguay, directeur général et Éric Sirois, directeur des loisirs. Le premier travaille maintenant pour la MRC Les Maskoutains alors que l’autre a accepté un poste au sein d’une municipalité de la Rive-Sud de Montréal.
L’administration Gendron a confié la direction générale de la municipalité à Bertrand Déry, un cadre d’une trentaine d’années d’expérience qui occupait les mêmes fonctions à Grenville-sur-la-Rouge, dans la MRC d’Argenteuil. Guy Patenaude, un ancien employé du complexe sportif Les 4 glaces, a par ailleurs pris la relève d’Éric Sirois à la direction du service des loisirs.
Le cas de Farnham
La Ville de Farnham a également dû multiplier les démarches pour combler les postes laissés vacants par Mario Nareau, directeur du service de protection incendie et Pier-Paul Lemay, inspecteur en bâtiments. Le premier a joint les rangs du service de protection incendie de Granby alors que l’autre a accepté un poste d’inspecteur régional adjoint à la MRC de Maria-Chapdelaine. Et comme si ce n’était pas déjà assez, l’administration Hüsler vient de recevoir la démission du directeur général, Armand Comeau. Ce dernier poursuivra sa carrière à Magog à compter du 13 décembre.
Le maire, Josef Hüsler, trouve anormal que les municipalités comblent leurs postes vacants en pigeant dans le personnel des autres municipalités. Il semble toutefois oublier que Farnham avait fait le même coup au village de Saint-Charles-sur-Richelieu, en décembre 2008, en retenant les services d’Armand Comeau. Avec plus de 80 autres candidats sur les rangs, Farnham n’avait pourtant que l’embarras du choix.
La notion d’ambition
On ne peut pas reprocher à quelqu’un d’avoir de l’ambition et de vouloir améliorer son sort. C’est un comportement tout à fait humain.
Les petites municipalités seront toujours à la merci des municipalités de taille moyenne et ces dernières ne feront tout simplement pas le poids devant les grands centres urbains.
Le maire Hüsler est bien conscient que Farnham n’était pas en mesure de rivaliser avec Magog au niveau de l’échelle salariale. La bataille était perdue d’avance.
Les petites municipalités doivent donc trouver d’autres arguments pour convaincre les candidats potentiels d’élire domicile sur leur territoire ou de demeurer sur place. Malgré leur petite taille, plusieurs municipalités sont en mesure d’offrir une qualité de vie nettement supérieure à celle des grands centres. C’est un atout de premier plan que Farnham et les municipalités de même taille auraient avantage à exploiter.
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