Les chiffres parlent… mais ne disent pas tout!
Derrière toute grande réussite, il y a des femmes et des hommes qui unissent leurs efforts et travaillent au service d’une cause. On parle alors de succès d’équipe ou de réalisation collective. C’est l’individu qui s’oublie au profit du plus grand nombre.
Le Relais pour la vie n’est sans doute pas très différent de ces autres activités qui misent sur la générosité des citoyens et l’implication d’une poignée de bénévoles. Il a cependant ses traits caractéristiques (événement de nuit à la merci des intempéries, activité de masse multigénérationnelle, rassemblement sans alcool, ni fumée) et des objectifs bien précis (hommage aux victimes du cancer, encouragement aux malades et à leurs proches, levée de fonds pour la recherche, promotion de saines habitudes de vie, etc.) qui font tout son charme.
Marcher pour la cause
À Farnham, depuis maintenant cinq ans, plusieurs familles, groupes d’amis ou collègues de travail se réunissent au parc Roch-Bourbonnais pour passer la nuit sous les étoiles tout en contribuant à la lutte contre le cancer. Les marcheurs participants – ils étaient 440 vendredi dernier – ont bon espoir que leurs efforts contribueront à l’éradication de cette terrible maladie qui fauche indistinctement les femmes comme les hommes, les jeunes comme les vieux, les pauvres comme les riches, les puissants comme les plus humbles d’entre nous.
Plusieurs familles (Moreau, Lafond, Robert, Dumont, Roger, Desrosiers, etc.) et associations locales (Club Optimiste de Farnham, Cercle de fermières de Farmham, etc.) ont épousé la cause de la Société canadienne du cancer et sont au rendez-vous chaque année. Le Relais leur fournit l’occasion de renouer connaissance ou de mieux de se connaître, de raffermir des liens d’amitié déjà existants, d’oublier leurs petits bobos personnels pendant une douzaine d’heures en pensant aux plus mal-pris qu’eux. Après tout, quelques courbatures ou une petite ampoule au pied, c’est bien peu de choses quand ça peut contribuer à sauver des vies ou à alléger les souffrances.
La jeunesse s’implique également par le biais de l’école Saint-Jacques (chorale) et de la polyvalente JJB (bénévoles de l’Inter et une équipe de participants). On peut penser que d’autres écoles de la région se joindront à l’événement au cours des prochaines années en déléguant un groupe de marcheurs. Une bonne relève est essentielle au progrès de toute organisation.
Au service des autres
Il y a également des gens qui travaillent à l’arrière-plan pour garantir la sécurité des lieux et agrémenter le séjour des participants.
L’implication de la famille Desrochers (Michel, Céline et leur fille aînée) en est un bel exemple. Ces spécialistes en premiers soins peuvent aussi bien intervenir en cas d’urgence que soulager les marcheurs de certains malaises ou petits inconforts. Leur présence est à la fois rassurante et réconfortante pour bien des gens.
Le Relais peut également compter sur Martin Richard et son équipe de sécurité. Ces bénévoles sont là pour délimiter un périmètre de sécurité à l’intérieur duquel chacun pourra évoluer en toute confiance, sans crainte d’être happé par un automobiliste au pied trop pesant. Ils veillent également à la quiétude des résidents du voisinage, surveillent les allées et venues sur le site et à l’intérieur du centre d’art, voient à l’application des règles du jeu déterminées par le comité organisateur (stationnement réservé, contrôle des mauvais plaisantins ou visiteurs indésirables). Un rôle nécessaire, mais parfois ingrat.
Marchant dans les traces de sa mère, Johanne Duval a pris en charge le souper des survivants. Le conjoint de Johanne, Jean, sa fille Vanessa et le fils de son conjoint, Jean-Philippe, mettent également la main à la pâte.
Et on pourrait multiplier les exemples. Plusieurs dizaines de bénévoles se greffent en effet aux douze membres du comité organisateur, le jour de l’événement, pour voir à l’aménagement du site, la préparation des repas (Maurice et Suzanne Robert notamment), le service de restauration rapide (Gilles Dumont), l’animation des lieux (Marylaine Riendeau, Michèle Giard, de Clinique Physio-Acton), la vente et la mise en place des luminaires (une douzaine de jeunes sous la supervision de Josée Sansoucy et Josée Coderre).
Il convient également de mentionner l’arrivée d’un nouvel agent de développement (Gilbert Touchette) et de l’entrée en scène de quatre recrues (Richard Caron, Christiane Lequin, Brigitte Provost et Andréanne Samson) au sein du comité organisateur.
Des partenaires clés
À Farnham, l’organisation du Relais peut également compter sur l’appui indéfectible des autorités municipales et du personnel du Service des loisirs (les trois Claude, Marie-Claude Viau et Céline Ouellette). Ces dernières sont aux commandes de l’organisation, sur une base bénévole, depuis déjà cinq ans. Leur sens du dévouement et leur expertise en matière d’organisation d’événements populaires (Fête nationale, Fête des familles, Blues bouffe, rallyes familiaux, etc.) contribuent largement au succès du Relais. La Ville offre également soutien technique et logistique (prêt du parc Bourbonnais, aide à l’installation, nettoyage du site, etc.). Les membres du conseil municipal et les membres de la brigade des pompiers n’hésitent pas non plus à emboîter le pas aux marcheurs. Un beau geste de solidarité!
Plusieurs entreprises locales appuient également le Relais, à titre de commanditaire ou de fournisseur de services, tout en mettant sur pied leur propre équipe de marcheurs. Les Caisses populaires de Farnham et de Bedford, la Pharmacie Denis Émond et Armoires Cuisines Action sont de celles-là.
Meubles Denis Riel, une entreprise familiale déjà reconnue pour son implication avec le Défi têtes rasées Leucan, fait elle aussi partie du groupe de commanditaires majeurs. Il en va de même pour les partenaires-médias L’Avenir & Des Rivières, La Voix de l’Est et Boom-FM.
Il ne faudrait pas non plus passer sous silence la collaboration du vidéaste amateur Serge Bernier, club Pixelart (photographie), de la municipalité de Sainte-Sabine (appui financier), de la Fédération des producteurs de porc du Québec (commandite pour le souper des survivants).
Une vingtaine d’entreprises – qu’il serait trop long d’énumérer ici – fournissent par ailleurs divers biens et services essentiels au bien-être des participants (eau, bouffe, fleurs) ou au bon déroulement de l’événement (scène, sonorisation, montage publicitaire, impression du programme, unité de réfrigération, véhicule utilitaire). Sans elles, le Relais pour la vie aurait bien triste mine!