17 janvier 2012

Rêvez la vie… au théâtre!

Par Ugo Giguère @ 15 h 33 min — Classé dans : Culture

Réservez votre soirée du samedi 18 février, car c’est à l’auditorium du Cégep de Granby que «le gros fun va pogner». Pour l’occasion, une bande de comédiens amateurs présentent la pièce «Chaque guénille trouve son torchon». Sur scène, vous verrez Normand Jr Laflamme, Guillaume Chartrand, Sandra Côté, Michel Nadeau, Yves Lussier et… ma petite soeur Marilène Giguère.

 

Fait à noter, grâce à la magie du multimédia plusieurs personnalités artistiques vont participer à la comédie. Dominic Paquet, Mike Ward, Marie-Ève Janvier, Jean-François Breau et Andréanne A. Malette viendront faire leur clin d’oeil…

 

Et si le simple plaisir du divertissement n’est pas assez fort pour vous convaincre, dites-vous que votre 20$ va aussi servir une bonne cause. La Fondation Rêvez la vie permet à des gens atteints de maladies graves à vivre un dernier rêve pendant qu’ils ont encore les pieds sur terre.

 

Dernier argument… voici un petit «teaser» comme on dit!



29 novembre 2011

Avant-goût en vidéo de l’Harmonie des Saisons

Par Mots-clefs :, Ugo Giguère @ 11 h 49 min — Classé dans : Culture
 

 

Mélisande et Isabeau Corriveau entourent le chef Eric Milnes devant le coeur de l'église St.George où ils vont accueillir le public le 10 décembre à 20h. (Photo Ugo Giguère)

Mélisande et Isabeau Corriveau entourent le chef Eric Milnes devant le coeur de l'église St.George où ils vont accueillir le public le 10 décembre à 20h. (Photo Ugo Giguère)

 

Elles jouent partout dans le monde, dans les grandes capitales de la musique classique. Vienne, Paris, Berlin… et enfin Granby. Vous les avez sans doute entendues lorsqu’elles étaient toutes petites ou ados et qu’elles agrémentaient l’ambiance de la Ville de leur harpe, flûte ou violoncelle. Voilà donc les soeurs Isabeau et Mélisande Corriveau de retour en filles prodiges avec le projet de l’Harmonie des Saisons.

 

 

Déjà elles ont offert deux événements, chez Boréart et au Palace, mais le concert de Noël promet d’être particulier. Les églises St.George (Granby) et St.Paul (St-Paul d’Abbotsford) offrent déjà un cachet unique et la présence d’artistes de calibre international spécialisés en musique baroque promet une expérience musicale jamais entendue dans la région.

 

Lors d’une rencontre de presse, nous avons capté cet extrait où Mélisande Corriveau et Eric Milnes interprètent Çà bergers, assemblons-nous, version 17e siècle. C’est mon cadeau de Noël à l’avance…



22 novembre 2011

Qui veut toucher Arturo Brachetti ?

Par Mots-clefs :, , Ugo Giguère @ 16 h 51 min — Classé dans : Citations, Culture
 
Arturo Brachetti sous les traits de Blanche-Neige... l'un de ses 80 personnages. (Photo Paolo Ranzani)

Arturo Brachetti sous les traits de Blanche-Neige... l'un de ses 80 personnages. (Photo Paolo Ranzani)

 Dans son édition de demain, l’Express présente une entrevue avec le maître de la métamorphose, le célèbre Arturo  Brachetti. J’ai rejoint l’artiste italien sur son téléphone portable en direct… de Rome! Comme on ne peut pas tout insérer dans un texte destiné à être imprimer, je vous propose en exclusivité une anecdote plutôt savoureuse de notre entrevue :

 

- (Brachetti) Je suis content de venir au Québec et d’enfin pouvoir visiter ses régions. Tous mes techniciens sont québécois, sauf deux. Ceux qui me touchent pendant les changements de costumes, ils sont italiens parce que ça prend un rapport très proche.
- (Moi) Vous n’êtes pas encore prêt à vous faire toucher par des Québécois?

- (Brachetti) Je suis tout à fait prêt à me faire toucher par des Québécois… mais pas sur scène!



12 novembre 2011

Dumas enflamme l’église Emmanuel à Cowansville

Par Stéphanie Mac Farlane @ 23 h 54 min — Classé dans : Culture

C’est un Dumas assagi, un Dumas plus terre à terre, un Dumas envouté par le lieu saint qu’est l’église Emmanuel et un Dumas en amour avec son public que les Cowansvillois ont pu écouter, samedi soir.

Alors alors, Ferme la radio, J’erre, Je ne sais pas, Linoléum, Miss Ecstacy, quelques semaines avant d’entrer en studio pour y produire un nouvel album, l’auteur-compositeur-interprète, accompagné de ses trois musiciens,  a fait résonner ses plus grands succès dans l’antre sacré. 

Et le lieu à caractère spirituel n’est pas passé inaperçu du musicien qui y a fait référence tout au long de ses interventions.

Claquements de doigts, tapements de mains, danse, chant et même des sifflements d’oiseaux, les spectateurs sont vivement entrés dans l’univers de l’artiste qui a été grandement touché de cette participation.

Seul bémol : les quelques places de disponibles dans la salle, un phénomène rare pour cet artiste qui a la réputation de remplir ses salles.

Voici un extrait du premier rappel de Dumas:



12 octobre 2011

Le Desjardins de Farnham tatoué sur le coeur

Par Stéphanie Mac Farlane @ 11 h 23 min — Classé dans : Culture, Sports

On parle souvent des amateurs qui ont le CH tatoué sur le coeur, mais pour certains, le Canadien de Montréal est out. Vive le Desjardins de Farnham. Comme preuve, je vous invite à écouter cette perle sur l’air de Gotta Be Somebody de Nickelback, qui est une véritable ode à l’équipe.



28 septembre 2011

Une belle leçon d’humilité !

Par Mots-clefs :, Claude Hébert @ 13 h 51 min — Classé dans : Culture, Général

Je n’ai jamais été un fan de Patrick Norman. C’est même devenu un «running gag» dans la famille, mes beaux-frères ne ratant jamais l’occasion de me taquiner à ce sujet.

Première mise au point. Je n’oserais jamais remettre en question les qualités vocales de cet auteur compositeur interprète, ni ses talents de guitariste. Les records de vente de certains de ses albums (250 000 copies pour l’album Quand on est en amour) démontrent hors de tout doute la popularité de l’artiste auprès du grand public. Les nombreux prix qui lui ont été décernés (Félix de la chanson populaire de l’année en 1987, Félix hommage au 29e gala de l’ADISQ) prouvent également qu’il a le respect des gens de l’industrie.

Alors, pourquoi donc?
À ma grande honte, je dois vous avouer que mon «aversion» pour Patrick Norman date de l’époque où le chanteur country camouflait son crâne dégarni sous une perruque noire frisée. Ça lui donnait un petit air quétaine qui me faisait bien rigoler.

Patrick Norman a fini par assumer sa calvitie et a délaissé sa moumoute pour un petit foulard de tissu. Il a maintenant l’air «cool» et plus personne n’aurait l’idée de se moquer de lui. Les Québécois ont également appris à apprécier ses talents artistiques. Moi, le premier!

Et puisque l’heure est aux confidences, je dois vous avouer qu’il m’est arrivé d’écouter son album de Noël. Chanson de Noël pour chanson de Noël, ça fait très bien l’affaire…

Les leçons de la vie
Il y a quelques années, j’ai également eu l’occasion de réaliser une entrevue téléphonique avec lui pour le compte d’un hebdomadaire local. Norman donnait un concert dans la région et on m’avait demandé de faire un papier là-dessus.

En discutant avec lui, j’ai rapidement compris que Patrick Norman était un homme sympathique, plutôt blagueur et pas prétentieux pour deux sous. Et d’une grande gentillesse à part ça. Mon orgueil en a alors pris un coup. Qui étais-je donc pour juger des qualités d’un homme à son «look»?

Petite anecdote
Un texte du journal Abitibi Express, publié le 6 avril dernier, nous donne d’ailleurs un bon aperçu de la popularité du chanteur guitariste.

L’article de Dominic Chamberland nous apprend que les organisateurs du Festival des guitares du monde ont dû déplacer le spectacle d’ouverture – celui de Patrick Norman – au Centre des congrès de Rouyn-Noranda. Les 407 sièges de la salle de concert d’origine avaient trouvé preneur en cinq jours à peine et on ne voulait pas décevoir les habitués de ce grand rassemblement annuel.

Le titre de l’article résume bien les propos du journaliste: «L’Agora des Arts trop petit pour Patrick Norman!»



1 septembre 2011

Gregory Charles et l’humilité

Par Mots-clefs :, Ugo Giguère @ 16 h 43 min — Classé dans : Culture

La divine musique occupe toujours l'avant-scène dans l'univers de Gregory Charles... une humilité dont bien des artistes auraient intérêts à prendre exemple. (Photo Yanick Melchior)

La divine musique occupe toujours l'avant-scène dans l'univers de Gregory Charles... une humilité dont bien des artistes auraient intérêts à prendre exemple. (Photo Yanick Melchior)

Dans le jargon du jockstrap on dit: «No one is bigger than the game». Traduction google: «Personne n’est plus grand que le jeu». En fait, on comprend le concept de laisser son égo dans son casier. Là, vous vous dites: «C’est quoi le rapport entre un jockstrap et Gregory Charles?» Eeeeh…

Non, ce n’est pas l’odeur… Ce que je voulais dire, c’est que ce gars-là est une machine incroyable d’interprétation, d’arrangements, de mémoire musicale. Clairement un génie. Mais un génie qui laisse son égo dans son casier. Voilà.

Gregory Charles laisse cette impression que tout lui est simple, tout lui est facile. Il laisse l’impression que la musique n’a rien de plus compliquée pour lui que d’ouvrir la bouche et de parler. Sauf qu’il ne se met jamais tout à fait à l’avant-plan. La vedette, c’est la musique.

Samedi soir au parc Daniel-Johnson, il y avait plus de 30 000 personnes à ses pieds. Une foule comme ça, c’est plus gros qu’un concert au Centre Bell. Il aurait pu en faire une auto-promo de luxe… il ne l’a pas fait.

Imaginez, le gars lance tout juste un nouvel album, il a 30 000 personnes devant lui, et il n’en parle même pas!

Alors que sa chanson Quand j’ai dit tourne à un rythme ridiculement abusif sur M-105, le gars ne la joue même pas en spectacle! Au lieu de ça, il nous balance en rafale les hits dont tout le monde connaît les refrains par coeur, des années ‘60 à 2011, de la pop sucrée aux riffs de Led Zep.

Si ce n’est pas de l’humilité, dites-moi ce que c’est. Je vous laisse sur ce vidéo d’un bon moment de la soirée, le medley «Rock’n Roll/You got me»… Faites vous plaisir!



13 juillet 2011

L’humour, toujours l’humour!

Par Mots-clefs :, , Claude Hébert @ 9 h 43 min — Classé dans : Culture

Au fil des ans, le théâtre d’été nous a habitués au meilleur comme au pire. L’esprit de famille, présenté au Théâtre de Rougemont jusqu’au 3 septembre, est une comédie de situation qui va bien au-delà des gags faciles et de l’humour au premier degré.

Cette pièce de l’auteur français Éric Assous, adaptée par Michel Tremblay, met en scène trois frères, leurs épouses et une célibataire qui ne laisse personne indifférent. C’est précisément autour de cette femme très «physique» que tourne toute l’histoire.

Les trois couples sont réunis à la campagne pour pendre la crémaillère de la nouvelle maison de l’un d’eux. Cette rencontre familiale fait l’affaire des uns, mais est loin d’enchanter tout le monde. Certains ont accepté l’invitation à contrecoeur, pour ne pas déplaire aux autres, mais l’enthousiasme n’y est pas.

La maîtresse de maison surprend un peu tout le monde lorsqu’elle annonce à brûle-pourpoint que Talia, la secrétaire de son époux, sera également de la fête. Cette annonce, en apparence anodine, indispose les trois frères et leurs épouses ont tôt fait de s’en apercevoir. La valse des questions ne se fait pas attendre. Comment ont-ils connu cette jeune femme et pourquoi sa seule présence met-elle les hommes mal à l’aise se demandent à juste titre les trois femmes.

Les spectateurs devineront rapidement que l’un ou l’autre des frangins a eu une aventure avec la belle Talia, mais personne n’est en mesure de dire lequel. On devra patienter jusqu’à la fin de la pièce pour connaître l’identité du ou des mari(s) infidèle(s).

La présence de la jeune femme déstabilise les couples en présence et force les conjoints à se remettre en question. Les images toutes faites volent en éclat et chacun dévoile sa vraie nature.

Les belles-soeurs n’ont pas grand chose en commun et finissent par se dire leurs quatre vérités. Le public aura droit à de belle prises de bec.
La solidarité féminine finit cependant par prendre le dessus et, cette fois, ce sont les hommes qui écopent.

Linda Sorgini (Martine), l’épouse de l’avocat, vole la vedette avec des répliques cinglantes et toujours bien placées. Catherine Florent en femme fatale, Anne Casabonne en épouse un peu snob et Catherine-Anne Toupin en hôtesse un peu désemparée livrent également une belle performance sans trop tomber dans la caricature.

Le jeu des trois frères, campés par Antoine Durand (l’homme d’affaires), Yves Bélanger (le dentiste) et Roger La Rue (l’avocat), est beaucoup sobre. Il faut dire que, dans cette pièce, les hommes se retrouvent constamment sur la défensive. Ils tentent simplement de répondre aux questions de leurs épouses sans trop perdre la face.

L’esprit de famille prend les allures d’une étude de moeurs sans tomber dans le mélodrame. L’humour d’Éric Assous permet souvent de dire les choses, de mettre les points sur les «i», sans assommer le public.

Les adeptes de ce genre théâtral mordront dans la pièce à belles dents. Ceux et celles qui préfèrent les comédies plus légères y trouveront également leur compte car l’humour occupe une place importante dans L’esprit de famille. On passe un bon moment et on sourit fréquemment, sans pour autant rire aux éclats.



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