Abou Dabi: Ferrari, champagne et innovation

La chronique de Lydiane St-Onge

Publié le 5 mars 2016

Les Émirats arabes unis n’étaient pas sur ma liste des pays à visiter dans un avenir rapproché. J’avais beaucoup de préjugés sur le pays et je le considérais comme étant à l’opposé de mes intérêts d’exploratrice!

Bref, je suis un peu sous le choc de constater que j’apprécie ce pays, et même que je pourrais réellement y vivre. Lydiane St-Onge

Mais j’ai quitté la Jordanie pour Abou Dabi parce qu’une amie rencontrée en Indonésie en 2014, qui y habite, m’a invitée. Cela faisait longtemps que je ne l’avais pas vue, et l’occasion ne se présente pas si souvent d’être à moins de deux heures d’avion de chez elle!

Abou Dabi et Dubaï sont deux villes voisines complètement extravagantes, construites principalement avec l’argent du pétrole. Elles sont les plus connues de ce pays. Tout y donne dans l’excès, dans le plus gros, le plus haut, le plus beau… «du monde entier». En toile de fond, des Ferrari, des Lamborghini, des restaurants et bars fancy, des magasins luxueux, etc. Vous voyez le portrait? Assez loin du genre d’endroit que j’aime normalement visiter. Et pourtant!

À mon arrivée à Abou Dabi, mon amie m’attendait à l’aéroport. Nous avons conduit jusque chez elle. Vous auriez dû me voir… le visage collé dans la fenêtre de la voiture à admirer les hauts buildings à l’architecture funky, les lumières de la ville, la grande mosquée blanche. J’étais sans mot!

Est-ce que je rêve? Ça fait tellement différent de la Jordanie! Je me sens un peu plus libre, mieux respectée, en sécurité… C’est plutôt agréable de sentir cette ouverture d’esprit!

Pendant les jours suivants, j’ai vraiment vécu la vie typique d’une expatriée vivant à Abou Dabi. 5 à 7, gym, piscine, plage, café, brunch, sortie à Dubaï, bateau, etc. Il faut dire qu’ici, près de 80 % de la population est expatriée. C’est énorme! Que ce soit des Canadiens, des Français, des Pakistanais, des Philippins, des Indiens, chacun a sa religion, et tous vivent en harmonie.

Je suis aussi très surprise de constater à quel point c’est sécuritaire. Le taux de criminalité est très faible. Justement, ici, il existe une confiance et un respect mutuel qui font que les gens laissent leur voiture débarrée, leur sac à main sur la plage, leur ordinateur, téléphone et portefeuille sans surveillance. Ils donnent même leur NIP de carte de crédit au préposé qui remplit le réservoir d’essence de leur voiture afin qu’il le compose pour eux. Je n’ai jamais vu cela ailleurs!

De plus, il existe une liberté sur le plan vestimentaire qui fait en sorte que les femmes peuvent se vêtir comme elle le désire, même si c’est un pays arabe majoritairement musulman.

Je suis aussi fascinée par la recherche et l’innovation qui ont lieu dans le pays. Par exemple, il y a des bâtiments ultramodernes avec des panneaux extérieurs qui se referment automatiquement lorsque le soleil plombe directement, afin de réduire les coûts de climatisation, ou encore cette ville verte écologique nommée Masdar qui est développée afin que ses futurs habitants y vivent en rejetant un minimum de déchets et d’émissions de CO2.

Bref, je suis un peu sous le choc de constater que j’apprécie ce pays, et même que je pourrais réellement y vivre. Il y a quelque chose dans l’air qui m’attire : c’est peut-être ce soleil qui brille chaque jour, cette mer turquoise, ces gens sympathiques, son niveau de vie intéressant, sa beauté, son côté multiculturel et vibrant, ou peut-être tout simplement son emplacement de choix pour voyager facilement ailleurs dans le monde…

Lydiane St-Onge

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