Bolivie: la majesté des Andes

Une chronique voyage d'Ariane Arpin Delorme

Publié le 1 octobre 2016

La Bolivie, contrée où le temps n’existe pas ou si peu. Perdu entre cimes enneigées et jungle, isolé sans accès à la mer, le pays est préservé du monde moderne. J'ai visité à deux reprises ce pays splendide qui représente pour moi toute la majesté des Andes.

À peine atterrie, j’apprécie la vue à couper le souffle sur La Paz, la ville est logée au creux de la vallée et elle est constellée de maisons aux toits orangés en tuiles terracotta.
Je ne peux m’empêcher de me perdre dans les petites rues afin d’apprécier la jolie architecture coloniale colorée (si on fait abstraction des dizaines de fils électriques suspendus au même poteau!). Sans parler des marchés, dont le marché des Sorcières, où l'on retrouve herbes magiques, amulettes porte bonheur ainsi que des foetus de lama, essentiels aux cérémonies chamaniques.

Découvrir la Vallée de la Lune
Le jour même de mon arrivée, j’embarque dans un minivan surpeuplé (pas le choix de faire connaissance avec son voisin!) afin de partir en randonnée dans la Vallée de la Lune.

Neil Armstrong, après avoir aperçu de l'espace le désert de sel d'Uyuni situé au sud du pays, avait souhaité se rendre en Bolivie. Il fit un premier arrêt à La Paz et découvrit cette vallée adjacente faite d’énormes et étranges stalagmites dorées, qui lui paraissait très similaire à la Lune!

Voir le lac Titicaca
Je me dirige ensuite vers Copacabana sur le bord du lac Titicaca. Quelques bateaux faits de roseaux y naviguent. Je pars en excursion sur la fameuse Isla del Sol, l’un des endroits des plus significatifs pour la culture inca. L’île est fournie en fleurs aux teintes jaunes, de « baisers rouges » ainsi que d’immenses
aloès. Tout un coup de cœur! Et c'est beaucoup moins touristique que les îles du côté péruvien du lac.

Croiser un chaman
Je dois avouer que si je suis retournée Bolivie, c'est aussi pour avoir la chance de rencontrer un chaman et de participer à une cérémonie. J’avais vécu une expérience similaire en Mongolie qui m’avait quelque peu transformée… disons !
La cérémonie dure quelques heures. On prend bien soin de déposer dans chaque petit nid de ouate des feuilles de coca, des amulettes colorées, des cigarettes et des œufs  badigeonnés de vin rouge et blanc à l’aide d’une fleur. Fumée d’encens et de cigarettes anime la place. Tout cela en mâchant de la feuille de coca. Les yeux du chaman semblent si sereins. Il termine la cérémonie en brûlant le tout et en me bénissant une dernière fois…pour la route!

Rouler sur la route de la Mort

L'amatrice de plein-air en moi ne peut s’empêcher de partir à l’aventure dans la jungle de Coroico, située à l’est du pays. Des glaciers andins de la Cumbre, à 4700 mètres, j’ai enfourché mon vélo afin de descendre plus de 85 km sur la route de la Mort. Wow!

Connue mondialement, elle dénombrait malheureusement une dizaine de morts par semaine. La construction d’un tunnel fut achevée après 10 ans. L'objectif: permettre à la plupart des véhicules d’y circuler bien plus rapidement et en toute sécurité. Sur le premier tronçon asphalté, la tête dans les nuages des Andes, certains camions y circulent encore, je dois donc faire preuve d’une grande prudence.

Par contre, seuls les vélos circulent sur le tronçon de terre qui a un climat plus tropical. Les paysages différents s’enchaînent et on traverse à l'occasion de petites chutes. Omniprésente, la peur ne me quitte pas de toute la descente. Je poursuis ma route sur cette poussée d’adrénaline !

Afin de ne pas faire les choses à moitié, je boucle mon séjour avec une descente en canyoning (rappel le long des chutes) au milieu de ce petit paradis tropical. Ce fut pour moi tout un exercice de confiance, mais je dois avouer que l’environnement des lagons était sublime.

Impressionnante Bolivie. Je vais y retourner encore et encore!