Inondation, un souvenir douloureux pour le député Stéphane Billette


Publié le 8 mai 2017

Le député Stéphane Billette a vu une partie de son comté être submergé en 2011. À chaque jour pendant deux mois, il était présent à Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix pour prêter main forte aux bénévoles et pour accompagner les sinistrés.

©TC Média gracieuseté

Le député d’Huntingdon Stéphane Billette a encore en mémoire les inondations survenues dans sa circonscription en 2011.

Les 5 et 6 mai 2011 sont des dates que n’oubliera jamais Stéphane Billette. À ce moment, il a vu l’eau prendre d’assaut 75 % du territoire de la municipalité de Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix. M. Billette avait alors troqué sa cravate pour des bottes de caoutchouc afin de porter assistance aux sinistrés.

Les images d’inondations diffusées en boucle par les différentes chaînes de télévision québécoise depuis le samedi 6 mai ne laissent pas M. Billette indifférent. «Je me souviens très bien, dit-il. C’est tellement triste. Nous avons vécu cela en 2011 dans le comté d’Huntingdon. C’était identique comme situation, mais ce qui diffère toutefois c’est l’étendue du territoire inondé. On parle de centaines de kilomètres d’inondés présentement.»

Le député confirme que la gestion d’une telle situation est complexe. «Il y a plusieurs intervenants sur le terrain. Des policiers, des militaires, des pompiers, des paramédics, sans oublier les gens du ministère des Transports et les élus. Ce n’est pas quelque chose de tout repos. Ça exige une solide logistique.»

Bien que l’eau regagnera son lit éventuellement, tout ne rentrera pas dans l’ordre en quelques semaines, indique l’homme politique. «Ça a pris des années pour régler complètement les dossiers, souligne M. Billette. Lorsqu’il arrive une tragédie de la sorte, le après est tout aussi difficile. Si j’ai un conseil à donner aux sinistrés, c’est d’y aller une étape à la fois.»

Lorsqu’il fait cette affirmation, M. Billette explique que plusieurs sinistrés ne seront pas couverts par leur police d’assurance. «Il faut comprendre qu’une maison située dans une zone inondable n’est pas couverte par les compagnies d’assurance pour ce genre de dommages, explique-t-il. De là l’importance de prendre des photos et de soumettre une réclamation au Programme d’aide financière de la sécurité publique du Québec.»

«Autant en 2011 que présentement, le gouvernement ne laissera pas tomber les sinistrés, confie Stéphane Billette. À l’heure actuelle, l’important est d’assurer la sécurité des gens et après de les soutenir. Il faut comprendre que Québec assume les frais de la valeur établie par l’évaluation de la maison si l’assurance est restrictive.»