Error processing SSI file
À la recherche de nos plus beaux arbres
Error processing SSI file
Vous n'êtes pas abonné?
Faites-le ici!

Abonnement échu?
Renouvellement
Notre idée de mettre en valeur les plus beaux arbres de la région du Haut-Richelieu a remporté un tel succès que nous avons pris la décision de poursuivre cette chronique le printemps prochain, lorsque les feuilles feront de nouveau leur apparition.

Pour ce qui est du vote que nous devions tenir dans le but d'identifier le plus bel arbre de la région, ce jugement est reporté à l'an prochain, fort possiblement en octobre 2008, lorsque cette chronique prendra fin. C'est un rendez-vous.

Gilles Lévesque,
rédacteur en chef


On peut admirer un hêtre centenaire dans le secteur L'Acadie. - (Photo Renel Bouchard)

31 octobre 2007
Un hêtre centenaire majestueux

Comme l'idée de cette chronique sur les plus beaux arbres de la région est de lui, le directeur général du journal Le Canada Français, Renel Bouchard, a cru bon de nous soumettre cette photo qu'il a prise sur sa propriété, dans le secteur L'Acadie.

L'arbre dont il est ici question est un hêtre qui est plus que centenaire. D'après M. Bouchard, il n'y en aurait que deux connus dans la région qui sont aussi vieux, car il s'agit d'une espèce qui serait en voie de disparaître, un peu comme c'est le cas pour l'orme.

Cet arbre a grandement souffert de la tempête du verglas survenue il y a dix ans déjà. Il a dû être émondé sévèrement à la tête. Il se remet lentement, mais semble en avoir été affaibli.

Malgré son âge et le verglas, cet arbre est vraiment énorme et très majestueux. C'est effectivement l'un des beaux arbres de la région.



On peut admirer ce tremble dans la cour arrière de Les Aliments La Brochette, un établissement situé au 404, route 104, à Mont-Saint-Grégoire. - (Photo Rémy Boily)

24 octobre 2007
Un tremble d'une grande beauté

Cette semaine, nous publions une photo d'un tremble qu'il est facile de remarquer en empruntant la route 104, en direction de Mont-Saint-Grégoire. Francis Tarte, propriétaire de Les Aliments La Brochette, en est d'ailleurs très fier.

Le tremble, ou peuplier faux-tremble, est un arbre feuillu, caduc, du genre populus de la famille du saule. Le peuplier faux-tremble, l'arbre le plus répandu de l'Amérique du Nord, pousse de la limite forestière jusque dans le nord du Mexique. Il s'accommode de la plupart des sols, mais préfère les terrains bien drainés, humides les loams sableux ou les loams graveleux.

Il ne supporte pas l'ombre et ne vit pas longtemps (environ 60 ans). Arbre «pionnier», il colonise les régions ravagées par le déboisement et le feu; il se reproduit par des drageons plutôt que par ses graines. Il remplit aussi le rôle d'arbre-abri dans les forêts de feuillus et les forêts de conifères qui succèdent aux forêts de tremble. Dans les Prairies, il peut être le seul arbre à y pousser.

Ses feuilles sont presque rondes et ont une pointe courte. Les pétioles aplatis les font trembler au vent. Ses ramilles sont minces et d'un gris brunâtre brillant. Son écorce est lisse luisant et d'une couleur qui va du vert pâle au blanc crayeux. Il atteint de 12 à 18 mètres de hauteur.

Les spécimens adultes des peuplements ouverts ont un houppier globuleux et très fourni. Ceux des peuplements forestiers ont un tronc élancé et cylindrique et un houppier court et arrondi.



Ce magnifique noyer cendré de Napierville aurait 150 ans d'âge. - (Photo Cécile Fortin)

17 octobre 2007
Un noyer cendré vieux de 150 ans à Napierville

Avant de vous entretenir sur l'arbre que nous avons retenu pour la chronique de cette semaine, précisons que plusieurs lecteurs ont communiqué à bureaux pour nous informer du fait que l'érable à sucre centenaire d'Alain Chaput, de Saint-Jean-sur-Richelieu, serait plutôt un érable argenté d'après la photo publiée dans notre édition du 26 septembre. Nous ne savons pas si c'est le cas, mais le principal intéressé est prié d'en prendre note.

Cette précision faite, nous publions cette semaine une photo que nous a fait parvenir Cécile Fortin, de la petite municipalité de Napierville. Situé dans la cour arrière de Mme Rivest (377, rue Saint-Jacques), ce magnifique noyer cendré aurait près de 150 ans d'âge. Son tronc fait 13 pieds de circonférence et ses branches forment un immense «parapluie» de 52 pieds de diamètre.

Dans cette cour croît un autre noyer cendré dont le tronc fait 11 pieds de circonférence. Comme il n'y a pas d'autres arbres sur cette propriété, ils peuvent s'épanouir pleinement.

«Le stationnement de la Caisse pop est voisin de la cour de Mme Rivest. À l'automne, quand les gens aperçoivent cet immense noyer, ils frappent à la porte pour demander la permission de ramasser les noix par terre. Il y en a énormément. De plus, elles sont délicieuses», précise Cécile Fortin dans la lettre qu'elle a fait parvenir à nos bureaux.



On peut admirer cet orme d'Amérique près du parc Saint-Edmond. C'est l'un des rares survivants de cette taille de la maladie hollandaise. (Photo Sylvain Gladu)

10 octobre 2007
Un orme d'Amérique majestueux

Cette semaine, nous publions une photo d'un orme d'Amérique situé au coin sud-ouest du parc Saint-Edmond. Ce serait l'un des rares survivants de cette taille de la maladie hollandaise, nous dit Samuel Delage dans l'envoi qui accompagnait cette suggestion.

Cela dit l'orme d'Amérique occupe les basses terres où se produisent souvent les inondations printanières. Il pousse dans les vallées fluviales et sur des sols humides, le long des cours d'eau, mais atteint ses plus grandes dimensions dans les sols riches et raisonnablement bien égouttés.

L'orme d'Amérique présente une forme en vase particulière, son tronc se divisant en plusieurs grosses tiges ascendantes étalées vers l'extérieur, produisant un houppier évasé en forme de parasol. Ces arbres peuvent atteindre plus de trente mètres de hauteur et leur tronc jusqu'à 120 centimètres de diamètre. Les plus grosses tiges sont habituellement arc-boutées à la base.

Les feuilles sont caduques, simples et portées en alternance le long des pousses. Chacune d'elles mesure de six à quinze centimètres de longueur, est de forme elliptique-oblongue à obovoïde, souvent inéquilatérale, particulièrement près de la base.

La maladie hollandaise qui se propage par les scolytes de l'orme est arrivée au Nouveau-Brunswick à Woodstock en 1957. Au cours des années suivantes, la maladie s'est propagée rapidement et s'est intensifiée le long de la vallée de la rivière Saint-Jean. Les pertes d'arbres dépassant les 90% en seulement huit ans étaient communes.



Ce catalpa vieux de cinquante ans était en fleurs lorsque cette photo a été prise. - (Photo Sylvain Gladu)

3 octobre 2007
Un autre beau catalpa

Cette semaine, nous publions une autre photo de catalpa, cette fois en provenance de la petite municipalité de Napierville. Comme vous pouvez vous en douter, celle-ci a été prise au cours de la période de floraison de cet arbre qui est très apprécié des gens.

«Je vous envoie des photos de mon catalpa vieux d'environ 50 ans. Lorsqu'il est en fleurs, le spectacle est magnifique et le parfum qui s'en dégage est incroyable», de préciser Sylvain Gladu dans le courriel envoyé à nos bureaux.

Cela dit, les catalpas sont des arbres à feuilles caduques surtout utilisés pour leur feuillage formant une couronne. La floraison au début de l'été est aussi très intéressante. Ce petit arbre atteignant 10 à 12 mètres est souvent à cime arrondie. Le feuillage caduc, dense, de texture grossière, aux feuilles entières apparaît très tard en mai.

Les fleurs blanches, longues, parfumées, portées sur un épi dressé peuvent atteindre 25 centimètres. Elles sont garnies de deux rayures jaunes ainsi que de points bruns. Leur utilisation se limite à la région montréalaise. Notons en terminant que les fruits peuvent être considérés comme nuisibles.



On peut admirer cet érable à sucre centenaire sur la rue Raymond, à Saint-Jean-sur-Richelieu. - (Photo Alain Chaput)

26 septembre 2007
Un érable à sucre centenaire

Cette semaine, nous publions une photo d'un érable à sucre centenaire que nous a fait parvenir Alain Chaput, de Saint-Jean-sur-Richelieu. Cet arbre embellit sa cour arrière située au 625, rue Raymond. La partie la plus petite du tronc fait douze pieds et demi de circonférence, ce qui est assez impressionnant.

L'érable à sucre offre un spectacle éblouissant de couleurs à l'automne, ses feuilles se colorant de jaune, d'orange et d'un peu de rouge. C'est un arbre au bois dur privilégiant les sols riches et bien drainés. Cette espèce forme de grands peuplements, les repousses tolérant bien l'ombre. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à la détérioration d'une érablière, tels les insectes, les maladies, le climat et évidemment, la pollution atmosphérique.

L'érable à sucre est très important pour le Canada, plus particulièrement pour le Québec. En plus d'être une essence commerciale utilisée pour son bois, la sève de cet arbre

produit le fameux sirop d'érable reconnu mondialement.



Il est impossible de ne pas remarquer la présence de cet orme en se rendant à l'église de Saint-Sébastien. - (Photo François Thibodeau)

19 septembre 2007
Un orme pittoresque à Saint-Sébastien

Cette semaine, nous publions une photo que nous a fait parvenir François Thibodeau, de Saint-Sébastien. «C'est un orme de mon village, écrit-il. Je le trouve pittoresque par sa situation et son port. À partir d'un tronc droit et uni, plusieurs branches principales partent presque tous au même niveau pour se diriger vers le ciel. Les autres branches sont beaucoup plus hautes pour venir s'agencer avec la pente du toit de l'église. Je me demande qui a bien pu penser, il y a bien longtemps, à y donner une forme afin d'atteindre ce résultat final. Ou est-ce la nature qui a bien fait les choses. Des plants de sureau ont été plantés à sa base dans l'espoir d'arrêter l'effet du champignon mortel.»

Cela dit, précisons que les ormes sont restreints aux régions tempérées de l'hémisphère nord et le nombre d'espèces connues ne dépassent pas 25. Trois de ces espèces sont indigènes au Canada: l'orme d'Amérique, dont l'aire de distribution atteint le centre de la Saskatchewan, les ormes liège et rouge, présents dans l'Est seulement.

Les ormes peuvent atteindre des tailles imposantes. Leur cime en parasol est très caractéristique. Les feuilles, munies d'un très court pétiole, sont disposées de part et d'autre des rameaux. Le limbe est légèrement asymétrique à la base et le contour est bidenté.

Les fruits, aplatis et ailés, se développent très tôt le printemps. Ils sont une source de nourriture pour les oiseaux et les écureuils.





On peut admirer cet érable de Norvège sur la rue Curé St-Georges, dans le secteur Iberville. - (Photo Lucie St-Onge)

12 septembre 2007
Un érable de Norvège digne de mention

Cette semaine, nous publions une photo que nous a fait parvenir Lucie St-Onge. On y voit un érable de Norvège que l'on peut admirer sur la rue Curé St-Georges, dans le secteur Iberville. Cet arbre presque centenaire mesure cent pieds de hauteur et son diamètre fait environ seize pieds.

L'érable de Norvège est un arbre qui a été beaucoup planté en bordure des routes et sur les terrains privés. Sa feuille ressemble à celle de l'érable à sucre mais elle est plus lustrée. Il tolère plutôt bien les tailles sévères et la pollution de nos villes.

Le feuillage automnal est jaune. Les graines mûrissent en automne. Ses racines superficielles sont gourmandes et nuisent aux arbustes plantés en dessous.

En aménagement paysager, c'est lui qui est le plus facile de reprise et que l'on retrouve le plus souvent dans les centres de jardinage avec de nombreux cultivars au feuillage pourpre, brun, panaché ou aux formes variées.





On peut admirer ce pin blanc dans le secteur L'Acadie.

5 septembre 2007
Un pin qui a les allures d'un bonsaï géant!

Cette semaine, nous publions des photos d'un pin qui a les allures d'un bonsaï géant. Elles nous ont été envoyées par Maxime Tremblay, un amant des arbres qui est bien connu dans la région.

Dans son envoi, M. Tremblay nous livre quelques informations pertinentes sur ce pin qui est situé sur un coteau dans le secteur L'Acadie, en plein milieu d'un champ.

Son port a été façonné par le vent dominant de l'ouest. À environ huit pieds du sol, le tronc principal se divise en deux troncs, puis des branches et des chicots se rattachent jusqu'au sommet. Une branche coupée à sept pieds du sol compte près de 150 anneaux, ce qui laisse croire que l'âge de ce spécimen se situerait à environ 200 ans.

Le pin blanc est le conifère indigène le plus répandu dans notre région. C'est le seul pin dont les aiguilles sont disposées en groupe de cinq. On peut apercevoir ce pin en peuplements caractéristiques de chaque côté de l'autoroute 35 dans le secteur Saint-Luc. Souvent, il domine les arbres environnants.



Cet arbre fait partie du paysage de Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix depuis plus de 100 ans.



Le noyer cendré de l'ex-maire de Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix, est si vieux et si résistant malgré ses nombreuses blessures que son petit-fils, Frédéric Langlois, peut poser de la sorte à l'intérieur de son tronc.

29 août 2007
Un noyer qui ne veut pas mourir!

Cette semaine, nous publions des photos d'un noyer cendré qui ne veut pas mourir. Cet arbre centenaire appartient à l'ex-maire de Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix, Maurice Langlois. Le principal intéressé ne sait pas trop pourquoi, mais cet arbre «miraculeux» tient bon malgré les mauvais traitements qui lui ont été infligés (incendie, verglas...).

«Je me dis toujours qu'il va mourir, mais non. En raison de son état, je me demande comment la sève fait pour se rendre aux branches. Si quelqu'un pouvait me donner une explication après avoir vu les photos qui accompagneront votre texte, j'en serais bien heureux. Je sais que cet arbre a plus de 100 ans d'âge, et je ne serais pas surpris d'apprendre qu'il en a 200. Il a toujours fait partie du paysage», de préciser M. Langlois.

Cela dit, sachez qu'environ 20 espèces de noyers sont largement dispersées dans les régions tempérées et tropicales. Les deux espèces indigènes au Canada (noyer noir et noyer cendré) ne se trouvent que dans l'Est.

Les noyers sont des arbres de taille moyenne (20 à 30 mètres de hauteur) aux branches étalées horizontalement. Les feuilles, très grandes, sont composées d'un nombre variable de folioles (15 à 23). Cet arbre peut produire des noix dont l'amande peut être consommée comme telle, servir à aromatiser certains desserts ou fournir une huile par extraction.

Le bois du noyer noir, dur, lourd, fort, résistant au choc et facile à travailler, est très recherché pour le placage et pour la fabrication de bateaux et de meubles de haute qualité. Malheureusement, très rare!



On peut admirer cet orme d'Amérique sur une terre agricole de la municipalité de Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix, en face de la Marina Gosselin.

22 août 2007
Un orme d'Amérique majestueux

Micheline Boutin ignore l'âge de cet arbre. Elle sait cependant qu'il fait partie du paysage depuis qu'elle habite Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix. À son avis, c'est l'un des plus beaux ormes de la région.

Empreint de noblesse et de majesté, l'orme d'Amérique ajoute au pittoresque de nos paysages champêtres. Sa rusticité, sa croissance rapide et sa silhouette typique de parasol en font une essence de choix pour agrémenter les lieux publics d'ombre et de verdure.

Malheureusement, une affection appelée «maladie hollandaise» en a tué un très grand nombre, un peu partout au Québec, au cours des dernières décennies cette maladie est causée par deux champignons microscopiques apparentés.



On peut admirer ce saule devant le 558, rue Champlain.





15 août 2007
Un saule gigantesque sur Champlain

Ce ne sont pas les arbres dignes d'intérêt qui manquent sur la rue Champlain, entre Loyola et Saint-Paul. Plusieurs embellissent les lieux depuis de nombreuses années. C'est notamment le cas pour ce saule de plus de 40 pieds de hauteur qui appartient à John-Patrick Hui.

En empruntant cette rue qui longe la rivière Richelieu, il est impossible de ne pas remarquer sa présence. Il est devenu un élément important dans le paysage de cette artère qui mène au contre-ville de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Comme nous l'écrivions dans une chronique précédente, le saule pleureur est très apprécié comme arbre d'ornement, notamment en campagne ou près d'un plan d'eau. Les branches très flexibles ont un port retombant, l'extrémité des rameaux se rapprochant fortement du sol, d'où l'effet souvent triste dégagé par cet arbre et l'appellation pleureur.

Les feuilles alternes, simples, lancéolées sont longues de dix à quinze centimètres. Elles sont étroites et finement dentées. Cette espèce est originaire de Chine et fut importée en Europe à la fin du XVIIe siècle.



Ce magnifique spécimen sera-t-il épargné lorsque le projet de la Singer se mettra en branle? La question est posée. - (Photo Jean-Pierre Guillet)





8 août 2007
Un magnifique peuplier à feuilles deltoïdes

Pierre Guillet, professeur de biologie à Saint-Jean-sur-Richelieu, avoue avoir un coup de coeur pour ce magnifique peuplier à feuilles deltoïdes qui est situé en plein coeur de la ville, dans un endroit malheureusement guère accessible, mais qui a jadis bourdonné d'activité. On parle évidemment de l'ancienne usine Singer.

«Il faudrait un spécialiste pour évaluer son âge, mais son tronc principal a un diamètre de 533 centimètres à la base (environ 17 pieds et six pouces) avant de se ramifier en plusieurs troncs secondaires imposants qui font de sa cime une forêt miniature.

«Le frère Marie-Victorin dit dans sa fameuse Flore Laurentienne que cette espèce est l'un de nos plus beaux arbres, malheureusement restreint dans sa distribution laurentienne. De tous nos arbres indigènes, c'est celui qui conserve ses feuilles le plus longtemps à l'automne», de souligner M. Guillet, tout en disant que cet arbre majestueux sera épargné lorsque le projet de la Singer se mettra en branle.





Ces deux marronniers sont situés de chaque côté d'une résidence du centre-ville située à l'angle des rues Victoria et Champlain.

1er août 2007
Deux marronniers dignes d'intérêt sur Champlain

Quelques lecteurs ont communiqué à nos bureaux pour nous signaler la présence de marronniers dignes d'intérêt à l'intersection des rues Victoria et Champlain, au centre-ville. Marc Delage, un expert dans le domaine, est d'ailleurs d'avis qu'il s'agit probablement des plus beaux marronniers de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Le marronnier est un grand et bel arbre d'ornement qui peut dépasser les 200 ans et mesurer jusqu'à 30 mètres. Il est mis en valeur par de grandes feuilles opposées, palmées à sept folioles. Les fleurs blanches, tachées de rouge, sont rassemblées en thyrses en forme de pyramide. La sève, le bogue et la graine ont une odeur très particulière et un goût très amer.

Le fruit est une capsule coriace, hérissée de pointes, qui renferme en général une seule grosse graine brune, lisse et luisante, toxique, appelée marron d'Inde.



On peut admirer ce saule pleureur de 80 pieds de hauteur en empruntant la 9e Avenue, à Iberville.

25 juillet 2007
Un superbe saule pleureur sur la 9e Avenue

On en voit de moins en moins dans les villes en raison des dommages que les racines peuvent causer aux bâtiments, mais un fait demeure que les saules pleureurs sont des arbres superbes lorsqu'ils atteignent une taille importante.

Lyne Martin, de la 9e Avenue, à Iberville, doit être de cet avis puisqu'elle nous a fait parvenir une photo d'un saule pleureur de 80 pieds de hauteur qui embellit sa propriété. Elle en ignore l'âge, mais précise que sa propriété a été construite en 1910, et que cet arbre majestueux y était sans doute. On peut d'ailleurs l'apercevoir du chemin en empruntant cette rue du secteur Iberville.

Le saule pleureur est très apprécié comme arbre d'ornement, notamment en campagne ou près d'un plan d'eau. Les branches très flexibles ont un port retombant, l'extrémité des rameaux se rapprochant fortement du sol, d'où l'effet souvent triste dégagé par cet arbre et l'appellation pleureur.

Les feuilles alternes, simples, lancéolées sont longues de dix à 15 centimètres. Elles sont étroites et finement dentées. Cette espèce est originaire de Chine et fut importée en Europe à la fin du XVIIe siècle. Largement popularisée par la culture, l'espèce s'est naturalisée dans tous les continents, notamment en Europe, aux États-Unis, en Afrique et en Australie. Comme tous les saules, le saule pleureur préfère les sols frais humides et mouillés.



Robert Rainville et Adélia Roy sont fiers de ce catalpa qui embellit leur propriété, sur la rue des Bouleaux, à Saint-Luc.



Sur la 2e Rue, dans le secteur Iberville, on peut admirer ce catalpa centenaire qui fait plus de 75 pieds de hauteur. Impressionnant.



M. Loiselle nous a fait parvenir une photo de ses catalpas en fleurs que l'on peut voir sur sa propriété située sur l'Avenue Masseau.

18 juillet 2007
La spectaculaire floraison des catalpas

Vous êtes de plus en plus nombreux à nous écrire pour nous proposer des arbres dignes d'intérêt. Au cours des dernières semaines, trois de nos lecteurs ont profité de la spectaculaire floraison de leurs catalpas pour nous soumettre des photos.

Il s'agit de Robert Rainville et d'Adélia Roy, de la rue des Bouleaux dans le secteur Saint-Luc, de G. Loiselle, de l'Avenue Masseau, à Saint-Jean-sur-Richelieu et d'un lecteur qui préfère conserver l'anonymat, mais dont le catalpa d'une taille impressionnante embellit la 2e Rue, dans le secteur Iberville. Comme en témoignent les photos qui accompagnent cette rubrique, ces arbres sont effectivement impressionnants.

Originaire de l'Ouest canadien et du sud des États-Unis, cet arbre à larges feuilles se démarque avec ses belles grappes de fleurs blanc crème en forme de cloche. Elles donnent ensuite des fruits en forme de grands haricots, d'où le nom catalpa qui signifie haricot en amérindien.

Le catalpa que l'on peut admirer sur la 2e Rue (impossible de ne pas remarquer sa présence) a plus de cent ans d'âge et atteint une hauteur de 75 pieds.



Cet érable argenté est maintenant le plus gros arbre du parc Christophe-Colomb, près de la rue Latour, dans le quartier Notre-Dame-Auxiliatrice.



D'énormes saules du parc Christophe-Colomb ont malheureusement été coupés au ras de la terre par des employés de la Ville.

11 juillet 2007
Un superbe érable argenté dans le parc Christophe-Colomb

Vous êtes de plus en plus nombreux à nous écrire pour nous proposer des arbres dignes d'intérêt. C'est notamment le cas de Jean-Pierre Guillet, un biologiste de la région qui se dit impressionné par un érable argenté que l'on peut admirer dans le parc Christophe-Colomb, près de la rue Latour, dans le quartier Notre-Dame-Auxiliatrice.

Le spécimen en question est maintenant le plus gros arbre du parc en question. La circonférence de son tronc est d'environ 15 pieds et six pouces (473 centimètres), ce qui est impressionnant lorsqu'on est assis sur un banc du parc face à cet arbre magnifique, note M. Guillet.

L'érable argenté (Acer saccharinum ou plaine blanche) est un grand arbre qui pousse naturellement le long des rivières, mais qui réussit aussi très bien lorsqu'il est planté en ville. Ses feuilles sont plus découpées que celles de l'érable à sucre et sont argentées sur la face inférieure. Il peut atteindre 35 mètres de hauteur.

Dans ce même parc Christophe-Colomb, un trio d'énormes saules dépassait par la largeur de leur tronc tous les autres arbres qui s'y trouvent. Malheureusement, déplore Jean-Pierre Guillet, ils ont été coupés au ras de terre dans des employés de la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu. Il n'en reste que les souches dont les circonférences atteignent 17 pieds et deux pouces, 19 pieds et six pouces, 20 pieds et huit pouces.

«Espérons que cette coupe était justifiée et qu'il n'y avait pas moyen de préserver ces vénérables patriarches. Mais la vie est tenace et les racines sont encore là. En bordure des souches, de jeunes repousses de saule montent à l'assaut de la lumière. Si on leur en laisse la chance, peut-être que nos descendants retrouveront-ils un jour ces géants verts», dit souhaiter M. Guillet.



Dans le parc Marchand, à l'arrière du Palais de justice, il est difficile de ne pas remarquer la présence de ce superbe Ginkgo biloba.

4 juillet 2007
Un ginkgo biloba à voir derrière le Palais de justice

Dans le parc Marchand, on peut admirer un ginkgo biloba que l'on a pris soin de protéger lors de l'agrandissement du Palais de justice. Marc Delage, un expert en la matière qui a accepté de nous accompagner dans cette démarche visant à identifier les plus beaux arbres de la municipalité, en accorde tout le mérite à Édouard Bonaldo, alors directeur général de la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Du Gingo biloba, on raconte qu'il est le plus vieil arbre du monde. On le retrouve un peu partout sur la planète, notamment dans de très difficiles environnements urbains. Les feuilles de cet arbre originaire de Chine ressemblent à de petits éventails. Marc Delage dit croire que c'est le plus beau de la région. En ouvrant la porte arrière du Palais de justice, on ne peut pas le manquer. Il est superbe.



Les promoteurs du projet de condos du 430, rue Champlain, se seraient engagés à protéger ce superbe noyer noir. (Photo Stéphanie Brûlée)



Marc Delage nous montre les feuilles composées du noyer noir qu'il dit être l'un des plus beaux de Saint-Jean-sur-Richelieu. (Photo Stéphanie Brûlé)

27 juin 2007
Un noyer noir à protéger

Sur le site du 430, rue Champlain, là où l'on s'apprête à construire de luxueux condos, se trouve un noyer noir qui serait l'un des plus beaux arbres de cette espèce à Saint-Jean-sur-Richelieu. C'est du moins l'avis de Marc Delage, un expert en la matière qui a accepté de nous accompagner dans cette démarche visant à identifier les plus beaux arbres de la municipalité.

S'il faut en croire ce dernier, les promoteurs du projet se seraient engagés à ne pas abattre cet arbre lorsqu'ils amorceront leurs travaux, au début du mois de juillet. On peut penser que les amants de la nature comme Marc Delage seront aux aguets pour assurer la survie de ce noyer noir (Juglans Nigra) qui se trouve en bordure de la rue Saint-Hubert.

Cet arbre qui n'est pas indigène donne des noix à l'automne. Son écorce rappelle celle de l'orme et ses feuilles composées qui s'alternent méritent d'être vues de très près. C'est effectivement un très bel arbre... à protéger.





Plutôt impressionnant ce peuplier noir de l'Île Sainte-Thérèse. Il serait âgé d'une centaine d'années.

20 juin 2007
Un peuplier noir d'une centaine d'années

Une résidante de l'Île Sainte-Thérèse répondant au nom de Diane a répondu à notre invitation, la semaine dernière, en nous faisant parvenir quelques photos d'un peuplier noir qui contribue à embellir sa propriété.

«Je vous présente mon peuplier noir qui possède de belles feuilles dentelées en forme de coeur. D'après un émondeur, mon arbre serait âgé d'une centaine d'années. L'arbre qui figure à ses côtés sur la photo aurait une dizaine d'années, ce qui vous donne une idée de l'âge et de la dimension de mon peuplier noir. Je ne suis pas une spécialiste dans les arbres, mais je peux vous dire qu'il est très beau et très majestueux», de préciser cette lectrice par l'entremise d'un courriel acheminé à nos bureaux.

Il s'agit effectivement d'un très bel arbre. On peut penser que notre spécialiste en la matière, Marc Delage, est de cet avis. Malheureusement, nous ignorons l'emplacement exact de ce peuplier noir.



L'un des quatre saules fragiles situés à proximité de la maison du commandant, au Campus du Fort Saint-Jean, a rendu l'âme la semaine dernière. L'un d'eux est le plus gros du Québec. (Photo Stéphanie Brûlé)



L'émondeur a découpé une tranche du tronc de cet arbre exceptionnel dans l'espoir qu'on le conservera. (Photo Stéphanie Brûlé)

13 juin 2007
La mort d'un géant en direct!

Des arbres exceptionnels, il y en a plusieurs à Saint-Jean-sur-Richelieu, notamment sur les terrains du Campus du Fort Saint-Jean. C'est là que se trouvent quatre saules fragiles qui ont visiblement pris de l'âge, mais qui suscitent un grand intérêt auprès des amants de la nature à la grandeur du Québec. Malheureusement, il n'en reste plus que trois, puisque l'un de ces géants est mort sous nos yeux, jeudi dernier, en fin de journée!

Dans l'attente de vos suggestions, nous avons fait appel aux services de Marc Delage pour constituer une banque des plus beaux arbres de Saint-Jean-sur-Richelieu. Ce spécialiste de la formation de surface (géomorphologue) s'y connaît dans le domaine. Non seulement a-t-il déjà travaillé au sein d'une équipe de recherche sur l'écologie et l'aménagement, mais il s'intéresse à tout ce qui touche la nature. Ce n'est d'ailleurs pas sans raison s'il est impliqué dans le mouvement écologique du Haut-Richelieu depuis la fondation de cet organisme.

Toujours est-il que Marc Delage nous a conduit sur le site de quelques-uns des plus beaux arbres de Saint-Jean-sur-Richelieu. Sur sa liste figuraient les quatre saules fragiles situés à proximité de la maison du commandant, au Campus du Fort Saint-Jean. Nous n'étions pas encore rendus sur place, qu'au loin, Marc Delage s'inquiétait de la présence d'une pelle mécanique et d'un émondeur avec une scie mécanique à la main.

Ses craintes étaient fondées. De l'un des quatre saules fragiles qui sont connus des experts du Québec, il ne restait plus qu'un énorme tronc qu'on s'apprêtait à détruire à jamais. Marc Delage était consterné. Sur son visage, on lisait un certain désarroi. Vous vous doutez bien que c'est avec empressement qu'il s'est dirigé sur la scène de ce carnage pour obtenir des explications.

On lui a aussitôt fait comprendre que ce saule fragile s'était effondré au sol de lui-même, rongé de l'intérieur par de la pourriture qui était facilement repérable. «Nous venons d'assister à la mort d'un géant. Je sais que le plus gros saule fragile du Québec est l'un des quatre qui se trouvent ici, et il se pourrait bien que ce soit celui qu'on est en train de débiter. C'est un hasard incroyable que nous ayons été là pour assister à cette scène», de commenter M. Delage.

Cet arbre «exceptionnel» peut atteindre jusqu'à 25 mètres de hauteur. Il tire son nom de la fragilité de ses rameaux qui sont très cassants. Ceux du Campus du Fort Saint-Jean sont très avancés en âge, d'où ces nombreuses «cicatrices» que l'on peut observer ici et là sur les troncs et les branches. Il est clair que leurs propriétaires ne lésinent pas sur les mesures à prendre pour prolonger leur vie. Heureusement, il en reste encore trois!



La taille de ce peuplier deltoïde (peuplier de Virginie) que l'on peut admirer à l'arrière du restaurant Micho, sur la rue Saint-Paul, est pour la moins impressionnante. C'est effectivement un bel arbre, mais il y en a d'autres à découvrir. Nous attendons vos suggestions.

6 juin 2007
Un peuplier deltoïde d'une grande beauté

«Je pense avoir trouvé le plus bel arbre de Saint-Jean-sur-Richelieu. Il est situé dans la cour arrière du restaurant Micho, sur la rue Saint-Paul. Cet arbre est énorme. Lorsque vous verrez son tronc, vous n'en reviendrez pas», de nous confier Pierre L'Espérance, mercredi dernier, peu après la publication dans nos pages d'un article invitant les lecteurs du Canada Français à nous faire connaître les plus beaux arbres de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Effectivement, l'arbre en question est assez impressionnant. Il s'agit d'un peuplier deltoïde (peuplier de Virginie). Cet arbre peut mesurer de 20 à 25 mètres. Son écorce est lisse, mais avec le temps elle devient ridée. Ses feuilles sont vert foncé, lisses et un peu dentelées.

Error processing SSI file
      © 2007 - - Tous droits réservés.