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À un détail près, voilà un très bon film de science-fiction. Le détail revêt une importance cruciale lorsque le spectateur est le moindrement sceptique. Sur ce détail mensonger, repose le film au grand complet. Si vous avez la capacité de faire fi d’explications floues et trop difficiles à saisir, vous apprécierez sans retenue ce film d’action dont plusieurs scènes sont à couper le souffle. Si non, le décrochage vous attend.
Cette expression française de «déjà vu» est utilisé à toutes les sauces chez nos voisins du Sud. À vrai dire, l’utilisation du terme me tape royalement sur les nerfs mais ici, j’ai dû me raviser: l’utilisation est tout à fait appropriée.
Si je vous parle de machine à voyager dans le temps, vous me direz que c’est du «déjà vu». Je vous le concède, depuis nombre d’années, les voyages dans le temps ont fasciné les cinéastes et encore plus les spectateurs. Chaque fois qu’on nous place devant une telle découverte, évidemment on ne s’attarde pas à toutes les incidences scientifiques et leurs conséquences.
Si on ne nous explique guère plus de quoi il retourne, au moins on nous avoue ne pas maîtriser complètement ce que le gouvernement américain a réussi à inventer. Il y a des limites et des impondérables qui s’ajoutent pour rendre encore plus difficile la maîtrise de tout cela. C’est là la partie du film du réalisateur immensément reconnu, Tony Scott, qui est difficile à avaler. Une fois le cachet ingéré, le spectateur appréciera le jeu de Denzel Washington, de Val Kilmer et de James Caviezel.
Grâce à un appareillage complexe et sensible, on peut observer ce qui s’est passé dans un passé précis et même l’influencer. C’est ce que tentera de faire l’agent Doug Carlin (Washington) avec l’aide de l’agent Pryzwarra (Kilmer), celui qui est à la tête de ce projet ultra-secret et combien extraordinaire.
Un bateau de croisière bondé explose avec 500 personnes à son bord un jour de Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans. Le détective Carlin est convaincu que la découverte d’un corps décédé avant l’explosion expliquera cet attentat. La théorie intrigue Pryzwarra au point de le pousser à inviter Carlin à se joindre à son équipe pour scruter le passé. Seul problème, et il est de taille, le passé n’est «observable» qu’une seule fois. Il ne peut être enregistré et l’espace, comme le temps passé, ne se remontre qu’une seule et unique fois.
L’action est constante et vous ne vous ennuierez pas du tout, au long des 128 que dure le film. La manière dont Scott nous présente les images de son film est assez originale et sert bien le déroulement essoufflant des péripéties de ceux qui voyagent dans le temps. Terry Rossio, qui avec Bill Marsilii, a écrit le scénario des trois «Pirates des Caraïbes», fait valoir son indéniable talent de manière différente ici. Un film de science-fiction qui vous permettra, je l’espère, de vous y embarquer pour un voyage essoufflant.
Un court-métrage qui présente les coulisses du film et des scènes coupées de même qu'une fin alternative vous sont offertes sur DVD.
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 |  | Dreamgirls
Le film avait reçu tellement de bons commentaires, les critiques avaient apprécié et l’Académie lui prédisait quelques Oscars (il en a obtenu 2). J’avais hâte de le voir. J’ai malheureusement été déçu.
Trop prévisible, trop calqué sur la vraie histoire de Motown, «Dreamgirls» nous donne l’impression que chaque personnage nous souffle le véritable nom de celui ou celle qu’il représentait et ajoute un clin d’oeil. La musique a beau être entraînante, moi qui ai de la difficulté avec les comédies musicales, j’étais servi. J’ai appris lors du visionnement que le chant y devenait narration. Misère… J’aurais dû mieux m’informer parce que le film est un dérivé de la pièce présentée sur Broadway depuis plusieurs années.
Eddie Murphy qui s’est tellement moqué souvent du parrain du soul, le regretté James Brown, tente ici de rendre crédible et sérieuse son interprétation d’un personnage haut en couleurs. Lorsque fait partie des bandes-annonces du DVD son Norbit, il est difficile de prendre le «hasbeen» au sérieux. Il n’échoue pas mais avec sa performance, la caricature n’est jamais très loin. C’est donc avec un sourire qu’on réussit à apprécier tout de même son travail.
Un autre gros nom, c’est Beyoncé Knowles. L’ex «Destiny’s Child» est parfaite pour son rôle de Diana Ross déguisée. Elle nous offre du travail honnête mais pas exceptionnel dans la peau des Dreams, évidemment les Supremes.
Jamie Foxx est aussi de la partie. Son personnage d’impresario obsédé par la deuxième composante du mot show-business, donne du fil à retorde à tout le monde autour de lui. Celui qui avait interprété avec brio Ray Charles au cinéma ne s’en sort pas si mal en agent dur et ambitieux.Mais celle qui vole le «show» se nomme Jennifer Hudson, une ancienne participante à «American Idol» qui n’avait même pas atteint la finale. La dame est impressionnante et l’Oscar qu’elle a reçu pour sa performance dans un rôle de soutien souligne combien la jeune dame a fait un travail colossal. Le vieux Dany Glover, qu’on voit trop peu souvent depuis quelque temps, tient aussi un tout petit rôle dans le film de Bill Condon.
Le film qui ne dure qu’une heure et demie semble s’éterniser et ne pas vouloir se conclure alors qu’on a deviné depuis longtemps ce qu’il adviendra de toutes ces vedettes du soul, du R’n’B et du disco. Ceux qui aiment particulièrement ce genre musical, ceux qui apprécient les vedettes qui s’y impliquent, ceux qui suivaient American Idol auront sûrement plus d’agrément à louer ce film que j’en ai eu à le visionner.
Le DVD est offert en version spéciale de deux disques. Chacune des versions offre un vidéo-clip de Beyoncé et une performance exclusive de Jennifer Hudson. Une douzaine de scènes coupées et une fin alternative sont offertes au menu.
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